mardi 26 septembre 2017

APHORISMES C 3

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APHORISMES C 3
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TEMPS
Temps
Il n’existe pas un temps commun à tous, partout. Le temps dans un gratte-ciel diffère en haut et en bas. Chaque satellite a son temps propre, raison pour laquelle il faut continuellement les synchroniser. L’image du miroir montre toujours le passé puisque la lumière doit parcourir l’espace entre le sujet et l’œil. Distance non nulle. Ces différences de temps sont infinitésimales, mais pas toujours. Une seconde pour voir la lune. Huit minutes pour voir le soleil. Sans parler de l’aberration temporelle d’une nuit étoilée, sachant que certains astres, pourtant visibles aujourd’hui, n’existent plus depuis longtemps et d’autres, à présent lumineux, apparaîtront au cours d’un avenir lointain.

Succession
Toute durée vécue par les humains est formée d’une succession de temps «figés», «incomplets», minuscules. Ce phénomène ressemble aux images photographiques d’une pellicule cinématographique. «Faux temps» devenant effectif seulement si un laps de temps nouveau remplace le précédant. Puisé dans un futur aléatoire, chaque présent devient aussitôt passé, impossible à changer. Temps trompeur, à l’image d’une matière dure essentiellement faite du vide des atomes.
L’ensemble des temps fractionnés donne une «compression temporelle» spécifique à l’intérieure desquels rien ne dépasse la vitesse du photon.
Le temps segmenté des humains provient du temps véritable et divin, non morcelé.

Synchrone
Chez la Conscience Initiale, le temps est «unique». Supposons qu’Elle observe Sa «nuit étoilée». Auquel cas, tous les astres sont synchrones grâce à l’«immédiateté des phénomènes lumineux». Sa «vitesse de la lumière» n’a aucune limite. Immédiats aussi sont Ses déplacements, telle la pensée. Durant ce «temps unique», pas une chose ne préexiste à une autre. Si une chose apparaît: elle a toujours existé. Si une chose disparaît: elle n’a jamais existé. Alors, rien en «mémoire»? Rien! La Conscience Initiale n’a aucune raison de conserver le souvenir d’une chose sans intérêt pour Elle. Il n’y a pas d’avant et il n’y a pas d’après. C’est maintenant, toujours maintenant. Ses actions «consécutives» se déroulent sans se «suivre».
Seule la Conscience Initiale connait le temps «suprême», où tout est instantané, avec une vitesse de la lumière illimitée.

Avenir
Même la Conscience Initiale ne connaît pas l’avenir des hommes. Pour comprendre cette question, prenons l’exemple d’un romancier. Cet auteur établit le plan de son histoire. Il envisage, en gros, une succession de péripéties, avec différents personnages. Supposons qu’en cours d’écriture, par magie, il puisse lire les chapitres pas encore rédigés. Si l’écrivain se contentait alors de placer la «vaticination» dans son manuscrit, il commettrait une grossière erreur. Car ce futur prédit serait conforme, d’une façon logique, au temps «t» de l’écriture inachevée. Sans tenir compte des corrections ultérieures qui surviennent toujours durant l’élaboration créative. Ici, un personnage, prévu pour rester jusqu’au bout, disparaît le paragraphe suivant. Là, un autre, inattendu, change le cours du récit… La Conscience Initiale n’examine pas l’excipit avant d’avoir lu toutes les pages du roman. Présager le futur, c’est arrêter une réalité qui n’aura pas forcément lieu. Dieu sait cela, sans être le seul.

Rapide
Dans l’au-delà, les êtres très évolués connaissent un temps plus «rapide» que le nôtre, où cependant la vitesse de la lumière reste limitée, bien que «presque instantanée» sur des distances démesurées. A titre d’exemple: traverser une galaxie d’un bord à l’autre nécessitera une courte durée. Le temps «suprême» est propre à la Conscience Initiale.

Immixtion impossible
Rien ni personne ne peut troubler l’«espace» de la Conscience Initiale. Les contacts spirituels, épisodiques, avec Elle n’impliquent aucune «immixtion tangible», laquelle serait impossible à cause de la puissance dissemblable des êtres créés.

Intrication
Une «frontière» séparant l’espace-temps divin et celui lié à notre univers peut se trouver «dans» l’intrication quantique.

