lundi 17 octobre 2016

Conscience Initiale

Existence du mal

Anges, démons et hommes
Sont décrits, dans différentes religions: les anges et les démons. Apparemment, l’ange se situe «au-dessus» de l’homme, et l’homme se situe «au-dessus» du démon. Ces anges et démons ne ressemblent pas forcément à l’imagerie des bandes dessinées. Quoi qu’il en soit, au moyen de la pensée, imaginons une rencontre avec un ange.
– Bonjour monsieur l’ange. Auriez-vous l’amabilité de collaborer à une expérience scientifique?
– Bien entendu! Nous autres, les anges, adorons rendre service.
– Il s’agit d’une simple vérification. Pour cette expérience, vous pouvez faire le strict minimum, rien de plus.
– Aucune raison de se limiter. On fera les choses bien.
– C’est vous qui voyez. Alors voilà. Il s’agirait, pour vous, de faire, mais vraiment à peine: le mal. Un tout petit peu. Une microscopique peccadille.
– J’aurais adoré vous aider, mais là, impossible! Désolé! Je suis physiologiquement incapable de faire le moindre mal. Ce n’est pas inscrit dans ma nature.
Toujours au moyen de la pensée, maintenant, rendons visite à un démon.
– Bonjour monsieur le démon.
– Va te faire f…
– Avant, accepteriez-vous de participer à une expérience scientifique?
– Même pas en cauchemar!
– Attention, cette expérience est perverse.
– Ah! fallait le dire tout de suite. Quand est-ce qu’on commence?
– Pour cette expérience, vous pouvez faire le strict minimum, rien de plus.
– Quand il s’agit de perversité, pas question de se gêner. On mettra le paquet.
– Il suffirait, pour vous, de faire, mais vraiment à peine: le bien. Un tout petit peu. Une infime bonne action.
– B… de m… de p… de c…, ça, c’est pervers! Y a pas plus dégueulasse. Rien que d’y penser, je balise. Heureusement, impossible pour moi de commettre le moindre bien. Ce n’est pas inscrit dans ma nature.
A présent, plus besoin de faire un effort d’imagination, puisqu’on passe aux hommes. Certains s’efforcent de faire le bien autour d’eux. D’autres se complaisent à persécuter leur entourage. A chaque seconde de sa vie, l’homme peut ainsi choisir. C’est sa supériorité sur l’ange, il est imprévisible. Les hommes sont par conséquent bien plus passionnants, pour Dieu, qu’anges et démons. L’histoire humaine n’est jamais inscrite à l’avance.
La liberté personnelle est sans doute le cadeau le plus précieux accordé à l’homme, mais cette liberté se paie le prix fort.

Le mal permet de rendre l’homme libre envers la Conscience Initiale.

Le mal est un point capital de la création divine: indispensable.

L’existence du mal conditionne la liberté de l’être.

Le mal est nécessaire car il rend possible l’exercice de la liberté accordé par la Conscience Initiale à Son endroit. Il s’agit d’une contrepartie. L’obscurité qui met en valeur la lumière.

Sans l’existence du mal, l’homme ne pourrait être libre vis-à-vis de la Conscience Initiale.

La Conscience Initiale sait que l’existence du mal est nécessaire.

La Conscience Initiale sait que sans l’existence du mal, l’homme ne serait pas «libre».

Séparer irréversiblement la Conscience Initiale de la conscience humaine permet d’octroyer à l’homme le plus grand des cadeaux que puisse lui faire Dieu, sa liberté. Une liberté totale. Ce cadeau ne se refuse pas. Il se paye au prix fort. Il se reçoit avec gratitude.

Avant l’arrivée des hommes, la Conscience Initiale savait qu’ils s’adonneraient au mal.

La Conscience Initiale n’a aucune raison de reprocher aux hommes de tomber dans le piège prévu pour eux.

Sans passer par l’étape du mal, l’homme n’accède pas à la «liberté».

Fort de sa liberté, l’homme a le droit d’ignorer la Conscience Initiale. Rien ne l’empêche de commettre les pires abjections.

En ignorant la Conscience Initiale, en s’adonnant aux pires abjections, l’homme subit, tôt ou tard, les conséquences de son ignorance, de ses manquements.

La méconnaissance de la Conscience Initiale entraîne une frustration mentale chez l’homme livré à l’incompréhension d’un monde où se perd son destin.

Le mal commence par un jeu. Très vite, celui-ci devient addictif.

Les manquements aux lois du bien entraînent, un jour ou l’autre, diverses catastrophes, facilitées par l’«inconscient», destinées à broyer l’ego «buggé».

L’homme peut devenir «libre» à condition de ne pas faire le mal.

