dimanche 1 octobre 2017

APHORISMES C 8

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APHORISMES C 8
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PERE NOEL
Père Noël
Tant que les extraterrestres demeurent invisibles, sans preuves indiscutables, explicables par la science, leur existence, sur terre, s’identifie à celle du père Noël.
Tant que les fantômes demeurent invisibles au grand public...
Tant que les vampires demeurent invisibles au grand public…
Tant que les zombis demeurent invisibles au grand public…
Tant que les lutins, farfadets, kobolds, trolls, etc., demeurent invisibles au grand public…

Irrationnel
Tant que les effets des superstitions demeurent improuvables par la science, leur existence s’identifie à celle du père Noël. Au lieu d’exécuter des momeries propitiatoires, mieux vaut avoir un comportement correct dans la vie. C’est plus efficace. Les combines irrationnelles ne favorisent ni n’entravent le destin.

Ancêtres
Tant que les «ancêtres» décédés, munis de pouvoirs physiques s’exerçant sur le monde des vivants, demeurent sans preuves indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle du père Noël.

Collectif
Des «consciences collectives» peuvent exister: animales, végétales… Leur invocation est devenue inutile, aujourd’hui, où la technique scientifique surpasse les antiques sources de savoir des primitifs. Toutefois, certaines trouvailles des anciens méritent une investigation de nos savants. La fréquentation respectueuse de ces «consciences collectives», sans intention d’en tirer un profit matériel, permet toutefois d’expérimenter l’harmonie des différentes formes vitales qu’offre notre environnement naturel. Libre à chacun d’en faire l’étude superficielle, non dangereuse (sans stupéfiant ni cérémonie sauvage), lors d’une pause dans un milieu bucolique: par la pensée.

Choc en retour
Recourir aux ressources ancestrales et pernicieuses du psychisme, avec des visées malveillantes, intéressées, se paye toujours d’un choc en retour, tôt ou tard: imparable. Ce contrechoc frappe autant le jeteur de sort que son client. Du malheur ajouté aux malheurs pour ceux qui se risquent à puiser de la fange dans le puits interdit.

Impayable
Ni le diable, ni personne d’autre, ne peut acheter l’âme d’un être humain. Pas plus qu’on ne peut acheter la gravitation. Lucifer n’a pas besoin de s’emparer des âmes pour les instruire. L’homme reste toujours libre d’acquérir ou non la connaissance. Liberté «cautionnée» par la Conscience Initiale.


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MONDE SANS MAL
Inexistant
La Conscience Initiale fit créer, par le «générateur universel», un monde où aucun mal n’existait.

Endiguer
Pour qu’aucun mal n’apparaisse dans ce monde «parfait», un mécanisme automatique (ressemblant vaguement au système karmique) endiguait sur-le-champ chaque velléité agressive des individus. A la façon d’un corset très serré qui empêche de respirer.
Ses habitants étaient comme des rats de laboratoire qui, pour un certain comportement, subissent une pénible décharge électrique. Leur vivacité étant systématiquement réprimée, ces individus «parfaits» ne se risquaient jamais à entreprendre la moindre action inventive.
Ils avaient tous un comportement d’aliéné sous puissant tranquillisant.
Ils étaient abouliques. Aucun ne faisait preuve d’initiative. Aucun n’avait d’aptitude artistique: des chiffes molles. Pour la Conscience Initiales: des créatures dépourvues d’intérêt.
Qualifier d’«anges» ces créatures indolentes serait leur faire trop d’honneur. Elles n’avaient aucune connaissance de la morale.

Improductif
Dieu créateur veut engendrer des êtres créateurs, pas des larves improductives.
Pas une de ces chiffes molles ne se distinguait des autres. On pourrait les comparer à d’uniformes gemmes vitreuses. A l’opposé, chaque être «libéré» serait un diamant unique, aux innombrables teintes sublimes.
Dans le monde du «bien» structurellement forcé, la conscience de ses habitants est mutilée. Dans les espaces-temps uniquement ouverts aux êtres «libérés», le mal n’existe pas car ils le décident ainsi.

Naturellement
Aucune créature conçue par le «générateur universel» n’est naturellement bonne, pas plus qu’un robot n’est «naturellement bon».
Emanant de la Conscience Initiale, chaque conscience n’est pas naturellement bonne.

Don
Echappant à l’entendement limité des hommes, la Conscience Initiale n’est ni bonne ni mauvaise. Son immense amour immanent n’admet qu’une finalité heureuse pour tous les êtres créés par Elle.
Le don de la conscience est un cadeau inestimable fait aux hommes.