Inflation
Le passage de l’«espace-temps divin» au nôtre se fit très tôt. Il se produisit au tout début du Big Bang, après l’«inflation cosmique» durant laquelle, en une fraction de seconde, notre univers acquis une dimension infinie. Cette expansion spatiale dépassa, d’une façon démesurée, la vitesse de la lumière.
Quelle est la grandeur minimum d’où surgit le Big Bang? Aucune. De même que le «temps divin» n’a ni avant ni après, l’«espace divin» n’a ni haut ni bas, ni Est ni Ouest.., ni grandeur ni petitesse définies.
Au sein de l’«espace-temps divin», chaque «point» recèle une potentialité d’infinis créatifs.

Inaccessible
Depuis notre univers, il est impossible d’accéder physiquement à l’«espace-temps divin».
Rien n’interdit aux hommes d’imaginer le fonctionnement de l’«espace-temps divin», lequel repose sur une «logique» ne s’identifiant pas à la nôtre.
Les expériences physiques se rapportant aux hautes énergies ne peuvent s’échapper de notre espace-temps. La séparation concrète de l’univers des hommes avec l’«espace-temps divin» est hermétique.

ORDRE
Ordre
L’«espace-temps divin» possède d’innombrables potentialités fabuleuses. Ces potentialités «magiques» ne prennent corps qu’avec l’ordre de la Conscience Initiale.
La Conscience Initiale étant douée de volonté, il en émane un ordre ou un souhait qui fait démarrer le processus créateur. Ordre ou souhait reçu par le «générateur pouvant tout créer» (générateur universel).


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GENERATEUR UNIVERSEL
Générateur universel
Le «générateur universel» utilise un moyen unique: l’énergie. Le chaos originel, apparent, peut s’organiser selon un plan aux innombrables possibilités. Rien n’est défini à l’avance. Chaque créature a son libre arbitre.

Petit Prince
L’énergie «originelle» serait comme une «pâte à modeler magique». Le Petit Prince dit: «dessine-moi un mouton» et la «pâte à modeler des origines» dessine le mouton, avec l’astéroïde, le renard, la rose, etc. Le Petit Prince n’impose pas ses lois. Le Petit Prince ordonne.

Solutionner
L’énergie se conforme aux lois du «monde des idées».
Quelle que soit la demande de Dieu, l’énergie des origines solutionne le problème.

Substantifier
L’énergie n’est pas la Conscience Initiale.
Dieu est une conscience. L’énergie, complémentaire, Lui permet de substantifier Ses idées.
Dieu ne s’est pas créé Lui-même. Comme Dieu, le «générateur universel», ayant toujours existé, existera toujours.
La Conscience Initiale, consciente d’Elle-même, ne peut cesser d’être consciente d’Elle-même. Eternellement.

Origine
 «A l’origine», n’existe que le «monde des idées» où siège la Conscience Initiale et le «générateur universel», ayant pour moyen l’énergie. Rien d’autre.
Les abstractions comme la liberté, la justice, les règles géométriques, la suite des nombres premiers, etc., forment le «monde des idées». Dieu ne l’a pas créé. Il est un attribut de la Conscience Initiale. Le «générateur universel» est aussi un attribut de la Conscience Initiale.

Baguette magique
La Conscience Initiale, seule, ne peut rien faire. Le «générateur universel», sans ordre, sans idée directrice, ne crée rien. Sans «baguette magique», l’enchanteur ne fait rien.
Voici une analogie imparfaite. La Conscience Initiale serait une sorte de «cloud», comprenant des informations en quantité infinie. «Cloud» entendu dans son sens immatériel. Ce «cloud fabuleux» aurait «conscience de son existence». Donc, il serait capable de réfléchir par lui-même et serait capable de prendre des décisions. Isolé, un tel «cloud conscient» ne pourrait strictement rien faire. Pour agir, la «Conscience Initiale» a besoin d’un «hardware», c’est-à-dire: le «générateur universel». Sur terre, un hardware ne produit rien sans programme informatique. C’est de la quincaillerie. D’une façon identique, le «générateur universel» ne crée rien sans les ordres de la Conscience Initiale. Il est aussi de la «quincaillerie». Baguette magique sans enchanteur. Bout de bois inerte. Jamais un maître, un outil.
Alors que l’on parle de future conscience chez les robots, pourquoi s’interdire l’idée d’un «cloud» doué d’une conscience?