Bien que le mal soit nécessaire, l’homme doit tout faire pour l’empêcher d’opérer. C’est le jeu divin.

La liberté de l’homme envers la Conscience Initiale, d’ordre métaphysique, quand elle est bafouée, se transforme, d’une manière ou d’une autre, tôt ou tard, en «régime pénitentiaire», d’ordre physique, sur terre. D’autant plus implacable que le coupable s’adonne davantage au mal.

Même quand son destin le gâte, chaque homme, dès la naissance, est condamné à mort, à perdre les êtres chers, à tout perdre.

La mort de chaque homme est un châtiment.

Croire que certains hommes ne connaissent pas la moindre contrariété durant toute leur existence sur terre (à commencer par la perte inéluctable de leur vie ou celle des proches) relève de l’aberration.

Le «régime pénitentiaire» sur terre, peu à peu, s’adoucit, avant de s’effacer, au fur et à mesure qu’avance l’amendement du coupable. Il lui faut, pour cela, lutter contre le mal. Le sien propre comme le mal collectif.

Le séjour terrestre forme un terrain d’exercice idéal pour se confronter aux différentes manifestations du mal.

L’homme devient «libre» quand il renonce au mal.

Renoncer au mal, c’est respecter les règles de la moralité.

Le bien consiste à priver le mal de ses pouvoirs.

Personne ne peut annihiler le mal. Il est un élément constituant de la conscience humaine.

Le mal ne se supprime pas, il se paralyse.

Après de nombreuses réincarnations, l’homme quelque peu évolué oublie ses inclinations de la période où il sombrait dans le mal extrême.

Une fois «vaincu», le mal doit être scellé au moyen d’innombrables chaînes et placé derrière une porte imaginaire sur laquelle on inscrit: «ne jamais détacher la chose immonde enfermée là».

Dès que le mal est enchaîné, l’homme devient libre.

Le ténébreux caveau où pourrit le mal s’avère être, pour l’homme sage, son «assurance tous risques». Au moindre prodrome de faiblesse, chez lui, il entrouvre la porte du lieu maudit et la referme aussitôt. Juste le temps qu’empeste un infime miasme démoniaque. C’est suffisant pour lui rappeler les efforts surhumains qui furent nécessaires à l’enfermement de l’abomination.

Une seule bribe de souvenir du parcourt semé d’épines menant au «sommet», après la chute, qui exige tant d’efforts, si souvent aux limites du supportable, surtout lors de l’ultime étape, quand pour chaque pas, le pied semble retenu par une boue collante, enserré dans un brodequin en plomb, s’identifiant à une agonie douloureuse jamais interrompue, le pas suivant pesant plus encore, et le suivant encore davantage.., suffit à ôter l’envie de recommencer un cycle infernal.

Pour l’homme sorti du «précipice», céder au mal implique un «retour à la case départ». La pire des situations, où l’ego retrouve la misère extrême, sous toutes ses formes. Dès lors, pas le moindre bout de l’ascension désespérante, titanesque, ne lui sera épargné. Avis aux élèves qui apprennent les règles divines. C’est le jeu.

Rien n’oblige l’innocent ou l’imbécile à sauter dans le «précipice», sinon leur stupidité commune. Innocence ou défaut mental ne constituent pas des passe-droits.

L’individu bien loti, estimant que le sort de l’affligé provient du ciel et ne mérite donc aucun allègement, matériel ou autre, devient candidat prioritaire pour un jour tenir ce rôle à son tour. Comme au théâtre. Mais en pareil cas, aucun acteur sain d’esprit ne sollicite l’interprétation «réelle» d’un tel personnage.

Le jeu divin n’est pas un jeu de dilettante.

Seul l’inconscient pactise avec les suppôts des «forces du mal». Ceux-ci n’ont qu’une idée en tête: démolir l’imprudent qui sollicite leur collaboration, après une période avantageuse, évidemment. On attire le gogo avec quelques succès immédiats. La suite n’a rien de drôle. Dès que les événements se gâtent, la situation empire vite. Le naïf est dépouillé de tout, salement. Nul n’évite les avatars infamants. Sans exception. Aucune parade ne pourrait déjouer le châtiment. A ce jeu, qui gagne perd. Toujours. Eternel manège: allécher l’innocent ou l’imbécile, pour ensuite les détruire, en se f… de leur g...

Le jeu divin n’est pas une sinécure pour les tricheurs.

La Conscience Initiale n’a pas créé un monde gentillet pour des créatures insipides, moutonnières, pusillanimes, à mentalité d’esclave.

La Conscience Initiale a créé un monde pour des hommes responsables et moraux.

La Conscience Initiale veut des hommes «libres», pas une masse servile de créatures décervelées.

Tous les univers s’ouvrent aux êtres moraux.

