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APHORISMES C 6
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PRIERE
Prière
La Conscience Initiale permet, par les êtres «libérés», d’adoucir l’application des sanctions du système karmique (justice divine).
Dieu recueille toutes les prières.
Pour adoucir l’application des sanctions du système karmique, il ne sert à rien de prier les êtres «libérés».
Provision
Sa vie durant, chaque homme bénéficie d’une «provision» renouvelable d’opportunités susceptibles d’améliorer son sort ou celui d’êtres chers. Ces coups de pouce du destin proviennent des prières. Cette «somme» personnelle d’aides providentielles dépend du comportement de la personne qui prie. Une conduite correcte accroît sa «solvabilité». L’auteur de dégueulasseries vide son «compte» en un clin d’œil. Le retour de l’«actif» prend ensuite un temps important.
Ordre
Les prières ne bouleversent pas l’ordre d’un monde que la Conscience Initiale veut le plus indépendant possible d’Elle. Pour l’homme, les événements découlent de causes psychiques et physiques (cerveau, main ou nature). Les contingences sont comme des feuilles sensibles au moindre souffle de vent, sans que l’arbre ne se déplace. Les oiseaux tiennent compte du mouvement des branches. Si l’action a une causalité modifiée par un mental éloigné importe peu. Dès lors que les prières s’harmonisent avec le canevas divin, parfaitement malléable.
Adoucissement
A chaque prière pour adoucir l’application des sanctions du système karmique, Dieu accorde la «réponse adaptée».
Pour adoucir l’application des sanctions du système karmique, les êtres «libérés» comprennent ce qu’ils doivent faire.
Insinuation
Le système karmique doit pouvoir s’insinuer au niveau quantique de la matière. A l’instar des chercheurs qui tranchent l’indécision expérimentale quand un «chat de Schrödinger» est à la fois mort et vivant, le système karmique influence insensiblement l’avenir du félin.
Placebo
Prier un saint ou une divinité du polythéisme n’a aucun effet, sinon placébo.
Marchander
Marchander ses requêtes avec le ciel est une superstition ancestrale qu’on trouve partout sur la planète.
La Conscience Initiale ne marchande jamais.
CONSEIL
Conseil
Vouloir répéter sans cesse les états d’épanouissement psychiques des mystiques ne peut se faire qu’en sacrifiant son activité humaine. Un destin fructueux implique de rendre service à l’humanité, d’une façon ou d’une autre. Il y a un temps pour tout.
Les ravissements psychiques qui ne débouchent pas sur un service à l’humanité n’ont guère plus d’utilité que l’usage obsessionnel de stupéfiants par une larve humaine.
Une aide réelle, concrète, sans parader, à son prochain plongé dans le malheur, vaut 1.000 prières au Créateur, 10.000 chants à Ses louanges, 100.000 paroles en Son honneur.
Une relation sincère, cordiale, avec Elle, suffit à la Conscience Initiale. L’homme libre la cultive dans le secret de son cœur.
Recherche
La Conscience Initiale recherche, chez l’homme, sa liberté intellectuelle.
La Conscience Initiale approuve le progrès scientifique, la recherche dans tous les domaines: pas un retour piteux à une existence de rétrogrades incultes.
Sans curiosité ni inventivité, l’homme n’est qu’un animal rabâcheur. Pour la Conscience Initiale, une créature dénuée d’intérêt.
La soumission religieuse à des injonctions irrationnelles, répétées comme un perroquet, doit être remplacée par une réflexion personnelle où règnent la logique et le bons sens.
Chacun, tout le temps, doit faire fonctionner son jugement.
S’abandonner aux affirmations idolâtrées, impossibles à discuter, évitant ainsi l’incommodité de penser par soi-même, c’est mourir psychiquement.
Mensonge
Le mensonge tue la confiance, sans laquelle on ne construit rien de durable.
Se mentir à soi-même, c’est mentir.