Univers
Chaque univers est produit par le «générateur universel». Sa capacité de créer concrètement repose sur l’«énergie». Rien d’autre. Sans ordre ou souhait, cette «baguette magique» reste inerte.
L’ordre ou le souhait de créer un univers émane de la Conscience Initiale.
Le point de départ d’un univers n’a pas lieu fortuitement, sans raison, sous l’effet d’une singularité des lois naturelles.
L’univers que réalise le «générateur universel» se conforme aux instructions préalables de la Conscience Initiale.
Après le départ originaire de la création d’un univers, tout fonctionne selon les lois naturelles. Logique des causes entraînant les effets correspondants.
Afin de pouvoir tout créer, le «générateur universel» est pourvu d’une démesurée intelligence pratique.
La démesurée intelligence pratique du «générateur universel» ne l’autorise cependant pas à prendre l’initiative de créer un univers.
Le «générateur universel» est doté d’intelligence pratique, pas du sens moral. Pensons au fonctionnement de la nature.

Mission
Le «générateur universel» a pour unique mission de satisfaire la Conscience Initiale, pas d’occuper Sa place.
Ne pas confondre la clé à molette avec son propriétaire.
Le «générateur universel» perpétue l’existence de chaque monde.
A tout moment, la Conscience Initiale peut décider de faire disparaître un univers.
La Conscience Initiale n’est pas capricieuse.

NEANT CREATEUR
Néant créateur
Soutenir l’inexistence d’une «volonté» créatrice du monde rend cette création incompréhensible. Remplacer la Conscience Initiale par un «néant créateur» est aussi absurde que gober l’invraisemblable génération spontanée.
Même le plus ignare en informatique sait que les logiciels nécessitent, bien qu’«invisibles», d’innombrables lignes de code pour fonctionner. Cette programmation requiert une intention et de l’intelligence. «Rien ne naît de rien»…