Pour ne pas endurer les conséquences terribles du mal dont on est responsable, il suffit de se conformer aux règles morales.

L’existence du mal avec le système karmique (justice divine) est une œuvre parfaite.

La Conscience Initiale ne se «salit jamais les mains», les «démons» sont ravis de châtier à Sa place. Encore que rendre service à quiconque ne soit pas, chez eux, intentionnel. Ne sachant rien faire d’autre que le mal, personne ne peut les dompter. Rien ne peut les contenir, sauf l’amour qui les pétrifie: barrière infranchissable.

Quand l’ego cesse d’exercer la scélératesse, motivant leur présence, les «démons», dans l’incapacité d’interrompre leur malfaisance, retournent ce pouvoir destructeur contre eux-mêmes, et s’anéantissent. Toutefois, au moindre recommencement d’ambition malveillante par l’ego, ils resurgissent de la vacuité.

Les «démons» ne ressemblent pas forcément aux créatures de l’iconographie artistique. Il s’agit de forces qui doivent rééquilibrer la disharmonie du monde. L’entendement de leur présence peut varier. Prenons une analogie. Un homme moderne met les doigts dans une prise électrique. Il se dit: «je n’ai pas coupé le courant». Maintenant, un primitif, n’ayant jamais entendu parler d’électricité, touche cette prise. Il se dit: «se tient là un méchant génie». Pourtant, dans les deux cas, c’est la même chose. Chacun prend une forte secousse.

Après la secousse électrique, le primitif crée dans son cerveau l’image d’une entité surnaturelle parce qu’invisible.

Après la secousse électrique, l’homme moderne pense à une force scientifique, bien qu’invisible.

Nombre de phénomènes naturels restent inexplicables pour les primitifs: éclairs, tonnerre, séismes, tsunamis, épidémies… Les récits mythiques sont ainsi peuplés de créatures d’un monde suprahumain, imaginaires, terrifiantes, incompréhensibles, extravagantes.

Des individus particulièrement sensibles imaginèrent d’autres créatures chimériques: nymphes, faunes, lutins, farfadets, gnomes, kobolds, gobelins, trolls, croquemitaines, licornes, anges, fées, fantômes, «dames blanches», etc.

Aujourd’hui, nombre de ces créatures mythiques sont observées par le commun des mortels dans certains parcs d’attraction, ou divers spectacles. Pas ailleurs.

Pour des individus très sensibles, les «esprits de la nature» peuvent motiver d’«étranges expériences psychiques» que leur cerveau «traduit» en créatures fantastiques puisées dans le répertoire culturel du pays. De même que le subconscient «traduit» ses messages par des archétypes au cours des rêves.

Le mal n’est pas extérieur à l’homme. Le «diable» ou les «démons», en vue de tourmenter l’humanité, ne le fabriquent pas de leur propre chef dans quelque chaudron fumant d’un enfer torride. Pour que le mal existe, il faut une contribution des ego «buggés», lesquels ont forcément «amorcés la pompe», à un moment ou à un autre. Ensuite, l’implacable processus suit son cours. On pourrait comparer ce mécanisme à une maladie. Tant que l’organisme se conforme aux règles de la bonne santé, les agents pathogènes demeurent à l’état potentiel. Si l’individu transgresse les contraintes sanitaires, la maladie se déclare. Dans un tel cas, la conduite inadaptée provoque le mal, pas l’organisme. Ne voyons donc pas en les «démons» une cause mais un facteur annexe qui permet de matérialiser la scélératesse du mental malsain.

Dès que l’ego est sur le point de céder à des pulsions mauvaises, les «démons» s’activent. Cela peut prendre différentes formes: tentations, suggestions, incitations, hallucinations, «inventivité», endoctrinement… Les mauvais conseilleurs, les embobelineurs, les fielleux sont légion. Ils ont pour religion la sophistique. Leur dieu est la cruauté qu’ils adorent associer à Son nom en qualifiant, d’une façon détournée, cette salope du terme «bien».

L’être qui se livre au mal ensuite le subit, décuplé.

Parvenu au «sommet», le fautif n’obtient néanmoins aucun pardon de Dieu pour ses crimes. Refus de pardonner sans juger. Nul reproche divin. Avec amour, la Conscience Initiale suit son plan. En refusant son pardon, la Conscience Initiale fait au coupable, à l’homme, une fois encore, le plus beau des cadeaux: sa liberté.

L’existence du mal conditionne la liberté de l’homme envers la Conscience Initiale. Son souvenir aussi.

