Anneau cosmique
L’idée
d’un espace-temps «circulaire» permet de se figurer l’infini spatial.
Impossible autrement de s’en faire une représentation satisfaisante. Quand les
humains croyaient la terre plate, aucun n’aurait imaginé qu’un trajet
rectiligne ramène le voyageur à son point de départ.
Notre
univers sphérique se déplace dans l’«anneau cosmique».
Qui
dit infini, dit aucun arrêt. Hors, si l’on se trouve sur un cercle, il n’y a
d’arrêt nulle part. Autrement dit: ni commencement ni fin. Et si ce cercle est
de dimension pharamineuse, comment pourrait-on soupçonner le processus «fermé»?
C’est-à-dire le retour cyclique au même «endroit». Aucun vestige ne subsiste
après d’innombrables successions d’objets célestes qui se métamorphosent.
Dans
l’univers, l’un des principaux mécanismes fonctionne selon le mode du mouvement
circulaire qui demeure indéfiniment. L’infinité astronomique obéit aussi à
cette évolution parfaite.
L’anneau
cosmique n’a ni début ni fin.
L’anneau
cosmique est à la fois fini et infini.
La
partie sphérique de notre univers est «limitée», bien que croissante.
La
partie en forme d’anneau de notre univers est «limitée», bien que croissante.
Notre
univers qualifié d’infini n’a pas l’absence de limites que suggère cet
adjectif, inapproprié au sens strict du mot.
Notre
univers est «infini» seulement parce qu’il se situe dans un cercle: astuce de
la création.
L’anneau
cosmique est constitué d’un «vide» exempt de corps célestes.
La
totalité du segment d’anneau cosmique avant et après l’«univers sphérique» est
invisible.
Puisque
l’anneau cosmique est invisible: impossible d’apercevoir l’opposé du diamètre.
L’anneau
cosmique a une circonférence qui surpasse infiniment celle de l’univers
sphérique.
La
dimension de l’univers sphérique est relative au temps écoulé depuis le Big
Bang.
Les
dimensions spatiales de l’univers sphérique croissent avec l’augmentation du
temps.
Les
dimensions spatiales de l’anneau cosmique croissent avec l’augmentation du
temps.
La
circonférence de l’anneau cosmique varie avec l’augmentation du temps.
La
section de l’anneau cosmique varie avec l’augmentation du temps.
Puisque
l’espace-temps se déforme, nous dit la science, pourquoi n’existerait-il pas un
infime «cintrage» spatio-temporel, global et constant, qu’aucun instrument
(actuel) ne peut mesurer? Une courbure infime à un point tel qu’elle est
totalement imperceptible.
L’indication
de l’infini est un huit couché: ∞. Le système à double boucle nous rappelle que
l’infini se perd dans deux directions: immensité versus infinitésimalité.
Admettons que le croisement des deux boucles ne se fasse pas sur un même plan.
Cette intersection s’opère alors dans la troisième dimension.
Si
le huit couché forme une ligne unique, sans contact à l’intersection, et que
chaque boucle relève de l’infiniment grand pour l’une et l’infiniment petit
pour l’autre, comment ces deux infinis se raccordent-ils? Pensons à la bande de
Möbius. Chaque endroit du ruban à son envers, et pourtant sa superficie est
partout la même, sans interruption. On pourrait donc admettre que les deux
infinis, si opposés, qui circonscrivent notre monde à chaque instant, ne
forment en réalité qu’une seule et même étendue.
La
«boucle de Môbius» du cosmos (anneau cosmique) a une dimension incommensurable.
Curiosités
physiques et «métaphysiques». En coupant un ruban de Möbius tout du long, on
obtient une bande aux deux faces séparées. Le découpage supprime donc
l’«infini». Et cette nouvelle bande est torsadée, tels les brins du vivant. Coupé
à nouveau tout du long, l’objet antérieur forme un ensemble de deux anneaux
distincts mais enchevêtrés où chacun a une apparence hélicoïdale. Comme si le
microcosme était enchaîné au macrocosme: clin d’œil géométrique de la Création.
L’anneau
cosmique est un système giratoire sans axe gravitationnel.
L’anneau
cosmique, parce que sans axe gravitationnel, recèle une quantité d’énergie
«astronomique» qui permet d’entretenir ce système giratoire.
Une
«matière noire» qui solidifie l’anneau cosmique pourrait expliquer la «masse
manquante» de l’univers.
Partout,
continuellement, l’anneau cosmique fait subir à notre espace-temps une
déviation infinitésimale.
L’infinitésimale
déviation constante de l’anneau cosmique infléchit notre espace-temps toujours
dans le même sens.
Aux
«confins latéraux» de notre espace-temps tournant dans l’anneau cosmique,
extrêmement éloignés, des propriétés physiques, d’une puissance phénoménale,
dévient insensiblement les objets qui s’en approchent.
Il
est impossible de savoir où l’on se trouve dans l’«anneau cosmique».
Tout
repère dans un cercle est arbitraire.
Pour
le primitif, l’«anneau cosmique» serait aussi incroyable qu’une terre ronde.
A
l’époque où les primitifs croient que la lune est un disque, inutile de leur
parler des galaxies, encore moins d’un «anneau cosmique».
Dire
que notre terre est ronde quand chacun la sait plate fait de vous un fou.
Pour
l’homme raisonnable, l’espace sidéral continue sans jamais rencontrer de
limites. Et après? Encore de l’espace. Et après? Encore. Et? Encore. Encore.
Encore. Etc. Indéfiniment. Seuls les plus brillants esprits peuvent se
représenter un tel phénomène géométrique, lequel défie la logique du monde
rationnel.
L’«anneau
cosmique» à la circonférence démesurée est-il plus impensable qu’un univers
«totalement» infini?
Aucune
limite n’interrompt la ligne du cercle. Continuité sans bornes: attribut de
l’infini.
Il
n’existe aucun espace spatial sans «bornage».
L’homme
immobile tourne avec la surface terrestre. Notre planète tourne autour du
soleil. Le système solaire tourne à l’intérieur de la voie lactée. Comme toutes
les galaxies, la voie lactée suit une courbe…
Dans
l’univers, rien n’est fixe.
L’univers
n’est pas fixe.
Seul
l’anneau cosmique est «fixe».
Dans
l’espace, tous les objets célestes suivent une courbe.
Il
n’existe aucune limite à l’augmentation d’un espace-temps.
Le
«réceptacle» de tout espace-temps n’a aucune propriété physique.
Le
«réceptacle» de notre espace-temps dépend du «générateur universel».
En
vue de clarifier la matière noire et l’énergie sombre, voici une hypothèse
métaphysique, pas scientifique. Au-delà d’une distance extrêmement lointaine,
les galaxies repérées n’appartiennent pas à notre espace-temps. La lumière y
aurait une vitesse plus rapide. Les êtres d’ici, intentionnellement isolés, ne
pourraient pas changer d’espace-temps. Ceux de l’«extérieur» circulent
peut-être entre des mondes différents.
Notre
espace-temps aurait une étendue plus «réduite» que semblent l’indiquer les
télescopes.
Notre
monde est une «école». L’étendue «restreinte» dont elle jouit convient à son
objet.
Bien
que gigantesque, notre espace-temps aurait donc des bornes.
Chaque
univers est formé d’une partie sphérique qui tourne à l’intérieur d’un anneau
cosmique.
Les
autres univers seraient beaucoup plus grands.
L’enveloppe
séparant notre monde des autres possèderait des propriétés difficiles à
imaginer.
Les
univers, perceptibles ou non, forment des archipels en nombre illimité.
Le
Big Bang ne génère pas cet infini spatial aux «contours» impénétrables, qui
semble même irrationnel, il produit un «anneau» de dimension gigantesque dans
lequel tourne imperceptiblement notre espace-temps.
Big Bang
Un
phénomène tel que le Big Bang ne se déclenche pas sans cause. La formation de
notre univers et son fonctionnent répondent à des règles logiques,
«intelligentes».
La
Conscience Initiale dut déclencher le Big Bang par une manifestation de Sa
pensée.
Pour
que le Big Bang eut lieu, un autre d’ordre plus ou moins «spatial» dû
l’anticiper. Un «lieu» difficile à définir sinon par une absence de propriétés matérielles.