Ode au néant
L’athéisme est une religion supérieure aux autres pour la bonne raison qu’elle repose sur un fondement miraculeux sans équivalent. Evidemment, pas grâce à son dieu (lequel s’appelle «Quinexistepas»), vu que celui-ci est inopérant. La supériorité de la religion athée, sur toutes les autres, est ailleurs. Elle réside dans son mystère, Un mystère qui surpasse, et de loin, tous les autres mystères. A la différence de la réponse habituelle: Dieu, expliquant l’origine du monde, les athées soutiennent: le néant. Or fabriquer un univers viable n’est pas une mince affaire. Les religieux apprennent que même pour Dieu, l’exercice fut exténuant. Six jours d’un labeur intense et le septième, épuisé, selon toute vraisemblance, Il s’allongea sur son clic-clac. Et ça, le néant ne pouvait l’ignorer. On ne le prenait pas au dépourvu. Ce n’était pas gagné d’avance. D’autant qu’il se savait dépourvu de carrure divine. Aussi, devant l’ampleur titanesque de la tâche, il dut s’adresser au dieu Quinexistepas.
– Je n’y arriverai jamais tout seul, il faudrait me donner un coup de main.
– Sûrement pas!
– Et pourquoi donc?
– Parce que je n’existe pas!
Nulle mauvaise volonté ou paresse de sa part, c’était juste un problème de pure logique. Le néant fut bien forcé d’en convenir. Alors il prit son courage à deux mains et… Et… Et… Comment y parvint-il? Dieu seul le sait, et personne d’autre. C’est ça, l’insondable mystère de l’athéisme. Avec du parfait néant (en petite ou grande quantité, ce n’est pas précisé), on fait quelque chose. Nous sommes tous obligés de le reconnaître, l’univers existe. Avec des preuves irréfutables telles que l’œuf et la poule, même si certains continuent à se poser des questions à leur sujet. Bref, le néant réussit à terminer le boulot. Mais dans quel état? Harassé, fourbu, éreinté, complètement lessivé, vanné, en capilotade, rompu, moulu, vidé, pompé, crevé. Et il n’en fut guère récompensé car les athées sont sacrément ingrats. Alors que le néant fit preuve d’un trésor d’imagination agrémenté de subtilités sans bornes, les oublieux le rangent dans une catégorie où s’illustrent ce gredin de «chaos», qui agit comme un malotru, et l’ingérable «hasard», qui fourre son nez partout. Pas la moindre considération particulière. Pas la plus modeste commémoration. Pas un seul jour du calendrier pour honorer sa mémoire. Au besoin, un jour non férié eut fait l’affaire, pourvu qu’il ne fut pas trop mal placé. Des nèfles, oui!
Aucun édifice dédié à son évocation, à la célébration de sa prouesse originelle. Bernique! Pas d’autels domestiques où trônerait son portrait (un simple cadre évidé offre pourtant une belle ressemblance). Avec ne serait-ce que quelques fleurs en plastique achetées au rabais. Ce n’est quand même pas demandé l’impossible. Macache! Sans compter que ses «fidèles» n’accordent pas de majuscule à son auguste nom. Alors qu’il suffirait d’une seconde pour écrire correctement Néant. Sinon, le grand Néant, beaucoup mieux encore. Ça ne coûte pas un rond et ça fait toujours plaisir. Des clous, ouais! Est-ce parce qu’il ne se remit jamais de sa dépense d’énergie monstrueuse lors de la création, ou, plus prosaïquement, boude-t-il? Quoi qu’il en soit, depuis ce prodige initial, le néant ne crée plus rien. Il n’en fiche carrément plus une rame. Tous les scientifiques sobres le confirment. Que dalle! Même pas le plus petit, insignifiant, moins onéreux, dérisoire cadeau de lessive. Nib!
Moralité: sans être bourré, affirmer que le néant produit quelque chose, c’est, à la manière d’un banal dévot, croire aux miracles. C’est avaler, tel un gros gogo gobeur, ce fameux méga-miracle laïque des origines.
Attendu que l’intitulé fait mention d’ode, il est temps d’oder religieusement.
Néant, ô toi dont le patronyme rime avec néon (au diable les pinailleurs), que chante le paon enrhumé.
Néon, tellement semblable à toi, ô Néant, puisque l’éclairage artificiel tire d’embarras ceux qu’entoure l’obscurité. Tandis qu’il faut chercher une clé à l’intérieur de la cave, si profonde. Ou sous le porche, si discret. Ou dans le corridor, si long. Ou la remise, si encombrée. Ou près du toit, si haut. Les cloportes dégagent. La voie de garage cesse de l’être.
O Néant, tu ravis l’athée au logis.

Néantiser
Si le néant existait, dans la signification ultime du concept, sa désignation serait impossible. Nul ne pourrait même y penser. Introuvable. Même le vide extrême des confins sidéraux est déjà quelque chose: de l’énergie. Faire figurer le néant dans une application informatique nécessiterait d’ajouter, au moins, une ligne de code. La Conscience Initiale n’a jamais écrit une «ligne de code» pour substantifier la chose qui n’existe pas. Au demeurant, une contradiction insoutenable. Le néant ne se trouve nulle part. Il n’existe que la conscience et l’énergie. Rien d’autre. Alors l’athée qui compte se réfugier dans le néant après sa mort, où ira-t-il s’enterrer?

Les parieurs sur l’après mort gagnent à tous les coups
Soit il y a quelque chose après la mort, auquel cas ce quelque chose s’applique même à l’athée. Soit il n’y a rien après la mort, auquel cas ce rien s’applique même au croyant.
Premier cas: l’athée, comme disent les Suisses, sera déçu en bien.
Second cas: le croyant ne sera pas déçu puisqu’il ne le saura jamais.

Preuve
Il n’existe pas de preuve matérielle que Dieu existe. Il existe des preuves matérielles que notre monde existe. Sans «cause» explicative, notre monde n’existerait pas. Qu’en déduire? Preuve par l’absence de preuve. Il ne peut pas ne pas y avoir une «cause sans cause» expliquant la formation de l’univers.


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LIBERTE
Liberté
La liberté morale qu’accorde Dieu aux humains leur permet de commettre les pires forfaits. Chaque fautif doit comprendre par lui-même qu’il se fourvoie.
Dieu n’agit à la place de personne.
Sous le règne de l’entière liberté morale qu’accorde Dieu aux humains, chacun est libre d’agir à sa guise.

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