Lucifer

Le mal exercé par chaque homme interagit avec celui des autres hommes. Cela donne lieu, plus ou moins fréquemment, à des conflits armés. Afin que la porte ouverte aux meurtres «légalisés» des soldats, foisonnants, ne perturbe gravement l’équilibre du monde, la Conscience Initiale intervient. A l’ordinaire, la Conscience Initiale S’en abstient car Son «scénario» originel est prévu pour se dérouler d’une façon autonome.

Puisque les forces du bien et du mal s’affrontent, la Conscience Initiale a besoin d’un adversaire. Comme aux échecs, dont les règles, d’ailleurs, peuvent inspirer des réflexions profondes. Cet adversaire est Lucifer. En réalité, pas un adversaire, mais Son partenaire.

Pas plus que le pire des criminels humains, Lucifer n’est damné pour l’éternité.

L’«ange déchu» n’a pas davantage une nature d’ange que le meilleur des hommes sans défaut sur terre (en admettant son existence possible). Mythe inconcevable. Exposé au mal, tout ange se comporterait comme une poule devant un couteau. Laissons par conséquent cette figure de vitrail aux ingénus.

La Conscience Initiale S’est façonnée une altérité à partir d’un de Ses aspects. Telle la face cachée d’une étoile. Brillance «obscure». La Conscience Initiale peut dès lors «jouer» avec Elle-même. Avec un stratège à Sa mesure.

Lucifer sert la Conscience Initiale. C’est sa mission.

Lucifer tient du régisseur, en coulisse, qui organise le spectacle conçu par un autre. Son nom n’est pas destiné à figurer en gros sur les affiches. Il porte et apporte la lumière, mais ne se met pas en lumière.

Ayant bénéficié de l’entière liberté d’agir, Lucifer se comporta comme toutes les créatures auxquelles est accordé ce privilège, il en abusa. La Conscience Initiale dut le mater.

Aucun temple pour Lucifer.
Aucun culte ne doit le célébrer.
Aucun chant de louanges pour lui.
Aucune prière adressée à lui (sans effet).
Aucun prêtre n’officie pour lui.
Aucun apôtre ne prêche pour lui.
Aucun prédicateur n’endoctrine pour lui.
Ne pas prononcer son nom en public lui convient.
Tout temple, culte, thuriféraire, existant ne dispose aucunement de son soutien.

S’ils le veulent, les artistes peuvent faire figurer Lucifer, d’une manière allusive ou non, dans leurs œuvres. Et même, autant qu’ils le veulent. L’air sympathique aussi bien que terrifiant. Peu importe. Pour lui, cela revient au même. Sa réputation l’indiffère.

Depuis le début de l’humanité, l’enchaînement des événements, que les hommes nomment histoire, est ouvert. Concernant l’essentiel, les hommes déterminent leur destin librement, au niveau individuel ou collectif. La Conscience Initiale, avec le concours de Lucifer, veille seulement à éviter des errements irréversibles, sur une grande échelle, qui compromettraient l’évolution d’innombrables personnes. Jamais plus de mal déchaîné que l’humanité en progression ne pourrait résorber. Pas plus, mais pas moins: à l’heure du «solde de bilan» d’une époque. Les proportions justes doivent être respectées. Ainsi le veut la règle divine.

Peu ou prou, nul humain n’est en état d’échapper aux effets désastreux des causes perverses. Règle à jamais inchangée. Ni la Conscience Initiale ni Lucifer ne s’autorisent une dérogation.

L’assistance céleste ne consiste pas à tenir le glaive de chaque combattant. Il s’agit, pour la Conscience Initiale (comme pour Son partenaire), de rendre propices certains moments déterminants au moyen d’incidents subtils, indécelables. Les «miracles» tels que «mer qui s’ouvre en deux», «marcher sur l’eau» ou «chevauchée dans le ciel» sont imaginés par des fabulateurs voulant subjuguer les gogos assoiffés de merveilleux, faciles à berner.

Ce duel entre démiurges appelle des stratégies raffinées. Les meilleurs «coups» sont imprévisibles, ceux nécessitant le moins d’intervention possible. Cela pourrait se comparer à l’expression artistique. L’économie de moyens qui produit le maximum d’effet. Bravo les Artistes!

Lucifer «pousse à la faute» les ordures par des tentations malignes: sa technique.

Quand Lucifer «pousse à la faute» les ordures, le résultat épouvante l’humanité.

Lucifer n’est pas un tendre.

Immanquablement, les ordures tombent dans le panneau de Lucifer, et perdent tout.

Quoi qu’il arrive, la Conscience Initiale ne perd jamais. Comme aux échecs, une partie s’arrête toujours un coup avant la «prise du roi».

Diable et démons

Le diable est une bête répugnante que seul Lucifer sait manœuvrer.

Comme la Conscience Initiale, Sa face cachée ne se «salit jamais les mains». En chef de meute, à la tête d’une foule d’innombrables «démons», le diable fait le «sale boulot». Là où on lui dit, comme on lui dit. Pas ailleurs. Pas plus.