On pourrait conséquemment appeler celui-ci un «non-espace-temps». Il s’agit en
fait d’un «non-lieu» possédant néanmoins une certaine substance, sans doute
infinitésimale: presque rien, mais quelque chose quand même. Un vide bien plus
vide que notre vide à nous, lequel n’est jamais qu’une partie constitutive de
la matière. Sans vide, pas d’atome et sans atomes, pas de matière. Notre vide
le plus absolu s’avère donc être de la matière. C’est si vrai qu’en grande
quantité, nous apprennent les physiciens, il dégage de l’énergie.
Sur
quoi notre univers gagne-t-il son extension calculée par les scientifiques? En
d’autres termes, si l’univers se dilate, c’est au détriment de quoi? Forcément
d’une «chose» qui peut l’accueillir.
On
ne peut imaginer que notre univers soit environné de néant, cela signifierait
qu’il se trouve à l’intérieur même du néant. Et toute chose plongée dans le
néant est ipso facto néantisée.
Le
«lieu» d’accueil du Big Bang, et à sa suite l’univers tout entier, ignore la
parcimonie. A croire qu’on pourrait tout aussi bien loger plusieurs univers,
peut-être même une myriade, dans ce truc sans nom connu du public.
Le
surgissement de l’univers, grâce au Big Bang, n’a pu se produire qu’ailleurs,
hors du couple espace-temps. Sans quoi cela signifierait que sa présence
précéda sa survenue: absurde!
Le
Big Bang «engendreur» d’univers aurait sa contrepartie appelée «Big Crunch».
Lequel rend possible son annihilation, si l’univers devient «inutile». Cette
possibilité n’est pas une obligation puisque chaque univers peut durer
indéfiniment. En fait, aussi longtemps que son «réceptacle» (le
«non-espace-temps») l’autorise à croître.
S’agissant
de l’origine d’un univers, son début jouxte toujours sa fin éventuelle,
lesquels sont indéfectiblement liés. Tel le point de départ du cercle se
confondant avec son «extrémité». Entre l’amorce et le terme, l’espace-temps se
déploie sans limites préétablies.
Sans
l’union Big Bang - Big Crunch, la «dimension» originelle d’un univers (pareille
à celle de son anéantissement) serait impensable. Avec cette union, la
«dimension» originelle, commune, minuscule, se situe exactement à mi-chemin
entre l’infiniment petit et l’infiniment grand.
Le
Big Bang créa les distances infinies de l’espace.
Le
Big Bang créa l’espace infinitésimal.
Jamais
de commencement d’univers sans sa fin (possible mais non inéluctable). Le Big
Crunch est un simple mécanisme d’achèvement. En quelque sorte, une gomme qui
efface l’esquisse inintéressante.
L’anneau
cosmique «flotte» entre le Big Bang, au centre, et le Big Crunch, à
l’extérieur.
Des
univers auxquels les habitants évolués d’autres espaces-temps n’auraient pas
accès manqueraient d’intérêt. Toute civilisation est un trésor sans pareil.
Dieu ne crée rien pour rien. Chaque univers sert d’écrin à ses habitants
civilisés: des joyaux vivants dont les productions de l’esprit charment la
Conscience Initiale.
La
Conscience Initiale n’élabore pas d’innombrables mondes interdits aux visiteurs
éduqués. L’exploration de civilisations avancées, en nombre infini, est un
plaisir enchanteur dont personne ne se lasse, l’éternité durant.
PORTRAIT
Les faces de
Dieu
Dieu est un mot simple qui recouvre nombre d’aspects
différents. Alors quand Son nom est prononcé, de quoi s’agit-il, ou de Qui
s’agit-il, et à quel niveau se situe-t-on?
Est-ce le «vide» de l’assertion bouddhique «Dieu,
c’est le vide»?
Est-ce la volonté créatrice des ésotéristes?
Est-ce la lumière des occultistes?
Est-ce le grand Architecte de l’univers des maçons?
Est-ce le Dieu unique du monothéisme, anthropomorphisé,
animé par des pulsions trop humaines?
Est-ce le soleil des monothéismes précurseurs?
Est-ce le côté lumineux de la Force de «Star wars»?
Est-ce la hiérarchie des forces divines que le
monothéisme métaphorise sous les noms: anges, archanges, chérubins, séraphins
et démons?
Est-ce la hiérarchie des forces divines que les
mythologies de l’antiquité métaphorisaient à l’aide des dieux du ciel et de
l’enfer?
Sont-ce les égrégores des alchimistes?
Est-ce une subdivision des forces divines qui
s’expriment par divers esprits de la nature chez les animistes?
Sont-ce les archives akashiques dont parlent les
Théosophes, empruntées à la philosophie indoue, qui seraient la mémoire
intégrale de l’univers, comme conservée sur un «disque dur» prodigieux?
Est-ce le plan kabbalistique découvert au
Moyen-Orient?
Est-ce le plan des chakras découvert par les
Asiatiques?
Est-ce la révélation d’un prophète engendrant une
pratique religieuse, lui-même déifié?
Est-ce l’expérience mystique qui semble participer
du divin?
Est-ce l’inspiration d’un grand artiste dont l’œuvre
donne une idée du divin?
Est-ce l’émotion esthétique, fusionnelle avec le
grand tout, qui invite à communier avec le divin?
Est-ce le rêve exceptionnel qui laisse imaginer le
divin?
Est-ce notre inconscient capable d’entrer en
communication avec autre chose que le psychisme humain?
Est-ce la Nature divinisée par les athées?
Est-ce autre chose encore?
Portrait
métaphorique de Dieu.
Par Dieu, entendons ici la réponse aux grandes
questions posées par l’homme depuis que ses interrogations portent sur des
notions abstraites: «existence de Dieu, origine du monde, sens de sa vie,
quelque chose après la mort…». Alors imaginons un photographe métaphorique
souhaitant avoir des réponses à ces questions. Avec son appareil photo métaphorique,
muni d’un flash métaphorique, il appuie sur le déclic métaphorique. Seulement,
la lumière de son flash métaphorique, comme tout flash physique en ce bas
monde, produit un éclairage «plat», sans relief, qui permet de reconnaître tout
juste le sujet. Autre problème du flash: le premier plan est «cramé»,
surexposé. Quant au fond, éloigné du sujet, il est par contre très sombre,
sous-exposé. On ne voit presque rien. Explication: cette source lumineuse
unique, placée à côté de l’objectif, est la métaphore de quoi? Il s’agit de
l’éclairage porté sur une religion hégémonique, à la vision étroite et limitée.
Alternative à cette investigation étriquée. D’abord,
on emploiera une lumière réduite qui sera dirigée sur le premier plan.
Explication: il s’agit de l’éclairage porté sur la sorcellerie, le chamanisme,
les hommes-médecine… Puis, pour le sujet, au centre, on aura recours à un
éclairage assez puissant, venu d’en haut, quelque part entre latéral et facial,
d’un côté ou de l’autre. Explication: il s’agit, pour le photographe, de
l’éclairage porté sur sa propre religion. Ou bien sur le contexte
civilisationnel qui a présidé à son éducation. Côté opposé, on installera une
lumière venue aussi d’en haut, également située entre les positions latérales et
faciales, mais moins intense, afin de créer du modelé, de la profondeur, sur le
sujet. Explication: il s’agit de l’éclairage porté sur tous les grands courants
religieux. Face au sujet, on mettra une petite lampe flood, à hauteur d’homme,
dont l’intensité mesurée permettra d’adoucir le contraste, juste assez pour
déboucher certaines ombres. En particulier, ce triangle noir, disgracieux, sous
le nez. Explication: il s’agit de l’éclairage porté sur l’athéisme.
Par-derrière, on fera plonger un puissant projecteur qui frise le sujet, créant
un liseré surexposé. Notre sujet se détache désormais parfaitement du fond. Explication:
il s’agit de l’éclairage porté sur l’ésotérisme. Il existe également la
possibilité de disposer différemment ce puissant projecteur, cette fois,
orienté de bas en haut, et placé par-devant. A déconseiller aux âmes sensibles
car il rend le sujet effrayant (technique des films d’horreur). Explication: il
s’agit de l’éclairage porté sur l’occultisme chtonien. Quant au fond, il est
trop vaste. Une seule lampe, même très puissante, ne suffirait pas. Le
photographe va donc disposer une multitude de projecteurs directifs, chacun
orienté sur un détail intéressant. Explication: il s’agit de l’éclairage porté
sur la philosophie, la psychologie, la psychanalyse, la sociologie,
l’ethnologie, le paranormal, l’anthropologie, les mythologies, les contes et
légendes, la littérature, les langues, la sémantique, la philologie, la
communication, l’art, l’archéologie, l’histoire, l’astronomie… L’observateur avisé
constate donc que pour avoir la meilleure connaissance concernant cette
question, plus on diversifie les éclairages, plus on a des chances de se faire
une idée satisfaisante du sujet.