Petits saints
Des petits saints repus, exempts de crimes durant leur vie entière, s’estiment sans doute non concernés par les violations morales. En revendiquant une auréole proprette, ils se bercent d’illusions. Si au cours des temps, la conscience accumule une longue succession d’egos différents, il serait douteux que toutes ces incarnations furent irréprochables. Tant d’époques connaissent le cauchemar d’une violence déchainée où prospèrent d’innombrables tueurs. S’imaginer dispensé, sans relâche, de l’abrutissement des hordes assassines est faire preuve d’un angélisme puéril. Comme idéaliser la nature en déniant l’agressivité mortelle des animaux entre eux pour assurer leur survie. La notion de «péché originel» symbolise cette responsabilité «ancestrale», dont les souvenirs causaux sont inaccessibles au vivant. La culpabilité pathologique, sans «fondement avéré», que traite la médecine, procède, selon toutes vraisemblances, du même phénomène. Expliquant nombre de cas.
Mutation
Aucun tribunal terrestre, aucune autorité spirituelle ne peut transformer le coupable de crimes immémoriaux en homme «libérable». Pas même la Conscience Initiale. Cette mutation dépend de la décision de l’individu. Quand l’heure est venue, ce dernier cherche et trouve les moyens d’y parvenir. Il change de vie. Ensuite, c’est une affaire de temps. Temps très très très long. N’importe qui peut faire l’intéressant, corriger son apparence: cela reste sans effet sur la transformation en question. La frime n’ébranle que les gogos. Seuls les actes comptent.
Bon sens
Pensées orientées sans trêve dans le bon sens.
Inutile de crier sur les toits sa mutation intérieure.
L’antique recommandation demeure toujours vraie: «s’abstenir de faire aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent».
S’efforcer de ne pas causer de peine aux autres.
S’efforcer d’aider les autres, dans la mesure de ses possibilités.
S’efforcer d’améliorer la vie en société afin qu’elle devienne agréable à tous.
Abominer la cruauté.
Au moyen de l’action collective, empêcher que se propage la malignité des individus incivilisés, la bestialité des brutes, la perversité des barbares.
Chasser la tyrannie, y compris religieuse.
Possibilité de croire à tout ce que l’on veut, ou son contraire, pour autant que ses convictions ne nuisent pas au vivre ensemble.
Se comporter proprement.
En tout, éviter les excès.
Cultiver la modestie, la courtoisie, le désintéressement.
Tentateur
Quand le tentateur, l’air mielleux, ouvre son catalogue d’«amusements», l’individu averti lui décoche la seule formule appropriée: «va te faire f… et reviens jamais m’emm…!». Il a déjà donné. L’homme «libérable» connaît les pires saloperies des temps révolus. Dans ce domaine, on ne peut rien lui apprendre. C’est son acquis.
Honorabilité
Derrière une porte occulte se cachent des armées de cadavres dont l’homme «libérable» ou «libéré» est responsable. C’est fait, et nul ne peut plus rien y changer. La Conscience Initiale n’y fera jamais allusion. L’homme sincèrement repenti accepte la chose avec philosophie. Les carnages passés, «remboursés» par d’interminables pérégrinations au cours desquelles chaque degré ascensionnel exigea des efforts surhumains, sont à présent assumés. Sans intention de recommencer. Toutes les gouttes de sang de toutes les victimes furent lavées avec les larmes du bourreau. Le «parchemin» consignant l’interminable liste de crimes expiés se métamorphose en brevet d’honorabilité.
ENSEIGNEMENT
Enseignement
Dans le dessein divin, l’être n’a pas pour vocation de persécuter d’autres êtres.
Savoir vivre définitivement en bonne entente avec tous les autres êtres nécessite un minimum de savoir. Autrement dit: la connaissance des souhaits de la Conscience Initiale.
La Conscience Initiale n’est pas un professeur déniaiseur. Elle n’a aucune raison de s’imposer cette tâche subalterne. Le «Porteur de lumière» se charge de la diffuser. Autre mission que lui confie la Conscience Initiale.
Film
«Dieu» s’intéresse au sujet enseigné sans enseigner lui-même, il se contente de parier avec «Lucifer», dans un célèbre film. Eliza Doolittle n’épousera pas «monsieur» Higgins. En clôture de la séquence finale, elle comprend qu’il lui faut «apporter les pantoufles» au professeur.
Filmographie: «My Fair Lady», «Mary Poppins», «The Sound of Music», «Singin' in the Rain» (quand est soulevé le rideau).