Comme les «démons», le diable est une sorte de virus, pas «vivant» au sens des créatures organiques. Son existence dépend du «terrain». Si l’ensemble des gens parvenaient à ne plus outrepasser les règles divines qu’inspire la sagesse, il disparaîtrait aussitôt, automatiquement. Mais à la moindre rechute, le voici de retour.

La soumission du diable a une raison. En présence de Lucifer, le Malin ch… dans son froc. Pas pour se parfumer, par trouille. Comme un asticot près de l’hameçon. Devant cette puissance incommensurable, tout homme ferait de même. Autant, si la chose était possible, se tenir à proximité du soleil en éruption.

L’armée des forces du bien recrutent les hommes «libérables» et «libérés». Ceux-ci œuvrent, avec la coopération des simples mortels estimables, consciente ou non, afin que s’appliquent les directives de la Conscience Initiale.

L’armée des forces du mal est composée d’une foule de «démons». S’enrôlent dans ses rangs, les individus, consciemment ou pas, qui cèdent à leurs mauvaises pulsions.

Lors des conflits entre terriens, la Conscience Initiale et Son partenaire ne prennent parti pour aucun groupe en particulier, comme le croient stupidement les esprits simplistes, religieux. Selon les besoins, chaque camp bénéficie de l’intervention adaptée de la Conscience Initiale et de Lucifer. Le moins possible. Ici une «tour», là un «cavalier»… Dans chaque clan, certaines personnes font preuve d’humanité tandis que d’autres se comportent comme des êtres indignes. La Conscience Initiale et Lucifer le savent.

Art

La Conscience Initiale n’entrave aucune expression artistique, laïque comme religieuse, élitiste ou populaire: musique, chant, danse, cinéma, théâtre, peinture, sculpture, architecture, graphisme, design, poésie, littérature, bande dessinée…

Pas moins que la Conscience Initiale, Lucifer apprécie les productions artistiques créées par l’humanité.

La Conscience Initiale n’interdit pas qu’on fasse Son image. D’autant moins qu’il s’agit d’une totale impossibilité. Comment représenter matériellement la conscience, qu’elle soit d’ailleurs divine ou humaine, laquelle se caractérise par une absence de poids, taille, couleur, composition chimique, structure nucléaire, densité, masse, etc.? Le «Rien du tout», par conséquent, n’autorise aucune représentation «fidèle à l’original». Ce n’est cependant pas une raison pour interdire un tel dessein. Partant d’une observation juste, les musulmans poussent le raisonnement jusqu’à l’absurde. Quand un artiste montre Dieu, ce n’est pas Dieu que l’on voit, c’est le Dieu, par exemple, de Michel-Ange ou le Dieu de Raphael. Selon leur imagination. Aucun mal à cela.

Avec la bonté, la disposition à l’entraide, la compréhension.., la Conscience Initiale apprécie chez l’homme: l’humour. Elle goûte le rire, lorsqu’il s’accompagne d’une présence d’esprit.

Dieu n’est pas un pisse-froid.

La Conscience Initiale souscrit à l’évolution des mœurs que toutes les populations, en état de progresser, expérimentent. Quitte à ce qu’elles endiguent ultérieurement certains fourvoiements. Les erreurs font partie du processus didactique. Aucune «autorité morale» n’est habilitée à imposer une seule pratique sexuelle, celle permettant de perpétuer l’espèce. Aucune «autorité morale» n’est habilitée à interdire l’homosexualité. Les enfants doivent être impérativement préservés. Ne rien imposer que l’autre refuse. Ici comme ailleurs: éviter les excès.

Femme et homme sont égaux en droits.

Dieu n’est pas un rigoriste pathologique.

Bonheur

Très tôt, l’individu sur la voie du salut libérateur doit comprendre qu’une des missions prioritaires de l’homme consiste à découvrir, par lui-même, comment être heureux, le plus souvent possible. Quoi qu’il arrive. En vue d’éprouver de la joie, tous les moyens sont bons, hormis martyriser d’autres êtres. Le bonheur d’un individu environné de gens malheureux repose sur du sable. L’égoïste se berce d’illusions. Le bonheur n’exige pas une surabondance de biens matériels.

Les soucis d’argent gâchent le bonheur. Celui qui dispose de moyens suffisants pour vivre n’a pas de «soucis d’argent». Il peut accéder au bonheur. Le riche, obnubilé par ses spéculations risquées, a des «soucis d’argent». Le bonheur lui échappe.

La répétition excessive des choses appréciées rendent celles-ci de moins en moins attrayantes.