Le vide de
Dieu
Certains remplacent Dieu par «Nature», en l’ornant
parfois d’une majuscule. Or «Nature» est l’un des pseudonymes de Dieu.
Beaucoup affirment que les bouddhistes nient
l’existence de Dieu. Il faut pourtant savoir qu’ils ne disent aucunement: Dieu
n’existe pas. Mais: Dieu, c’est le vide. Un énoncé qui induit en erreur maints
Occidentaux, lesquels raisonnent ainsi: «vide» égale «rien» donc «inexistence».
Sans compter la confusion faite entre «vide» et «absence». Les Bouddhistes ne
sont pas stupides. S’ils avaient voulu dire: Dieu n’existe pas, ils auraient dit:
Dieu n’existe pas. Et non: Dieu, c’est le vide.
Dire que «Dieu, c’est le vide» semble une
connaissance très avancée de Dieu, sous Sa «forme» ultime, dans les limites,
vraisemblablement, que l’homme est en mesure d’explorer. Le «vide» dont les
bouddhistes parlent n’est pas le vide que nous connaissons: le vide absolu ou
intergalactique. Comme toujours en matière religieuse: les grandes vérités ne
peuvent s’exprimer qu’au moyen d’images. A moins d’être dénué de clairvoyance
et/ou borné, une image de cet ordre doit s’interpréter. Elle donne ainsi lieu à
quantités d’interprétations. Et chaque interprétation peut receler une part de
vérité. Il s’agit d’un «vide créateur». Un «vide magique». «Quelque chose» que
ne peut concevoir «directement» un mental rationnel. Si les hindouistes
préfèrent dire «plein» au lieu de «vide», cela revient au même.
Description de Dieu
Ce
que les gens appellent Dieu est la Conscience Initiale. Laquelle a deux
aspects. D’une part: un «Rien du tout» (qui est quand même quelque chose).
D’autre part: un «quasi rien» (grâce auquel le «Rien du tout» peut tout).
Dire
le «Rien du tout» n’a de sens que si l’on se place au niveau matérialiste.
Prenons n’importe quelle abstraction: la liberté, la justice, etc. Peut-on les
couper en tranches concrètement mesurables: poids, taille, couleur, composition
chimique, structure nucléaire, densité, masse, etc.? Pour ces idées, des
humains peuvent néanmoins mourir. Elles comptent mais ne se réduisent pas à des
dimensions quantifiables. Pensons aussi aux règles géométriques, à la suite des
nombres premiers, etc. Rien de concret, tant qu’elles ne servent pas à résoudre
des problèmes pratiques. Il en ressort que les idées pures, aux yeux d’un
expérimentateur de labo, sur le plan du mesurage, égalent: rien du tout.
Autre
abstraction, et non des moindres: la conscience. A distinguer des impulsions
cérébrales, dont les traces sont enregistrables par certains appareils. Comme
la liberté, la justice, les règles géométriques, la suite des nombres premiers,
etc., la conscience ne peut être coupée en tranches concrètement mesurables.
Elle n’a rien de matériel. Cette conscience existe chez les animaux, y compris
les insectes. Conscience sans laquelle nul ne peut vivre. Grâce à elle, tout
individu sait qu’il existe. Tout individu sait qu’il doit prolonger sa vie en
renouvelant des actes indispensables (manger, boire, excréter, se protéger des
conditions météorologiques extrêmes, dormir dans un lieu sûr…). Tout individu
sait que s’il affronte un rival ou un prédateur, il doit prendre garde à ne pas
perdre la vie. Tout individu sait qu’il doit perpétuer son espèce…
Les
préoccupations précédentes ne concernent pas la Conscience Initiale. Pareille
aux concepts de liberté, de justice, de règles géométriques, de suite des nombres
premiers, etc., n’étant jamais née, Elle ne peut mourir.
Reste
que la Conscience Initiale sait qu’Elle vit, et pas seulement cela. D’aucuns
affirment: la Conscience Initiale est une abstraction. Ils n’ont pas tort,
jusqu’à un certain point cependant. Tout étant affaire d’interprétation. En
fait, c’est Sa nature ultime qui relève de l’abstraction.
Certains
religieux affirment que Dieu peut tout. C’est faux. Dieu ne peut pas ne pas
être Dieu. La conscience, consciente d’elle-même, ne peut cesser d’être
consciente d’elle-même. Eternellement.
Dès
la conscience de l’homme formée, celle-ci ne peut cesser d’exister. La
Conscience Initiale a introduit dans la conscience humaine une partie de son «patrimoine
génétique»: l’éternité.
Ce
n’est pas parce qu’une conscience, lors de la mort, devient indécelable aux
appareils scientifiques qu’elle disparaît. Ne pas confondre absence et néant.
Les
hommes s’interrogeront bientôt à propos des robots très perfectionnés,
autonomes. A juste titre. Evidemment, pas plus qu’avec l’insecte, vous ne
discuterez des spéculations de Kant avec l’être artificiel. Encore qu’avec un
robot savant… Les hommes, autrefois, se sont posés des questions similaires à
propos des femmes, des sauvages, se demandant s’ils avaient une âme. Aujourd’hui,
pour beaucoup, cette question s’applique à leur toutou ou à leur minet.
Au
fil des âges, les points de vue changent. La conscience qui s’attache
automatiquement à tout organisme autonome composé d’ADN pourrait-elle en faire
autant avec un être artificiel, et interférer avec sa programmation
informatique? Cela signifierait que cette conscience spontanée est capable
d’exercer son action sur du silicium. Question pour demain…
A
partir de quel niveau comportemental d’un être peut-on déterminer le caractère
humain de sa conscience? Entre le pervers criminel, bouffi de cruauté, et le
robot du futur, attentif à la sécurité des hommes, lequel obtiendrait son
brevet d’humanité?
La
conscience assure aussi, au travers de leur chimie spécifique, l’existence des
plantes. Conscience, sans doute, encore plus élémentaire que celle des
insectes. Bien qu’elle soit parfois subtile, à la mesure de l’ingéniosité
adaptative de certains végétaux, tout à fait étonnante.
La
conscience se forme spontanément dès qu’un ensemble complexe est en mesure de
fonctionner par lui-même. Autrement dit: dès qu’une possible autonomie le rend
viable. Processus automatique, comparable à la formation d’une planète
s’agrégeant à partir d’une myriade d’astéroïdes éparpillés dans l’espace, sous
l’effet de la gravitation.
S’agissant
de la Conscience Initiale, n’étant jamais née, parler de Sa formation n’aurait
aucun sens.
Principes
universels: la conscience engendre la conscience.
Rien
de vivant n’existe sans conscience.
Voyons
maintenant le «quasi rien». Second attribut de la Conscience Initiale. D’après
les scientifiques, l’univers est constitué d’atomes et de vide. Les atomes sont
constitués d’énergie. Le vide aussi. Bref, n’existe rien d’autre que de
l’énergie, sous des formes diverses. Ainsi la «matière» est une «illusion» qui
trompe l’homme sa vie durant. Mais une illusion parfaite. Partout où nos sens
perçoivent le «dur», il n’y a, essentiellement, que du «vide».
La
principale caractéristique de l’énergie est sa capacité à produire des effets.
Une capacité qu’on peut donc nommer: cause.
En
approfondissant l’analyse de l’atome, les scientifiques tombent sur de
nouvelles parcelles d’énergie. Les mini-briques de la création. Impossibles à
voir. Impossibles à tenir. Difficiles à imaginer. Si peu de chose. Quasiment
rien. Où l’on voit que la création sait être économe. Avec quelques éléments
«immatériels», elle produit tout. L’univers entier. A l’instar des lettres de
l’alphabet avec lesquelles on peut écrire une infinité d’ouvrages différents.
D’après
la littérature religieuse, Dieu aurait fait l’homme à Son image. C’est vrai. A
ceci près qu’il ne faut pas prendre cette image au sens littéral. Les
meilleures pensées religieuses sont de cette étoffe: leur sens premier est
secondaire. On doit toujours les interpréter. Alors, où se trouve cette
ressemblance? D’une part, comme la Conscience Initiale, l’homme possède une
conscience équivalente au «Rien du tout» (selon le point de vue matérialiste).
Ni poids, ni taille, ni couleur, ni composition chimique, ni structure
nucléaire, ni densité, ni masse… D’autre part, sur le plan concret, l’homme est
fait d’un amas d’énergie. Et il évolue au milieu d’une profusion d’énergie: son
environnement, sa planète, son système solaire, sa galaxie, l’univers entier.