La lecture allégorique d’une œuvre destinée au grand public, même si elle s’y prête, est toujours lacunaire. Identifier certains personnages de l’écran aux forces spirituelles stimule néanmoins l’esprit. Cela permet de mieux appréhender ces abstractions grâce aux émotions qu’engendrent les acteurs renommés. Exercices aussi didactiques que ludiques. Il suffit d’admettre que les récits choisis comptent des péripéties guère transposables. Toutefois, peu importe, dès lors que l’essentiel du propos est respecté. Ce procédé fonctionne un peu comme le font certaines chansons populaires, d’apparence anodine, qui pourtant nous touchent en communicant quelque chose de plus ou moins indéfinissable. Magie de la poésie.
Esotérisme
En Occident, l’enseignement ésotérique se fait, pour la majorité des chercheurs, par l’entremise de différentes sociétés initiatiques. Leurs spécificités répondent aux diverses mentalités. Chaque novice commence par mener son investigation afin d’arrêter son choix.
Certains groupes, inculquant des notions ésotériques, sont carrément dangereux. Avec ceux-ci, au mieux, vous perdrez votre temps, votre argent. Au pire, votre liberté, votre santé mentale, votre vie.
Fuyez
Si le groupe, censé vous fournir un enseignement ésotérique, traîne une réputation calamiteuse, fuyez.
Si l’on vous demande une cotisation exorbitante, fuyez.
Si l’on vous demande, pour une raison quelconque, beaucoup d’argent, fuyez.
Si l’on vous demande de faire des confidences concernant votre vie privée, fuyez.
Si l’entrée dans le groupe exige votre humiliation, fuyez.
Si le chef est idolâtré, fuyez.
Si le chef exige une obéissance aveugle, fuyez.
Si le chef exige que l’on exauce tous ses souhaits, fuyez.
Si le chef réclame des faveurs sexuelles, fuyez.
Si l’enseignement proscrit l’art, la distraction, fuyez.
Si l’enseignement interdit les plaisirs simples de la vie, fuyez.
S’il est obligatoire de quitter la religion que vous pratiquez, fuyez.
Si le groupe vous coupe de vos proches, de la collectivité des hommes, fuyez.
Si l’on vous promet des «pouvoirs» surnaturels, fuyez.
Si l’on vous propose de devenir un «maître» appelé à dominer le monde et d’en tirer des profits, fuyez.
Si l’on vous promet un enseignement terminé en quelques mois ou très peu d’années, fuyez.
Si le groupe se présente comme surpassant tous les autres, fuyez.
Si l’enseignement est interdit aux personnes de sexe féminin, fuyez.
Si l’enseignement contredit les faits historiques, la science, fuyez.
Si l’on dit que votre entrée dans le groupe fait de vous un «élu», au-dessus des simples mortels, fuyez.
Si l’on associe la drogue à une pratique hermétique, afin d’accéder au «royaume divin», fuyez.
Si l’enseignement implique de semer la violence, fuyez.
Si l’enseignement vous astreint au suicide, fuyez.
Si l’on vous demande de rester cloîtré avec les membres du groupe, fuyez.
Si le groupe s’appesantit sur une «fin du monde» imminente, nécessitant d’abandonner ses possessions au chef et de participer à un suicide collectif, fuyez.
Mystère
L’enseignement des mystères du monde aux hommes est transmis par Lucifer, qui le tient de Dieu.
Dieu n’enseigne jamais continuellement les mystères du monde aux hommes. Le professorat n’est pas Son boulot.
Comme l’indique son nom, le «porteur de lumière» se charge d’enseigner la métaphysique.
Des hommes, Lucifer n’attend rien, sinon qu’ils n’outrepassent pas les règles de la Conscience Initiale et apprennent l’enseignement divin.
Sagesse
Savoir qu’on ne sait pas est le commencement de la sagesse.
Augmenter sa connaissance accroît la perception de son ignorance.
Ignorance
L’homme lucide qui augmente beaucoup sa connaissance métaphysique prend davantage conscience de son ignorance, laquelle ne cessera jamais d’être incommensurable.
La ganache qui augmente un peu sa connaissance métaphysique se prend pour le roi du monde.
Impossible de rajouter du liquide à une outre pleine. On n’apprend plus rien à celui qui sait tout.
Bénédiction
Pouvoir éternellement approfondir les mystères du monde est une bénédiction.
Connaissance
L’individu qui saurait «tout» ne tarderait pas à vouloir remplacer Dieu.
Aucun psychisme autre que celui de la Conscience Initiale ne peut accéder à l’exhaustivité des connaissances.
L’individu bénéficie de l’immense savoir des humains qui l’ont précédé.