Ici-bas, celui qui ne sait pas être heureux malgré l’adversité, dans l’au-delà, sortira vite du «paradis», forcé de revenir sur terre. L’obligation de découvrir le moyen d’être, ici-bas, autant heureux que possible, s’applique aussi aux riches.

Vivre l’éternité avec le poids sur sa conscience de crimes impardonnés ne transforme cependant pas l’existence en enfer. Le temps estompe les noirs souvenirs. Ceux-ci restent enfouis dans un coin discret de la mémoire, presque imperceptibles.

Après une période paraissant interminable, grâce au voisinage divin, l’homme «libéré» parvient même à se pardonner ses propres fautes, ou peu s’en faut, alors que cette éventualité paraissait tellement hors de portée qu’elle n’était jamais sollicitée.

Durant l’éternité, l’homme «libéré» ne connaîtra jamais un bonheur absolu puisque le souvenir, infime, de ses crimes passés persiste à jamais. Il ne pourra être heureux, en permanence, qu’à 99,99 %. Toutefois, être heureux, sans discontinuer, à 99,99 % surpasse, et de loin, tous les états extatiques des béats.

Certains abrutis ont besoin d’exceptionnel pour être heureux dans l’au-delà: jardin édénique tiré au cordeau, rivière de miel (quelle drôle idée!), plusieurs dizaines d’habitantes du gynécée personnel pourvues d’un remplacement des rustines automatique, etc. Pour eux, c’est perdu d’avance. Avant même un million d’années, la folie les aurait terrassé.

En dépit d’un train de vie modeste, celui qui sut être heureux ici-bas, sans cesse, obtient, dans l’au-delà, par-dessus le marché, d’innombrables cadeaux divins. Des offres inimaginables. L’inattendu est toujours favorisé, toujours renouvelé. La Conscience Initiale ne mégote jamais.

Etre heureux en permanence n’implique pas de se shooter à l’extase spirituelle, sans dégriser. La Conscience Initiale souhaite qu’on ait les yeux en face des trous. Entre les longs moments de délassement, il faut parfois «boulonner» dans l’au-delà. Chaque «travail» y est cependant toujours passionnant. L’«espace paradisiaque» n’accueille pas les feignants.

Etre heureux par soi-même, le plus souvent possible, n’a rien d’aisé. On doit éviter d’agir n’importe comment. Est exclue l’aide des drogues. La Conscience Initiale n’admet pas la triche, en outre délétère. L’usage des substances toxiques ouvre les «portes de l’enfer». L’enfer personnel parfois déborde, se communiquant à d’autres personnes. La consommation des stupéfiants altère les capacités mentales. Elle mène souvent à la délinquance, la prostitution, le crime, le suicide.

Portes de l’enfer

Si les «portes de l’enfer» ne sont pas refermées avant la mort, dans l’au-delà, elles restent ouvertes. La «sanction» mentale s’y exerce alors avec autant de sévérité. Suicide déconseillé. Il ne fait qu’empirer les choses.

Affirmation la plus idiote au monde: «j’arrête quand je veux!».

Depuis des lustres d’action stérile, les pouvoirs publics ne parviennent même pas à enrayer la progression toxicomaniaque. Attendre un renoncement de la part des drogués, seulement parce qu’on augmente toujours plus les moyens judiciaires, est faire preuve d’une candeur d’impubère. Partout, les échecs se succèdent. Les membres de l’«élite» se droguent autant que le peuple, sinon davantage. Si la chasse aux trafiquants était efficace, cela se serait.

La quantité astronomique d’argent résultant du trafic de drogue a des conséquences pires que les ravages sanitaires. Ce fric maléfique entraîne une corruption qui pourrit la tête, puis le corps entier de l’Etat.

Ceux qui soutiennent la pérennisation de l’interdit des drogues s’engraissent grâce à cette aberration politique. Les nigauds répètent doctement l’absurdité. Et n’oublions pas les innombrables emplois assurés dans divers secteurs: douane, police, justice, administration carcérale, etc. Un homme d’église a dit: «ils bouffent dans la même gamelle». Mais, chut! Les responsables ne le diront jamais.

Abolir la prohibition des drogues ruine les trafiquants et assainit l’Etat. Les Occidentaux autorisent déjà l’alcool (drogue aujourd’hui légale). Permission plus intelligente qu’une prohibition impossible à faire appliquer. Parallèlement, il faut lutter avec efficacité contre l’usage des drogues en recourant aux mesures innovantes du SYADE. La Conscience Initiale n’est pas une puritaine psychorigide. Elle sait que les hommes, au cours de leur évolution sur terre, ne peuvent tous se conduire immédiatement comme des ascètes. Encore que l’outrance comportementale de ces derniers ne soit pas un modèle.