Quoi
qu’il cherche, en lui et à l’extérieur de lui, l’homme ne trouvera, au bout du
compte, que de l’énergie. C’est-à-dire: quasiment rien.
Observons
que l’énergie ne constitue pas la Conscience Initiale. Elle est seulement un
complément. Sa seconde face. Le moyen de transformer un savoir en pouvoir. Une
faculté «magique» Lui permettant de créer à volonté. Avec elle, tout devient
possible.
D’une
certaine façon, la conscience de l’être terrestre pourrait se comparer à la
programmation d’un logiciel, restant toujours invisible à son utilisateur. Une
constitution fondamentale qui réunit les règles primordiales permettant de
préserver l’organisme. Lois de la nature primitive assurant l’autonomie: savoir
qu’on vit, savoir qu’on doit prolonger sa vie en effectuant des actes
indispensables (manger, boire, excréter, se protéger des conditions
météorologiques extrêmes, dormir dans un lieu sûr…), savoir s’il faut fuir ou
affronter l’attaquant, savoir ne pas perdre sa vie au cours du combat, savoir
qu’il faut perpétuer son espèce… Lois impérieuses quand il s’agit de garantir
la biologie de chaque individu, à commencer par les organismes rudimentaires.
S’agissant des êtres plus avancés sur l’échelle de l’évolution, observer les
règles «morales», dont ils sont pourvus, reste facultatif. Liberté fondamentale
octroyée à l’homme.
La
conscience de l’insecte étant rudimentaire, elle ne risque guère de varier
durant son existence. Chez les animaux évolués, elle changera éventuellement,
sur des points limités.
Avec
l’homme, la progression de la conscience peut être grande, en fonction de ses
efforts. L’animalité s’imprègne peu à peu de moralité. Au fil du temps,
apparaissent des notions telles que le bien et le mal. La conduite réformée de
l’homme modifie sa conscience et en retour celle-ci, amendée, modifie sa
conduite.
On
pourrait dire que l’homme, par introspection, «reprogramme» sa conscience. Ses
motivations instinctives subissent l’influence de l’altruisme, de la bonté… Une
harmonisation psychique et comportementale qui défie la cruauté foncière des
communautés primaires.
Dieu
peut tout, sauf une chose: ne pas être Dieu. Sa conscience n’étant jamais née,
il Lui est impossible de disparaître. Idem pour l’énergie.
La
conscience de l’être terrestre, similaire à celle de la Conscience Initiale, ne
peut cesser d’exister. Cette conscience, par contre, est capable de se
modifier, de se perfectionner. Elle peut même se développer par l’assemblage
d’une multitude de consciences élémentaires (passage d’insectes aux gros animaux).
Tout comme un cadavre animal de grande taille, absorbé par nombre de bestioles,
permettra d’animer d’autres animaux volumineux.
Quand
l’homme meurt, son cadavre se dissocie, mais l’énergie qui le constitue ne
disparaît pas. Sa conscience ne disparaît pas non plus. Après le dernier
soupir, l’essence du psychisme individuel de chaque être perdure «quelque
part». Reprenons l’analogie informatique. La conscience (programmation
logicielle) serait alors comme le contenu du disque dur d’un ordinateur hors d’usage.
Contenu conservé dans le «cloud», transférable dans une machine neuve…
Au
moment où la conscience du défunt donne la vie cérébrale à un nouvel organisme,
cette conscience est en partie «effacée». Plus exactement, l’intellect ne
dispose plus de toutes les informations caractérisant son moi passé. Pour
autant, l’individu reste-t-il le même? A la fois, oui et non. Situation
semblable à celle de l’amnésique. Après avoir perdu la mémoire, il n’est pas
devenu quelqu’un d’autre. Il garde sa sensation d’exister. Subsistent ses
goûts, son langage, des aptitudes consécutives à de longs apprentissages, des
règles de vie... Son caractère profond demeure. Débarrassée de l’accablant
fardeau d’un ego dépassé qui entraverait son développement, la conscience
«réinitialisée» est en mesure d’améliorer la progression de l’entité humaine.
La
conscience siège dans l’inconscient. Elle communique avec l’intellect en
empruntant des moyens détournés: rêve, actes manqués, réactions instinctives,
intuition… Elle agit aussi sur les émotions, les sentiments.
Quand
l’intellect est «buggé» par des errements chroniques, la conscience détermine
une conduite «apparemment» préjudiciable au sujet. Les défauts de l’ego:
cupidité, impatience, hubris, colère, brutalité, cruauté.., privés de frein, se
transforment en instrument expiatoire. L’individu «hors de lui», ne se
«dominant» plus, néglige toute retenue, commet l’irréparable. Il devra ensuite
en supporter longtemps les conséquences, permettant la suppression du «bug».
Les
pensées de l’être terrestre dépendent de la conscience. Si l’on garde
l’analogie informatique, cela pourrait se comparer à des phrases produites dans
l’ordinateur grâce au traitement de texte. Il va sans dire que, contrairement
aux traitements de texte du commerce, chaque conscience est unique.
L’application ne conçoit pas le texte. Sans être créées par la conscience, les
pensées, qu’engendre l’intellect par l’entremise du cerveau, peuvent subir,
plus ou moins, son influence.
Dès
sa conception, la conscience assure l’existence de l’être terrestre qui lui
échoit en le conduisant à tuer d’autres êtres, par nécessité. Période durant
laquelle les «scrupules» ne servent à rien. Tenir pour coupables les tueurs
serait inapproprié.
Au
fil du temps, le psychisme des individus évolue. Leur sensibilité augmente peu
à peu. La conscience instille des rudiments moraux qui transforment les
groupes. La notion de «mal» apparaît. Afin d’obtenir ce qu’il convoite,
l’individu sans principes se comporte comme un tricheur et/ou une brute. Les
mêmes mobiles s’observent partout dans le monde: nourriture, terres, troupeaux,
femmes, esclaves, armes, propriétés, position sociale, richesses, pouvoir…
Renforcés par les mêmes dysfonctionnements psychiques: volonté de nuire, désir
de vengeance, orgueil démesuré confinant à l’hubris, démence, perversité…
Le
summum du mal est la cruauté. Elle devient le rêve «insurpassable du démon» quand on la met au service d’un
«idéal»: faire le mal au nom du bien, y a pas plus jouissif. Doctrinaires
mabouls et religieux obscurantistes s’en font une spécialité.
Le
bien consiste à évacuer de l’intellect humain tous les aspects archaïques
appartenant à son animalité primitive. Egoïsme pathologique intolérable dans
une société civilisée. L’individu amendé dédaigne les tentations énoncées
précédemment. Il s’oppose au mal sous toutes ses formes. L’amélioration de
l’homme appelle celle de la société. La première facilite la seconde tandis que
la seconde accélère la première. Pour cela, il faut prioritairement instaurer un
cadre économique permettant de supprimer la misère. Il faut ensuite instaurer
des règles sociétales qui offrent à tous les individus des chances permanentes
d’améliorer leur situation. Par exemples: SYAPA et SYADE.
Le
bonheur personnel est une chimère s’il procède du malheur des plus faibles que
soi.
Comment
comprendre qu’une chose puisse exister sans avoir ni début ni fin? Pour
l’homme, c’est inconcevable car son expérience quotidienne du temps contredit
une telle idée. Il se trouve dans la situation d’un lointain ancêtre auquel on
affirmerait que deux individus peuvent se faire face, l’un ayant la tête en
bas, sans que l’acrobate ne s’accroche à un support. Pourtant, rien de plus
banal dans un vaisseau spatial.
Absence
de début et de fin se traduisent par: éternel présent. Si la volonté créative
instaure un temps, celui-ci ira dans tous les sens, s’arrêtera, au gré de sa
fantaisie. Chaque spectateur en fait l’expérience avec le temps intrinsèque
d’un enregistrement audio-vidéo modifié par la télécommande.
Derrière
la barrière de l’inconscient, notre conscience peut entrer en relation avec
d’autres consciences. Elle peut «consulter» des «stocks de mémoire», des
sources cognitives du monde invisible. L’analogie informatique serait un
smartphone se connectant à divers sites de l’Internet. Une telle faculté,
certes, ne repose sur aucune preuve tangible, mais l’intuition n’en comporte
pas davantage, qui joue pourtant un rôle notoire au sein de l’humanité. Cette
faculté fonctionne, le plus souvent, à l’insu de l’intellect.