Depuis l’antiquité, immense est la connaissance métaphysique engrangée par les hommes.
Parmi cette connaissance, il convient de savoir sélectionner les informations utiles.
Il convient de savoir interpréter correctement les meilleures inspirations religieuses.
L’intuition de l’homme est son maître.
Il faut savoir différentier les intuitions raisonnables des divagations de la folle du logis.
Examen
Quand Lucifer «pousse à la faute» l’individu, il lui fait passer un «examen».
Si l’homme résiste à la tentation, il réussit cet examen. L’intense tentation ne se renouvellera pas au cours des réincarnations suivantes.
En cédant à la tentation, l’individu rate l’examen. Il en subit les conséquences éprouvantes. Son chemin de rédemption s’allonge.
L’individu défaillant sera soumis à une tentation similaire au cours de sa réincarnation suivante.
Aucune tentation non repoussée par un individu n’interrompt l’enseignement de Lucifer.
Lucifer n’abandonne aucun «élève».
Beaucoup d’«élèves» de Lucifer ignorent qu’ils suivent son enseignement.
Tous les hommes suivent l’enseignement de Lucifer.
L’existence est une succession d’«examens» de Lucifer l’enseignant.
L’enseignement de Lucifer a deux niveaux principaux: primaire et initiatoire.
En quête
En métaphysique, toute quête est une enquête.
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EXISTENCE DU MAL
Anges, démons et hommes
Sont décrits, dans différentes religions: les anges et les démons. Apparemment, l’ange se situe «au-dessus» de l’homme, et l’homme se situe «au-dessus» du démon. Ces anges et démons ne ressemblent pas forcément à l’imagerie des bandes dessinées. Quoi qu’il en soit, au moyen de la pensée, imaginons une rencontre avec un ange.
– Bonjour monsieur l’ange. Auriez-vous l’amabilité de collaborer à une expérience scientifique?
– Bien entendu! Nous autres, les anges, adorons rendre service.
– Il s’agit d’une simple vérification. Pour cette expérience, vous pouvez faire le strict minimum, rien de plus.
– Aucune raison de se limiter. On fera les choses bien.
– C’est vous qui voyez. Alors voilà. Il s’agirait, pour vous, de faire, mais vraiment à peine: le mal. Un tout petit peu. Une microscopique peccadille.
– J’aurais adoré vous aider, mais là, impossible! Désolé! Je suis physiologiquement incapable de faire le moindre mal. Ce n’est pas inscrit dans ma nature.
Toujours au moyen de la pensée, maintenant, rendons visite à un démon.
– Bonjour monsieur le démon.
– Va te faire f…
– Avant, accepteriez-vous de participer à une expérience scientifique?
– Même pas en cauchemar!
– Attention, cette expérience est perverse.
– Ah! fallait le dire tout de suite. Quand est-ce qu’on commence?
– Pour cette expérience, vous pouvez faire le strict minimum, rien de plus.
– Quand il s’agit de perversité, pas question de se gêner. On mettra le paquet.
– Il suffirait, pour vous, de faire, mais vraiment à peine: le bien. Un tout petit peu. Une infime bonne action.
– B… de m… de p… de c…, ça, c’est pervers! Y a pas plus dégueulasse. Rien que d’y penser, je balise. Heureusement, impossible pour moi de commettre le moindre bien. Ce n’est pas inscrit dans ma nature.
A présent, plus besoin de faire un effort d’imagination, puisqu’on passe aux hommes. Certains s’efforcent de faire le bien autour d’eux. D’autres se complaisent à persécuter leur entourage. A chaque seconde de sa vie, l’homme peut ainsi choisir. C’est sa supériorité sur l’ange, il est imprévisible. Les hommes sont par conséquent bien plus passionnants, pour Dieu, qu’anges et démons. L’histoire humaine n’est jamais inscrite à l’avance.
La liberté personnelle est sans doute le cadeau le plus précieux accordé à l’homme, mais cette liberté se paie le prix fort.
Existence du mal
Le mal permet de rendre l’homme libre envers la Conscience Initiale. Il est un point capital de la création divine: indispensable. Il conditionne la liberté de l’être.
Le mal est nécessaire car il rend possible l’exercice de la liberté accordé par la Conscience Initiale à Son endroit. Il s’agit d’une contrepartie. L’obscurité qui met en valeur la lumière.