Apprentissage
Sauf pour la Conscience Initiale, l’amour s’apprend.

Ni mâle ni femelle
Ces créatures incapables «mécaniquement» de faire le mal n’étaient ni mâles ni femelles, ou les deux à la fois.
Ces créatures incapables «mécaniquement» de faire le mal ignoraient l’affection. Pour elles, autrui ne présentait aucun intérêt. Parce que chaque rencontre avec leurs semblables était peu plaisante, elles se fuyaient.

Impasse
L’univers «sans mal» s’avérant une impasse, la Conscience Initiale permit aux «chiffes molles» d’exprimer librement leur nature profonde. Toutes trouvèrent ce changement attrayant.

Négatif
On ne peut fabriquer un monde «sans mal», de même qu’il est impossible de fabriquer un monde sans utiliser les chiffres négatifs.
Dans le monde «expérimental» où aucune créature ne pouvait faire du mal, celui-ci existait quand même.

Endiguement
Dans le monde «sans mal», ce dernier restant toujours à l’état potentiel, chaque velléité belliqueuse des créatures dut être réprimée par un endiguement externe.

Naturellement
Dans ce monde, toutes les créatures ignoraient la moralité: superflue.
Elles étaient naturellement égoïstes.
Toute créature égoïste, pour satisfaire ses envies, recèle un fond d’agressivité.

Inexpressif
Dans ce monde, toutes les créatures étaient inexpressives. Elles n’éprouvaient aucune émotion.
Leurs sentiments étaient constamment neutralisés.
Ce monde était terne, lugubre.

Univers libres
Les univers «libres», dans lesquels chacun cède ou non au mal, sont attrayants par moments.
Les univers «libres», dans lesquels personne ne cède au mal, sont continuellement attrayants, brillants, enchanteurs, paradisiaques.


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DIEU UN
Mâle et femelle
La Conscience Initiale est «complète»: ni masculine, ni féminine. Ou à la fois masculine et féminine. Certaines créatures furent créées comme Elle.

Mythe
D’antiques récits mythiques parlent d’êtres féroces et destructeurs, à la force démesurée, causant d’effroyables catastrophes, qu’il fallut sectionner. De ces créatures sortirent chaque humain avec son «complément» demi-dieu ou déesse. Tous sexués.

Un
Le Un ne peut qu’être un.
Quand plusieurs uns coexistent, ils ne savent que s’affronter.

Deux
Les uns ne sont pas faits pour vivre à plusieurs. Le Un le comprit, c’est pourquoi Il transforma les «uns» en deux.

Communication
Tout être peut communiquer avec Dieu, mais personne ne pénètre dans Sa «demeure».

Impossibilité
Avec l’introduction de l’autre, le Un cesserait d’être Un.
Dieu émet une puissance tellement faramineuse qu’elle anéantirait tout intrus. Similairement, il est impossible à l’humain d’approcher la surface du soleil.
Après la mort, «fusionner» en Dieu est une rêverie poétique qui n’a aucun sens.
Sous prétexte que l’esprit éprouve parfois un «sentiment océanique», la conscience humaine post-mortem n’est pas une «goutte d’eau» qui peut se fondre dans l’«océan du Grand Tout».
Sans «carboniser», la conscience humaine ne peut «fusionner» en Dieu.
La fusion post-mortem en Dieu (d’ailleurs impossible) équivaudrait à un retour dans le ventre maternel. Quel intérêt?
Le chimérique «fœtus post-mortem en Dieu» s’imagine jouir d’une extase perpétuelle sans responsabilité «physique»: rêve du junkie.

Co-régenter
A moins que le chimérique «fœtus post-mortem en Dieu», autoritaire, s’imagine co-régenter le monde. Ce serait comme faire entrer une mouche à m… dans un bloc opératoire.

Gâtisme
La Conscience Initiale n’a pas créé l’humain pour que sa conscience s’achève en gâtisme de junkie.

Responsable
L’existence éternelle implique d’être toujours responsable.

Amour
Les «uns» ne peuvent pas comprendre l’amour.
Quand chaque «un» fut séparé en deux êtres complémentaires, ces derniers purent comprendre l’amour.

LES «UNS»
Les «uns»
Pour les «uns», l’amour ne sert à rien.
Après l’épisode du «monde sans mal», les «uns» n’arrêtaient pas de se combattre. Ils pouvaient assouvir leur soif de gloire au combat. Chaque «un» tentait férocement d’obtenir le pouvoir. Cuirassé par sa force gigantesque, par ses pouvoirs fabuleux, il est incapable d’«écouter» la Conscience Initiale.

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