Certains zozos pas très catholiques utilisent la drogue pour abuser des égarés. Ils persuadent ces andouilles d’aller exploser au milieu d’innocents afin de faire plaisir à Dieu. Quelle arnaque de m…! C’est prendre Dieu pour un c… et Le transformer en vicelard éhonté. Apogée de la truanderie. Ces escrocs criminels à plumage religieux accompagnent les shoots d’une mise en scène, censée préfigurer l’éden, agrémentée de putes expérimentées. Leurs roueries. La Conscience Initiale n’honore pas le suicide intéressé des martyres. Que dalle! Et des revendications du niquedouille venant réclamer son dû, Lucifer s’en «torche le c…». La «rétribution» qu’il lui réserve est fort déplaisante.

L’au-delà qui attend les hommes «libérés» est bien préférable aux sornettes des fabulateurs. Qu’est-il, au juste? Détailler un domaine inconnaissable, sur terre, par l’ensemble des gens revient à blouser les gogos. Si vous n’avez aucun moyen de vérifier l’exactitude des discours d’un mythomane, il est hasardeux d’en tenir compte. Les suppositions touchant un tel sujet appartiennent au romancier, à l’auteur de scénarios, attendu que personne ne se sent obligé d’y croire.

Mort

La mort de chaque homme est un châtiment.

L’absence de certitude absolue que l’existence continue après la mort fait partie du châtiment.

L’espace-temps de l’«au-delà» reste matériellement inaccessible aux hommes pour laisser ceux-ci dans le doute: leur châtiment.

Au-delà

Dans l’«au-delà», personne ne voit Dieu car la Conscience Initiale, comme toute conscience, est un système perceptif totalement invisible.

Le «contact» avec Dieu est identique dans l’«au-delà» et sur terre.

Entre deux réincarnations, l’être humain peut éventuellement rencontrer sa «divinité» attitrée (déesse ou demi-dieu) sans le savoir. Et réciproquement. Ainsi procède le «destin», afin que les parties de chaque «un» sectionné conservent des liens ténus. Pour rechercher quelqu’un, il faut savoir qu’il existe.

L’endroit où vont les hommes, entre deux réincarnations, est un espace-temps matériellement impénétrable aux vivants. Même le plus puissant des télescopes ne pourrait détecter sa présence. Il s’agit d’une «école complémentaire» qui permet de préparer chaque individu à sa prochaine réincarnation.

Se réincarner dans notre espace-temps puis retourner dans l’«école complémentaire», cycliquement, n’est plus obligatoire pour l’homme «libérable».

L’espace-temps qui correspondrait à l’«enfer» qu’évoquent différentes croyances religieuses n’existe pas. Concept inutile. Les souffrances sur terre (pour raison éducative, rédemptrice ou afin de fortifier l’âme), égalent largement celles infligées par diverses puissances infernales qu’imaginent des cerveaux déstabilisés.

Les natifs d’un espace-temps «inférieur» ne peuvent pas accéder aux univers «supérieurs». Impossibilité physiologique: un bas niveau moral cause la formation d’une impalpable barrière infranchissable. Ce barrage fonctionne automatiquement, suivant les règles karmiques. On pourrait illustrer un tel phénomène à l’aide d’une image extravagante. Des êtres de haut niveau moral foulent sans problème le sol d’une planète bizarre. En revanche, des créatures à la moralité déficiente s’y enfoncent. En disparaissant sous la surface planétaire, elles se retrouvent dans leur monde non évolué.

Comme notre univers, l’«au-delà», où se rendent les humains entre deux réincarnations (école complémentaire), est un espace-temps «inférieur».

Chaque espace-temps «supérieur» est peuplé d’habitants très évolués, qui respectent toujours les lois morales. Univers où n’existent ni police ni services judiciaires ni armées. Le vol n’y existe pas. Personne n’y manifeste de l’agressivité.

Les habitants des univers «supérieurs», parfois, «descendent» dans un espace-temps «inférieur», pour diverses raisons. L’humain «libéré» est forcément accompagné de sa divinité attitrée, qui assure sa protection. Le couple ne se sépare jamais.

Si un individu peu évolué se montre agressif, grâce à sa prescience, la divinité anticipe l’attaque. Avec une grande économie de moyens, elle modifie, dans l’environnement, quelques détails apparemment insignifiants. Comme sous l’effet du hasard, une bourrasque emporte un élément du décor qui s’écrase sur l’agresseur, son arme s’enraye, des appareils explosent en recevant la foudre, les véhicules cessent d’obéir à leur conducteur, d’ahurissants phénomènes contrecarrent l’incursion d’autres assaillants, etc. Le couple peut aussi disparaître d’une façon inexplicable. Superstitieuses, les créatures primaires s’enfuient épouvantées…

Pour passer inaperçu, les visiteurs des mondes «supérieurs» prennent l’apparence de dignitaires du régime ou d’anodins promeneurs. La divinité peut aussi, par télépathie, rectifier les ordres des soldats…

La divinité cache aux créatures primaires qu’elle a des pouvoirs prodigieux. Il ne faut pas modifier le rythme d’évolution des populations arriérées.