Sans l’existence du mal, l’homme ne pourrait être libre vis-à-vis de la Conscience Initiale.
La Conscience Initiale sait que l’existence du mal est nécessaire.
La Conscience Initiale sait que sans l’existence du mal, l’homme ne serait pas «libre».
Liberté
Séparer irréversiblement la Conscience Initiale de la conscience humaine permet d’octroyer à l’homme le plus grand des cadeaux que puisse lui faire Dieu, sa liberté. Une liberté totale. Ce cadeau ne se refuse pas. Il se paye au prix fort. Il se reçoit avec gratitude.
Piège
Avant l’arrivée des hommes, la Conscience Initiale savait qu’ils s’adonneraient au mal.
La Conscience Initiale n’a aucune raison de reprocher aux hommes de tomber dans le piège prévu pour eux.
Sans passer par l’étape du mal, l’homme n’accède pas à la «liberté».
Fort de sa liberté, l’homme a le droit d’ignorer la Conscience Initiale. Rien ne l’empêche de commettre les pires abjections.
En ignorant la Conscience Initiale, en s’adonnant aux pires abjections, l’homme subit, tôt ou tard, les conséquences de son ignorance, de ses manquements.
Frustration
La méconnaissance de la Conscience Initiale entraîne une frustration mentale chez l’homme livré à l’incompréhension d’un monde où se perd son destin.
Jeu
Le mal commence par un jeu. Très vite, celui-ci devient addictif.
Les manquements aux lois du bien entraînent, un jour ou l’autre, diverses catastrophes, facilitées par l’«inconscient», destinées à broyer l’ego «buggé».
Condition
L’homme peut devenir «libre» à condition de ne pas faire le mal.
Bien que le mal soit nécessaire, l’homme doit tout faire pour l’empêcher d’opérer. C’est le jeu divin.
Pénitentiaire
La liberté de l’homme envers la Conscience Initiale, d’ordre métaphysique, quand elle est bafouée, se transforme, d’une manière ou d’une autre, tôt ou tard, en «régime pénitentiaire», d’ordre physique, sur terre. D’autant plus implacable que le coupable s’adonne davantage au mal.
Châtiment
Même quand son destin le gâte, chaque homme, dès la naissance, est condamné à mort, à perdre les êtres chers, à tout perdre.
La mort de chaque homme est un châtiment.
Aberration
Croire que certains hommes ne connaissent pas la moindre contrariété durant toute leur existence sur terre (à commencer par la perte inéluctable de leur vie ou celle des proches) relève de l’aberration.
Adoucissement
Le «régime pénitentiaire» sur terre, peu à peu, s’adoucit, avant de s’effacer, au fur et à mesure qu’avance l’amendement du coupable. Il lui faut, pour cela, lutter contre le mal. Le sien propre comme le mal collectif.
Exercice
Le séjour terrestre forme un terrain d’exercice idéal pour se confronter aux différentes manifestations du mal.
RENONCEMENT
Renoncement
L’homme devient «libre» quand il renonce au mal.
Renoncer au mal, c’est respecter les règles de la moralité.
Le bien consiste à priver le mal de ses pouvoirs.
Personne ne peut annihiler le mal. Il est un élément constituant de la conscience humaine.
Le mal ne se supprime pas, il se paralyse.
Après de nombreuses réincarnations, l’homme quelque peu évolué oublie ses inclinations de la période où il sombrait dans le mal extrême.
Chaînes
Une fois «vaincu», le mal doit être scellé au moyen d’innombrables chaînes et placé derrière une porte imaginaire sur laquelle on inscrit: «ne jamais détacher la chose immonde enfermée là».
Dès que le mal est enchaîné, l’homme devient libre.
Assurance
Le ténébreux caveau où pourrit le mal s’avère être, pour l’homme sage, son «assurance tous risques». Au moindre prodrome de faiblesse, chez lui, il entrouvre la porte du lieu maudit et la referme aussitôt. Juste le temps qu’empeste un infime miasme démoniaque. C’est suffisant pour lui rappeler les efforts surhumains qui furent nécessaires à l’enfermement de l’abomination.
Sommet
Une seule bribe de souvenir du parcourt semé d’épines menant au «sommet», après la chute, qui exige tant d’efforts, si souvent aux limites du supportable, surtout lors de l’ultime étape, quand pour chaque pas, le pied semble retenu par une boue collante, enserré dans un brodequin en plomb, s’identifiant à une agonie douloureuse jamais interrompue, le pas suivant pesant plus encore, et le suivant encore davantage.., suffit à ôter l’envie de recommencer un cycle infernal.