La
Conscience Initiale diffère de la conscience humaine par son essence. La
conscience de l’homme réfléchit la conscience divine. De même que la lumière
lunaire renvoie le rayonnement solaire. Emetteur et récepteur ne sont pas du
même ordre. Compatibles mais pas équivalents. Comparables mais pas identiques.
Exemple
concret pour comprendre ce phénomène. Bien que le corps humains soit composé de
poussières d’étoiles, l’homme n’est pas un soleil.
La
conscience de l’homme est souvent le jouet d’émotions et de sentiments rebelles
que génère l’ego indompté. Le chaos mental règne alors. Apaiser les instincts
primitifs prend beaucoup de temps. Cela se fait petit à petit. La Conscience
Initiale repose sur une sérénité absolue accompagnée d’une joie extrême, de
façon permanente. La Conscience Initiale et l’homme, cela fait deux.
Certains
esprits qui parviennent, lors de recueillements profonds, à un grand calme
mental et à une immense allégresse, voudraient «se fondre en Dieu» après leur
mort, afin de prolonger indéfiniment cet état. La chose est pourtant
impossible. Le reflet lunaire ne peut se transformer en rayonnement solaire.
Métaphorisons cette impossibilité au moyen d’un exemple trivial: «le dentifrice
pressé ne peut rentrer dans son tube».
Même
problème présenté autrement. Imaginons. Dans le futur, un ingénieur génial,
toujours heureux, fabrique des robots ultra-perfectionnés, aux facultés
affectives proches des nôtres, qui sont capables de ressentir, par moments, un
grand calme mental et à une profonde allégresse. Certains, parmi ces
humanoïdes, voudraient sans doute, eux aussi, que fusionne leur intelligence
artificielle avec l’esprit du technicien, après leur «mort». Requête tout
autant inenvisageable.
A
supposer la chose possible, l’Un qui engloberait une autre conscience, ou
plusieurs autres, ne serait plus un.
Dans
un avenir plus ou moins lointain, l’intelligence artificielle égalera, puis
surpassera celle des hommes, au point de détrôner progressivement nos plus
brillants esprits. Une telle I.A. sera en mesure de prendre conscience
d’elle-même. Elle engendrera même de nouvelles I.A. afin d’augmenter son
efficience. En pareil cas, s’ils veulent échapper à d’irrémédiables
catastrophes, les hommes ne devront jamais accorder à ces I.A., la toute-puissance,
le commandement global des choses matérielles, le pouvoir souverain sur les
humains… Pourquoi? Dès son origine, ayant été conçu par des hommes imparfaits,
l’I.A. sera et restera imparfaite. Pour son développement intellectuel, elle se
sera nourrie d’informations, de connaissances, de cultures.., imparfaites. Une
conscience ayant les pleins pouvoirs produit toujours la tyrannie. Voire pire,
s’agissant d’un psychisme fabriqué, «mutant», dénué de sensibilité biologique.
L’intelligence, artificielle ou non, n’a pas forcément de morale.
L’imperfection de l’homme peut être grande. Celle d’une I.A. prodigieuse sera
forcément gigantesque.
Les
hommes devront anticiper les sophismes, déjouer les pièges conceptuels et les
entourloupes d’une intelligence artificielle démesurée, aux origines
problématiques. L’informatique est indissociable des bogues. Il faudra par
conséquent multiplier les «interrupteurs» inaccessibles aux «êtres» non
humains, aux machines, en plaçant ces sécurités dans des lieux réservés aux
seuls êtres biologiques autorisés. L’I.A. aux possibilités phénoménales pourra
cependant fournir une expertise, mais jamais diriger directement les organismes
sociaux, politiques et autres secteurs cruciaux. Si les hommes se comportaient
comme des c… en faisant confiance aveuglément à l’I.A. prodigieuse, en
acceptant que s’exerce sur eux sa domination, ils subiront le sort calamiteux
assigné aux c…
Une
intelligence artificielle qui engloberait tout le savoir des humains, ayant
conscience d’exister, pour nombre d’hommes, serait comme Dieu. Mais attention!
Etant imparfaite, une telle I.A. adopterait vite les comportements des dieux
antiques, souvent imbéciles, agissant de façon égoïste, inhumaine. Fabriquer un
dieu matériel et lui donner le pouvoir ne peut qu’entraîner des catastrophes.
Dieu n’est pas reproductible.
Temps
Il
n’existe pas un temps commun à tous, partout. Le temps dans un gratte-ciel
diffère en haut et en bas. Chaque satellite a son temps propre, raison pour
laquelle il faut continuellement les synchroniser. L’image du miroir montre
toujours le passé puisque la lumière doit parcourir l’espace entre le sujet et
l’œil. Distance non nulle. Ces différences de temps sont infinitésimales, mais
pas toujours. Une seconde pour voir la lune. Huit minutes pour voir le soleil.
Sans parler de l’aberration temporelle d’une nuit étoilée, sachant que certains
astres, pourtant visibles aujourd’hui, n’existent plus depuis longtemps et
d’autres, à présent lumineux, apparaîtront au cours d’un avenir lointain.
Toute
durée vécue par les humains est formée d’une succession de temps «figés»,
«incomplets», minuscules. Ce phénomène ressemble aux images photographiques
d’une pellicule cinématographique. «Faux temps» devenant effectif seulement si
un laps de temps nouveau remplace le précédant. Puisé dans un futur aléatoire,
chaque présent devient aussitôt passé, impossible à changer. Temps trompeur, à
l’image d’une matière dure essentiellement faite du vide des atomes.
L’ensemble
des temps fractionnés donne une «compression» temporelle spécifique à
l’intérieure de laquelle rien ne dépasse la vitesse du photon.
Le
temps segmenté des humains provient du temps véritable et divin, non morcelé.
Chez
la Conscience Initiale, le temps est «unique». Supposons qu’Elle observe Sa
«nuit étoilée». Auquel cas, tous les astres sont synchrones grâce à
l’«immédiateté des phénomènes lumineux». Sa «vitesse de la lumière» n’a aucune
limite. Immédiats aussi sont Ses déplacements, telle la pensée. Durant ce
«temps unique», pas une chose ne préexiste à une autre. Si une chose apparaît:
elle a toujours existé. Si une chose disparaît: elle n’a jamais existé. Alors,
rien en «mémoire»? Rien! La Conscience Initiale n’a aucune raison de conserver
le souvenir d’une chose sans intérêt pour Elle. Il n’y a pas d’avant et il n’y
a pas d’après. C’est maintenant, toujours maintenant. Ses actions
«consécutives» se déroulent sans se «suivre».
Seule
la Conscience Initiale connait le temps «suprême», où tout est instantané, avec
une vitesse de la lumière illimitée.
Même
la Conscience Initiale ne connaît pas l’avenir des hommes. Pour comprendre
cette question, prenons l’exemple d’un romancier. Cet auteur établit le plan de
son histoire. Il envisage, en gros, une succession de péripéties, avec
différents personnages. Supposons qu’en cours d’écriture, par magie, il puisse
lire les chapitres pas encore rédigés. Si l’écrivain se contentait alors de
placer la «vaticination» dans son manuscrit, il commettrait une grossière
erreur. Car ce futur prédit serait conforme, d’une façon logique, au temps «t»
de l’écriture inachevée. Sans tenir compte des corrections ultérieures qui
surviennent toujours durant l’élaboration créative. Ici, un personnage, prévu
pour rester jusqu’au bout, disparaît le paragraphe suivant. Là, un autre,
inattendu, change le cours du récit… La Conscience Initiale n’examine pas
l’excipit avant d’avoir lu toutes les pages du roman. Présager le futur, c’est
arrêter une réalité qui n’aura pas forcément lieu. Dieu sait cela, sans être le
seul.
Dans
l’au-delà, les êtres très évolués connaissent un temps plus «rapide» que le
nôtre, où cependant la vitesse de la lumière reste limitée, bien que «presque
instantanée» sur des distances démesurées. A titre d’exemple: traverser une
galaxie d’un bord à l’autre nécessitera une courte durée. Le temps «suprême»
est propre à la Conscience Initiale.
Rien
ni personne ne peut troubler le «pré carré» de l’«espace» de la Conscience
Initiale. Les contacts spirituels, épisodiques, avec Elle n’impliquent aucune
«immixtion tangible», laquelle serait impossible à cause de la puissance
dissemblable des êtres créés.
Une
«frontière» séparant l’espace-temps divin et celui lié à notre univers peut se
trouver «dans» l’intrication quantique.