Comment un infime détail peut-il changer le cours de l’histoire? Par exemple: une brindille allumée par un tesson de bouteille met le feu au bois tout proche. Les pompiers détournent la circulation. Le détenteur d’un secret décisif ne peut rejoindre l’état-major à temps. L’issue d’une guerre bascule…

La «descente» dans un espace-temps «inférieur» peut être motivée par le goût de l’exploration à but élevé (scientifique, culturel…).

La «descente» dans un espace-temps «inférieur» peut aussi avoir pour but l’assistance aux êtres en formation. Exemple: quand, sur une grande échelle, l’absence de progrès moraux s’éternise. Il suffit alors de modifier des événements bien choisis. Quelques «incidents mineurs», d’apparence fortuite, débloquent la situation. Cela se fait en toute discrétion. Les êtres très évolués ne se transforment jamais en prophète ou messie. Ils ne s’expriment jamais publiquement.

Aucun être très évolué ne se rend dans un espace-temps «inférieur» afin de se divertir.

Il n’existe pas de religion spécifique au «lieu» du séjour entre deux réincarnations.

Sur le «lieu» du séjour entre deux réincarnations, les fidèles d’une religion terrestre peuvent continuer à la pratiquer.

Dans l’«au-delà», les êtres que cela intéresse peuvent suivre des cours permettant d’approfondir la «législation divine» et le système karmique. Contrairement à l’enseignement religieux, cette connaissance ne comporte aucun dogme. Il s’agit d’une science susceptible d’évoluer.

Dans des sortes d’universités de l’«au-delà», on enseigne la «législation divine». Nul n’impose de suivre des cours. Pour s’inscrire à une telle université, il suffit d’être volontaire.

Dans diverses universités de l’«au-delà» où l’on enseigne la «législation divine», certains professeurs sont des êtres «libéré» (humains et «divinités»). Ils œuvrent sans révéler leur niveau d’évolution.

Père Noël

Tant que les extraterrestres demeurent invisibles, sans preuves indiscutables, explicables par la science, leur existence, sur terre, s’identifie à celle du père Noël.

Tant que les fantômes demeurent invisibles au grand public, sans preuves indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle du père Noël.

Tant que les vampires demeurent invisibles au grand public, sans preuves indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle du père Noël.

Tant que les zombis demeurent invisibles au grand public, sans preuves indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle du père Noël.

Tant que les lutins, farfadets, kobolds, trolls, etc., demeurent invisibles au grand public, sans preuves indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle du père Noël.

Tant que les effets des superstitions demeurent improuvables par la science, leur existence s’identifie à celle du père Noël. Au lieu d’exécuter des momeries propitiatoires, mieux vaut avoir un comportement correct dans la vie. C’est plus efficace. Les combines irrationnelles ne favorisent ni n’entravent le destin.

Tant que les «ancêtres» décédés, munis de pouvoirs physiques s’exerçant sur le monde des vivants, demeurent sans preuves indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle du père Noël.

Des «consciences collectives» peuvent exister: animales, végétales… Leur invocation est devenue inutile, aujourd’hui, où la technique scientifique surpasse les antiques sources de savoir des primitifs. Toutefois, certaines trouvailles des anciens méritent une investigation de nos savants. La fréquentation respectueuse de ces «consciences collectives», sans intention d’en tirer un profit matériel, permet toutefois d’expérimenter l’harmonie des différentes formes vitales qu’offre notre environnement naturel. Libre à chacun d’en faire l’étude superficielle, non dangereuse (sans stupéfiant ni cérémonie sauvage), lors d’une pause dans un milieu bucolique: par la pensée.

Recourir aux ressources ancestrales et pernicieuses du psychisme, avec des visées malveillantes, intéressées, se paye toujours d’un choc en retour, tôt ou tard: imparable. Ce contrechoc frappe autant le jeteur de sort que son client. Du malheur ajouté aux malheurs pour ceux qui se risquent à puiser de la fange dans le puits interdit.


Ni le diable, ni personne d’autre, ne peut acheter l’âme d’un être humain. Pas plus qu’on ne peut acheter la gravitation. Lucifer n’a pas besoin de s’emparer des âmes pour les instruire. L’homme reste toujours libre d’acquérir ou non la connaissance. Liberté «cautionnée» par la Conscience Initiale.

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