RETOUR
Case départ
Pour l’homme sorti du «précipice», céder au mal implique un «retour à la case départ». La pire des situations, où l’ego retrouve la misère extrême, sous toutes ses formes. Dès lors, pas le moindre bout de l’ascension désespérante, titanesque, ne lui sera épargné. Avis aux élèves qui apprennent les règles divines. C’est le jeu.
Rien n’oblige l’innocent ou l’imbécile à sauter dans le «précipice», sinon leur stupidité commune. Innocence ou défaut mental ne constituent pas des passe-droits.
Candidat prioritaire
L’individu bien loti, estimant que le sort de l’affligé provient du ciel et ne mérite donc aucun allègement, matériel ou autre, devient candidat prioritaire pour un jour tenir ce rôle à son tour. Comme au théâtre. Mais en pareil cas, aucun acteur sain d’esprit ne sollicite l’interprétation «réelle» d’un tel personnage.
Jeu
Le jeu divin n’est pas un jeu de dilettante.
Pacte
Seul l’inconscient pactise avec les suppôts des «forces du mal». Ceux-ci n’ont qu’une idée en tête: démolir l’imprudent qui sollicite leur collaboration, après une période avantageuse, évidemment. On attire le gogo avec quelques succès immédiats. La suite n’a rien de drôle. Dès que les événements se gâtent, la situation empire vite. Le naïf est dépouillé de tout, salement. Nul n’évite les avatars infamants. Sans exception. Aucune parade ne pourrait déjouer le châtiment. A ce jeu, qui gagne perd. Toujours. Eternel manège: allécher l’innocent ou l’imbécile, pour ensuite les détruire, en se f… de leur g...
Jeu
Le jeu divin n’est pas une sinécure pour les tricheurs.
Monde
La Conscience Initiale n’a pas créé un monde gentillet pour des créatures insipides, moutonnières, pusillanimes, à mentalité d’esclave.
La Conscience Initiale a créé un monde pour des hommes responsables et moraux.
La Conscience Initiale veut des hommes «libres», pas une masse servile de créatures décervelées.
Moral
Tous les univers s’ouvrent aux êtres moraux.
Pour ne pas endurer les conséquences terribles du mal dont on est responsable, il suffit de se conformer aux règles morales.
Parfait
L’existence du mal avec le système karmique (justice divine) est une œuvre parfaite.
Châtier
La Conscience Initiale ne se «salit jamais les mains», les «démons» sont ravis de châtier à Sa place. Encore que rendre service à quiconque ne soit pas, chez eux, intentionnel. Ne sachant rien faire d’autre que le mal, personne ne peut les dompter. Rien ne peut les contenir, sauf l’amour qui les pétrifie: barrière infranchissable.
Retournement
Quand l’ego cesse d’exercer la scélératesse, motivant leur présence, les «démons», dans l’incapacité d’interrompre leur malfaisance, retournent ce pouvoir destructeur contre eux-mêmes, et s’anéantissent. Toutefois, au moindre recommencement d’ambition malveillante par l’ego, ils resurgissent de la vacuité.
FORCES
Forces
Les «démons» ne ressemblent pas forcément aux créatures de l’iconographie artistique. Il s’agit de forces qui doivent rééquilibrer la disharmonie du monde. L’entendement de leur présence peut varier. Prenons une analogie. Un homme moderne met les doigts dans une prise électrique. Il se dit: «je n’ai pas coupé le courant». Maintenant, un primitif, n’ayant jamais entendu parler d’électricité, touche cette prise. Il se dit: «se tient là un méchant génie». Pourtant, dans les deux cas, c’est la même chose. Chacun prend une forte secousse.
Après la secousse électrique, le primitif crée dans son cerveau l’image d’une entité surnaturelle parce qu’invisible. L’homme moderne pense à une force scientifique, bien qu’invisible.
Mythes
Nombre de phénomènes naturels restent inexplicables pour les primitifs: éclairs, tonnerre, séismes, tsunamis, épidémies… Les récits mythiques sont ainsi peuplés de créatures d’un monde suprahumain, imaginaires, terrifiantes, incompréhensibles, extravagantes.