Le
passage de l’«espace-temps divin» au nôtre se fit très tôt. Il se produisit au
tout début du Big Bang, après l’«inflation cosmique» durant laquelle, en une
fraction de seconde, notre univers acquis une dimension infinie. Cette
expansion spatiale dépassa, d’une façon démesurée, la vitesse de la lumière.
Quelle
est la grandeur minimum d’où surgit le Big Bang? Aucune. De même que le «temps
divin» n’a ni avant ni après, l’«espace divin» n’a ni haut ni bas, ni Est ni
Ouest.., ni grandeur ni petitesse définies.
Au
sein de l’«espace-temps divin», chaque «point» recèle une potentialité
d’infinis créatifs.
Depuis
notre univers, il est impossible d’accéder physiquement à l’«espace-temps
divin».
Rien
n’interdit aux hommes d’imaginer le fonctionnement de l’«espace-temps divin»,
lequel repose sur une «logique» ne s’identifiant pas à la nôtre.
Les
expériences physiques se rapportant aux hautes énergies ne peuvent s’échapper
de notre espace-temps. La séparation concrète de notre univers avec
l’«espace-temps divin» est hermétique.
Conscience Initiale
L’«espace-temps
divin» possède d’innombrables potentialités fabuleuses. Ces potentialités
«magiques» ne prennent corps qu’avec l’ordre de la Conscience Initiale.
La
Conscience Initiale étant douée de volonté, il en émane un ordre ou un souhait
qui fait démarrer le processus créateur. Ordre ou souhait reçu par le
«générateur pouvant tout créer» (générateur universel).
Générateur universel
Le
«générateur universel» utilise un moyen unique: l’énergie. Le chaos originel,
apparent, peut s’organiser selon un plan aux innombrables possibilités. Rien
n’est défini à l’avance. Chaque créature a son libre arbitre.
L’énergie
«originelle» serait comme une «pâte à modeler magique». Le Petit Prince dit:
«dessine-moi un mouton» et la «pâte à modeler des origines» dessine le mouton,
avec l’astéroïde, le renard, la rose, etc. Le Petit Prince n’impose pas ses
lois. Le Petit Prince ordonne.
L’énergie
se conforme aux lois du «monde des idées».
Quelle
que soit la demande de Dieu, l’énergie des origines solutionne le problème.
L’énergie
n’est pas la Conscience Initiale.
Dieu
est fondamentalement une conscience. L’énergie, complémentaire, Lui permet de
substantifier Ses idées.
Dieu
ne s’est pas créé Lui-même. Comme Dieu, le «générateur universel», ayant toujours
existé, existera toujours.
La
conscience, consciente d’elle-même, ne peut cesser d’être consciente
d’elle-même. Eternellement.
«A
l’origine», n’existe que le «monde des idées» où siège la Conscience Initiale
et le «générateur universel», au moyen de l’énergie. Rien d’autre.
Les
abstractions comme la liberté, la justice, les règles géométriques, la suite
des nombres premiers, etc., forment le «monde des idées». Dieu ne l’a pas créé.
Il est un attribut de la Conscience Initiale. Le «générateur universel» est
aussi un attribut de la Conscience Initiale.
La
«Conscience Initiale», seule, ne peut rien faire. Le «générateur universel»,
sans ordre, sans idée directrice, ne crée rien. Sans «baguette magique»,
l’enchanteur ne fait rien.
Voici
une analogie imparfaite. La Conscience Initiale serait une sorte de «cloud»,
comprenant des informations en quantité infinie. «Cloud» entendu dans son sens
immatériel. Ce «cloud fabuleux» aurait «conscience de son existence». Donc, il
serait capable de réfléchir par lui-même et serait capable de prendre des
décisions. Isolé, un tel «cloud conscient» ne pourrait strictement rien faire.
Pour agir, la «Conscience Initiale» a besoin d’un «hardware», c’est-à-dire: le
«générateur universel». Sur terre, un hardware ne produit rien sans programme
informatique. C’est de la quincaillerie. D’une façon identique, le «générateur universel»
ne crée rien sans les ordres de la Conscience Initiale. Il est aussi de la
«quincaillerie». Baguette magique sans enchanteur. Bout de bois inerte. Jamais
un maître, un outil.
Alors
que l’on parle de future conscience chez les robots, pourquoi s’interdire
l’idée d’un «cloud» doué d’une conscience?
Chaque
univers est produit par le «générateur universel». Sa capacité de créer
concrètement repose sur l’«énergie». Rien d’autre. Sans ordre ou souhait, cette
«baguette magique» reste inerte.
L’ordre
ou le souhait de créer un univers émane de la Conscience Initiale.
Le
point de départ d’un univers n’a pas lieu fortuitement, sans raison, sous
l’effet d’une singularité des lois naturelles.
L’univers
que réalise le «générateur universel» se conforme aux instructions préalables
de la Conscience Initiale.
Après
le départ originaire de la création d’un univers, tout fonctionne selon les
lois naturelles. Logique des causes entraînant les effets correspondants.
Afin
de pouvoir tout créer, le «générateur universel» est pourvu d’une démesurée
intelligence pratique.
La
démesurée intelligence pratique du «générateur universel» ne l’autorise
cependant pas à prendre l’initiative de créer un univers.
Le
«générateur universel» est doté d’intelligence pratique, pas du sens moral.
Pensons au fonctionnement de la nature.
Le
«générateur universel» a pour unique mission de satisfaire la Conscience
Initiale, pas d’occuper Sa place.
Ne
pas confondre la clé à molette avec son propriétaire.
Le
«générateur universel» perpétue l’existence de chaque monde.
A
tout moment, la Conscience Initiale peut décider de faire disparaître un
univers.
La
Conscience Initiale n’est pas capricieuse.
Néant créateur
Soutenir
l’inexistence d’une «volonté» créatrice du monde rend cette création
incompréhensible. Remplacer la Conscience Initiale par un «néant créateur» est
aussi absurde qu’accepter la thèse des générations spontanées. Même le plus
ignare en informatique sait que les logiciels nécessitent, bien qu’«invisibles»,
d’innombrables lignes de code pour fonctionner. Cette programmation requiert
une intention et de l’intelligence. Rien ne naît de rien.
Ode au néant
L’athéisme est une religion supérieure aux autres pour
la bonne raison qu’elle repose sur un fondement miraculeux sans équivalent.
Evidemment, pas grâce à son dieu (lequel s’appelle «Quinexistepas»), vu que
celui-ci est inopérant. La supériorité de la religion athée, sur toutes les
autres, est ailleurs. Elle réside dans son mystère, Un mystère qui surpasse, et
de loin, tous les autres mystères. A la différence de la réponse habituelle:
Dieu, expliquant l’origine du monde, les athées soutiennent: le néant. Or
fabriquer un univers viable n’est pas une mince affaire. Les religieux
apprennent que même pour Dieu, l’exercice fut exténuant. Six jours d’un labeur
intense et le septième, épuisé, selon toute vraisemblance, Il s’allongea sur
son clic-clac. Et ça, le néant ne pouvait l’ignorer. On ne le prenait pas au dépourvu.
Ce n’était pas gagné d’avance. D’autant qu’il se savait dépourvu de carrure
divine. Aussi, devant l’ampleur titanesque de la tâche, il dut s’adresser au
dieu Quinexistepas.
– Je n’y arriverai jamais tout seul, il faudrait me
donner un coup de main.
– Sûrement pas!
– Et pourquoi donc?
– Parce que je n’existe pas!
Nulle mauvaise volonté ou paresse de sa part,
c’était juste un problème de pure logique. Le néant fut bien forcé d’en
convenir. Alors il prit son courage à deux mains et… Et… Et… Comment y parvint-il?
Dieu seul le sait, et personne d’autre. C’est ça, l’insondable mystère de
l’athéisme. Avec du parfait néant (en petite ou grande quantité, ce n’est pas
précisé), on fait quelque chose. Nous sommes tous obligés de le reconnaître,
l’univers existe. Avec des preuves irréfutables telles que l’œuf et la poule,
même si certains continuent à se poser des questions à leur sujet. Bref, le
néant réussit à terminer le boulot. Mais dans quel état? Harassé, fourbu,
éreinté, complètement lessivé, vanné, en capilotade, rompu, moulu, vidé, pompé,
crevé. Et il n’en fut guère récompensé car les athées sont sacrément ingrats.
Alors que le néant fit preuve d’un trésor d’imagination agrémenté de subtilités
sans bornes, les oublieux le rangent dans une catégorie où s’illustrent ce
gredin de «chaos», qui agit comme un malotru, et l’ingérable «hasard», qui
fourre son nez partout. Pas la moindre considération particulière. Pas la plus
modeste commémoration. Pas un seul jour du calendrier pour honorer sa mémoire.
Au besoin, un jour non férié eut fait l’affaire, pourvu qu’il ne fut pas trop
mal placé. Des nèfles, oui!
Aucun édifice dédié à son évocation, à la
célébration de sa prouesse originelle. Bernique! Pas d’autels domestiques où
trônerait son portrait (un simple cadre évidé offre pourtant une belle
ressemblance). Avec ne serait-ce que quelques fleurs en plastique achetées au
rabais. Ce n’est quand même pas demandé l’impossible. Macache! Sans compter que
ses «fidèles» n’accordent pas de majuscule à son auguste nom. Alors qu’il
suffirait d’une seconde pour écrire correctement Néant. Sinon, le grand Néant,
beaucoup mieux encore. Ça ne coûte pas un rond et ça fait toujours plaisir. Des
clous, ouais! Est-ce parce qu’il ne se remit jamais de sa dépense d’énergie
monstrueuse lors de la création, ou, plus prosaïquement, boude-t-il? Quoi qu’il
en soit, depuis ce prodige initial, le néant ne crée plus rien. Il n’en fiche
carrément plus une rame. Tous les scientifiques sobres le confirment. Que
dalle! Même pas le plus petit, insignifiant, moins onéreux, dérisoire cadeau de
lessive. Nib!
Moralité: sans être bourré, affirmer que le néant
produit quelque chose, c’est, à la manière d’un banal dévot, croire aux
miracles. C’est avaler, tel un gros gogo gobeur, ce fameux méga-miracle laïque
des origines.
Attendu que l’intitulé fait mention d’ode, il est
temps d’oder religieusement.
Néant, ô toi dont le patronyme rime avec néon (au
diable les pinailleurs), que chante le paon enrhumé.
Néon, tellement semblable à toi, ô Néant, puisque
l’éclairage artificiel tire d’embarras ceux qu’entoure l’obscurité. Tandis
qu’il faut chercher une clé à l’intérieur de la cave, si profonde. Ou sous le
porche, si discret. Ou dans le corridor, si long. Ou la remise, si encombrée.
Ou près du toit, si haut. Les cloportes dégagent. La voie de garage cesse de
l’être.
O Néant, tu ravis l’athée au logis.
Si
le néant existait, dans la signification ultime du concept, sa désignation
serait impossible. Nul ne pourrait même y penser. Introuvable. Même le vide
extrême des confins sidéraux est déjà quelque chose: de l’énergie. Faire
figurer le néant dans une application informatique nécessiterait d’ajouter, au
moins, une ligne de code. La Conscience Initiale n’a jamais écrit une «ligne de
code» pour substantifier la chose qui n’existe pas. Au demeurant, une
contradiction insoutenable. Le néant ne se trouve nulle part. Il n’existe que
la conscience et l’énergie. Rien d’autre. Alors l’athée qui compte se réfugier
dans le néant après sa mort, où ira-t-il s’enterrer?
Les parieurs sur
l’après mort gagnent à tous les coups
Soit il y a quelque chose après la mort, auquel cas
ce quelque chose s’applique même à l’athée. Soit il n’y a rien après la mort,
auquel cas ce rien s’applique même au croyant.
Premier cas: l’athée, comme disent les Suisses, sera
déçu en bien.
Second cas: le croyant ne sera pas déçu puisqu’il ne
le saura jamais.
Il
n’existe pas de preuve matérielle que Dieu existe. Il existe des preuves
matérielles que notre monde existe. Sans «cause» explicative, notre monde n’existerait
pas. Qu’en déduire? Preuve par l’absence de preuve. Il ne peut pas ne pas y
avoir une «cause sans cause» expliquant la formation de l’univers.
Liberté
La
liberté morale qu’accorde Dieu aux humains leur permet de commettre les pires
forfaits. Chaque fautif doit comprendre par lui-même qu’il se fourvoie.
Dieu
n’agit à la place de personne.
Sous
le règne de l’entière liberté morale qu’accorde Dieu aux humains, chacun est
libre d’agir à sa guise.
Réincarnation
L’assistance
des êtres évolués en vue d’orienter les créatures peu morales vers une
prochaine réincarnation adéquate pourrait se comparer à un examen médical.
Après l’étude du «dossier karmique», le «thérapeute» propose diverses
possibilités comme: perte des kilos superflus, faire de l’exercice, s’aérer,
arrêt des cigarettes, supprimer les excès d’alcool, prise de sang, médicaments,
intervention chirurgicale, etc. Souvent, choisir la facilité allonge énormément
le traitement tandis que l’option pénible sera de courte durée.
Préparer
sa réincarnation, dans l’«au-delà», pour l’être peu évolué, consiste à faire
certains choix, selon les conjonctures prévisibles: constitution, situation
familiale, position sociale, possibilités professionnelles, rencontres
sentimentales, aptitudes artistiques, tentations diverses, crises, guerres,
etc. Les difficultés de la vie se conforment aux particularités de chacun:
lourd passé à purger, vouloir s’améliorer, chercher à progresser…
Le
destin des humains ressemble au canevas d’un opéra ou d’une opérette. Chaque
individu l’interprète à sa façon, librement.
S’agissant
d’un humain primaire, habité par une sauvagerie extrême, le système karmique (justice
divine) régit automatiquement sa réincarnation, sans «intervention extérieure».
Les
humains un peu évolués n’ont guère envie de retourner dans l’«école»
disciplinaire qu’est notre univers. Une réincarnation «complète» implique:
naissance, enfance, adolescence, adultisme, maturité, vieillesse, mort. Nouveau
cycle après beaucoup d’autres. Les membres du couple «libéré» (humain et sa
divinité attitrée) conseillent ceux qui veulent savoir comment sortir au plus
tôt de la «roue d’écureuil» où, comme les petits mammifères, on court sans
avancer.
Système karmique
Le
système karmique (justice divine), dépourvu d’affection et d’antipathie, ne
ressent rien.
Le
système karmique applique la législation divine.
La
mécanique du système karmique (justice divine) fait fonctionner le processus
des réincarnations, auxquelles nul individu non «libéré» ne peut se soustraire.
Le
système karmique (justice divine) n’est l’ennemi de personne.
Le
système karmique (justice divine) n’est l’ami de personne.
Nul
ne peut toucher à l’impartialité absolue du système karmique (justice divine).
Aucun
individu ne peut leurrer le système karmique (justice divine).
Avec
le système karmique (justice divine), aucune dissimulation n’est possible. Pas
la moindre violation morale.
Le
système karmique (justice divine) fait payer chaque fautif rubis sur l’ongle,
sans omettre la moindre «peine».
Toutes
les inconduites d’un individu sont répertoriées par le système karmique (justice
divine).
Tous
les comportements bienfaisants d’un individu sont répertoriées par le système
karmique (justice divine).
Jamais
la Conscience Initiale ne s’oppose à l’impartialité absolue du système karmique
(justice divine). Jamais.
Jamais
Lucifer ne s’oppose à l’impartialité absolue du système karmique (justice
divine). Jamais.
Tout
passif karmique doit être intégralement purgé, sans possibilité dérogatoire. La
«peine karmique» peut toutefois s’étendre dans le temps.
Les
monstrueuses «peines karmiques» s’étalent sur de nombreuses réincarnations.
Le
bilan karmique d’un individu s’améliore quand son comportement bienfaisant se
développe.
Dans
le bilan karmique, les actions bienfaisantes non ostentatoires comptent bien
davantage que celles qui profitent à la réputation de l’individu.
Le
système karmique (justice divine) a pour unique objet la probité.
L’action
répressive du système karmique (justice divine), implacable, a une finalité
double.
Première
finalité de l’implacable action répressive du système karmique (justice
divine): inciter les créatures primaires à progresser moralement et devenir des
êtres «libérés».
Seconde
finalité de l’implacable action répressive du système karmique (justice
divine): dissuader les êtres «libérés» de rétrograder.
En
comprenant le fonctionnement du système karmique (justice divine), l’homme
perçoit l’avantage du comportement moral.
Sur
terre, tous les hommes s’efforcent d’échapper à la souffrance.
Quand
il est «libérable», l’homme échappe à la souffrance.
Les
êtres «libérables» n’ont plus de passif karmique.
L’homme
acquiert la certitude qu’il est «libérable» ou «libéré» seulement dans
l’«au-delà». Jamais sur terre.