Des individus particulièrement sensibles imaginèrent d’autres créatures chimériques: nymphes, faunes, lutins, farfadets, gnomes, kobolds, gobelins, trolls, croquemitaines, licornes, anges, fées, fantômes, «dames blanches», etc.
Aujourd’hui, nombre de ces créatures mythiques sont observées par le commun des mortels dans certains parcs d’attraction, ou divers spectacles. Pas ailleurs.
Pour des individus très sensibles, les «esprits de la nature» peuvent motiver d’«étranges expériences psychiques» que leur cerveau «traduit» en créatures fantastiques puisées dans le répertoire culturel du pays. De même que le subconscient «traduit» ses messages par des archétypes au cours des rêves.
Maladie
Le mal n’est pas extérieur à l’homme. Le «diable» ou les «démons», en vue de tourmenter l’humanité, ne le fabriquent pas de leur propre chef dans quelque chaudron fumant d’un enfer torride. Pour que le mal existe, il faut une contribution des ego «buggés», lesquels ont forcément «amorcés la pompe», à un moment ou à un autre. Ensuite, l’implacable processus suit son cours. On pourrait comparer ce mécanisme à une maladie. Tant que l’organisme se conforme aux règles de la bonne santé, les agents pathogènes demeurent à l’état potentiel. Si l’individu transgresse les contraintes sanitaires, la maladie se déclare. Dans un tel cas, la conduite inadaptée provoque le mal, pas l’organisme. Ne voyons donc pas en les «démons» une cause mais un facteur annexe qui permet de matérialiser la scélératesse du mental malsain.
Formes
Dès que l’ego est sur le point de céder à des pulsions mauvaises, les «démons» s’activent. Cela peut prendre différentes formes: tentations, suggestions, incitations, hallucinations, «inventivité», endoctrinement… Les mauvais conseilleurs, les embobelineurs, les fielleux sont légion. Ils ont pour religion la sophistique. Leur dieu est la cruauté qu’ils adorent associer à Son nom en qualifiant, d’une façon détournée, cette salope du terme «bien».
Décuplé
L’être qui se livre au mal ensuite le subit, décuplé.
Sommet
Parvenu au «sommet», le fautif n’obtient néanmoins aucun pardon de Dieu pour ses crimes. Refus de pardonner sans juger. Nul reproche divin. Avec amour, la Conscience Initiale suit son plan. En refusant son pardon, la Conscience Initiale fait au coupable, à l’homme, une fois encore, le plus beau des cadeaux: sa liberté.
L’existence du mal conditionne la liberté de l’homme envers la Conscience Initiale. Son souvenir aussi.
FAIRE LE MAL
Faire le mal
Contrevenir au vivre ensemble, c’est faire le mal.
Sans personne avec lui, «Adam» ne peut pas faire le mal.
Pour faire le mal, il faut au moins une victime.
Faire du mal à soi-même, ce n’est pas faire le mal, c’est être c…
Le marquis de Sade voulait faire du mal aux autres, pour son plaisir. Mais il ne voulait pas que les autres lui fassent du mal. Sade n’était pas c… Sade était un s…
Les intellectuels qui s’enthousiasment pour Sade ne sont pas c… Ce sont des s…
Beaucoup de s… aiment habiller leur perversité d’esthétique.
Les s… esthètes croient qu’en habillant joliment la perversité, cette charogne cesse de puer.
Même aspergée d’hectolitres de «parfum artistique», la perversion est une charogne qui continue à puer le bouc.
Pires
Beaucoup de s… cachent leur perversité sous l’habit religieux.
Ceux qui dissimulent leur perversité sous l’apparence religieuse sont les pires des s…
Libérable
L’homme «libérable» n’a plus envie de faire le mal.
Au cours de sa vie terrestre, l’homme «libérable» s’arrange pour ne pas faire le mal.
Indispensable
Le mal est «indispensable», comme la série des nombres négatifs. Pas de mathématiques sans eux.
Dans le «ciel des idées», attribut de la Conscience Initiale, les mathématiques sont «complètes».
Impossible de créer un univers équilibré sans les nombres négatifs.
Impossible de créer des êtres équilibrés sans les nombres négatifs.
Impossible de concevoir la liberté sans les nombres négatifs.
Amoral
Comme les nombres positifs, les nombres négatifs sont amoraux.
Précipice
Le précipice existe. L’homme avisé ne saute pas dans le vide.
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