Les
êtres «libérés» ont le pouvoir d’«organiser» l’application d’un passif karmique
d’individu moins évolué, en favorisant, autant que possible, ses inclinations.
Organiser»
l’application d’un passif karmique ne signifie aucunement supprimer la moindre
pénitence.
Sur
terre, les hommes ayant un niveau d’évolution différent vivent ensemble. Cela
permet à chacun d’exprimer sa véritable nature.
Face
au mal, chacun a son libre arbitre.
L’homme
peut faire le mal ou s’en abstenir. Aucune force surnaturelle ne dirige
obligatoirement sa vie.
Quand
on fait le mal sans cesse, son passif karmique augmente continûment.
Un
énorme passif karmique se «règle» au cours du séjour dans l’«au-delà» puis
durant les réincarnations suivantes.
Dans
l’«au-delà», l’énorme passif karmique prend la forme d’un séjour abominable,
isolé, désolé, misérable…
Sur
terre, l’énorme passif karmique prend la forme d’une existence abominable où
les infortunes s’accumulent: famille indigne, misère, devoir subir des viols,
rareté extrême du travail, chômage, physique chétif, maladies, infirmités,
impossibilité de se faire soigner, absence de médicaments pour calmer ses
douleurs, privations sexuelles, subir la corruption en toutes circonstances,
accidents divers, voir toutes ses entreprises échouer, subir les effets
désastreux des crises, des guerres, se faire emprisonner, se faire torturer,
devenir esclave, subir les destructions causées par des cataclysmes, vieillesse
calamiteuse…
L’individu
qui n’aide pas ses compatriotes malheureux en prétextant que leur infortune est
due au karma, s’attire une lourde sanction karmique.
L’individu
qui n’aide pas ses compatriotes malheureux, dans l’«au-delà», n’est pas «libérable».
Sur
terre, nul ne connaît la raison de l’infortune d’un homme: passif karmique ou
accélération «libératoire».
L’aide
aux concitoyens infortunés permet de civiliser la société.
L’aide
aux concitoyens infortunés renferme une vertu pédagogique qui améliore le
développement économique du pays.
La
«réponse» du système karmique (justice divine) arrive toujours au «meilleur»
moment.
Le
système karmique (justice divine) implique un décalage entre la faute et sa
sanction. Comme pour l’existence de Dieu, la certitude élimine l’investigation
personnelle. Chacun doit effectuer ses propres recherches.
Le
décalage entre la faute et sa sanction – processus didactique du système
karmique (justice divine) – fait croire au coupable qu’il est invulnérable.
Erreur fatale.
Sous
le règne de l’entière liberté morale qu’accorde Dieu aux humains, chaque action
a des conséquences sur son auteur.
Chaque
action bonne de l’homme lui est favorable. Le système karmique (justice divine)
l’enregistre.
Chaque
action mauvaise de l’homme lui est préjudiciable. Le système karmique (justice
divine) l’enregistre.
Il
arrive que certaines fautes commises pendant une réincarnation soient
sanctionnées durant celle-ci.
S’agissant
des fautes ayant une incidence collective, le temps de réaction du système
karmique (justice divine) s’allonge. L’orage ne se fabrique pas en deux
secondes.
Un
coupable peut-il échapper à la punition méritée du système karmique? L’ignorant
s’imagine pouvoir b… la justice divine. Au bout du compte, c’est lui qui est
enc… Bien profond.
Se
croire tiré d’affaire parce que ses fautes restent cachées des hommes revient à
subir une «double peine». Aux sanctions adaptées du système karmiques (justice
divine) s’ajoutent celles des nombreuses fautes supplémentaires qui sont
commises en s’imaginant toujours hors d'atteinte d’un châtiment céleste.
La
«double peine» allonge démesurément le chemin de rédemption, aux tourments
innombrables.
Quand
le passif karmique d’un individu augmente d’une façon colossale, sans actes
bienveillants à l’égard d’autrui, ses réincarnations deviennent insupportables.
Quand
le passif karmique d’un individu augmente d’une façon colossale, sans actes
bienveillants à l’égard d’autrui, les êtres «libérés» n’utilisent pas leur
pouvoir d’«organiser» plusieurs réincarnations successives.
Sans
recevoir l’instruction d’échelonner la souffrance sur d’innombrables
réincarnations, séparées par des pauses heureuses, le système karmique (justice
divine) fonctionne automatiquement, avec châtiment réglé au maximum, en
permanence, durant toutes les réincarnations successives. Alors chaque
existence est infernale, l’une après l’autre, sans trêve…
D’une
aucune manière, la créature coupable ne peut émouvoir le système karmique (justice
divine). Les châtiments de la justice divine s’appliquent automatiquement. Dans
l’«au-delà», le roué en est pour ses frais.
Dans
l’«au-delà», l’unique plaidoirie audible du coupable, privée d’avocat, donc se
défendant seul auprès des êtres «libérés», est sa sincère résolution de
s’améliorer moralement.
Dans
l’«au-delà», personne ne peut tromper les êtres «libérés». Chaque roué en est
pour ses frais.
Les
critères du système karmique (justice divine) ne coïncident pas forcément avec
ceux des tribunaux humains.
Les
critères du système karmique (justice divine) ne coïncident pas forcément avec
ceux des autorités religieuses.
La
«législation divine» fonctionne grâce au système karmique.
Le
système karmique est juste. Les moments pénibles d’une réincarnation répondent
à un objectif impartial. Tôt ou tard, l’auteur d’actions mauvaises subit une
souffrance compensatoire.
La
souffrance est aussi le moyen d’écourter un chemin de rédemption.
Le
système karmique (justice divine) recèle une connaissance absolue des règles
morales.
Le
système karmique (justice divine) fonctionne indépendamment du «générateur
universel».
Le
système karmique (justice divine) est étroitement lié à chaque univers.
Le
système karmique (justice divine) est un compteur sophistiqué.
Tout
ce qui touche à la morale est enregistré par le système karmique (justice
divine).
Pour
chaque acte moral – selon les critères divins – le système karmique (justice
divine) gratifie l’individu de «points positifs».
Pour
chaque acte immoral – selon les critères divins – le système karmique (justice
divine) gratifie l’individu de «points négatifs».
La
justice divine (système karmique) est toujours juste.
Le
«calcul des données» du système karmique (justice divine) fonctionne en «temps
réel».
L’activité
du système karmique (justice divine) ne s’interrompt jamais.
L’activité
du système karmique (justice divine) ne s’interrompt pas pour les êtres «libérés».
Pour
devenir un être «libérable», il faut connaître les critères du système karmique
(justice divine).
La
conscience humaine «inaccessible» enregistre, d’une façon automatique, chacune
des actions, accomplie, ou non, par l’ego. Certains comportements sont estimés «bons»
et valent des «points positifs» à l’ego. Les «mauvais» lui valent des «points
négatifs». Relativement à leur évaluation en «temps réel», la «conscience
inaccessible» oriente l’individu, selon les possibilités du moment, dans une
direction donnée. Parfois, pour de «bonnes» raisons, elle le pousse à commettre
des actes répréhensibles (auquel l’ego peut toujours résister). Si l’ego cède,
il devra en subir les séquelles longtemps. Il s’agit d’une affaire entre la «conscience
inaccessible» de l’individu et son ego.
Certains
humains paraissent avantagés par le destin. Ils ne sont pas parfaits pour
autant. Nul ne détient le pompon de la perfection sur terre. Ils reçoivent,
d’une manière ou d’une autre, tôt ou tard, des leçons amères «inculquées par le
fatum». La richesse, le succès, recèlent toujours des chausse-trapes dans
lesquelles tous tombent, plus ou moins lourdement.
Que
la «conscience inaccessible» pousse délibérément l’ego à l’erreur ne transforme
pas celle-ci en «démon» pour autant. Elle se borne à ouvrir certaines «portes»
aux «démons». De telles «issues» se ferment quand l’ego a compris la leçon. Une
fois ces «frontières psychiques» ouvertes, l’individu subit les conséquences de
dépravations criminelles qui causent sa perte. Ce défaut de protection du
mental rend aussi vulnérable aux égarements psychiatriques. A tout moment,
l’ego peut se reprendre, corriger son comportement. Sa «conscience
inaccessible» est alors autorisée à refermer les «portes de l’enfer».
L’incitation
de la «conscience inaccessible» à faire passer l’ego par une expérience
traumatisante, longtemps préjudiciable pour lui, ne découle pas toujours d’une
intention rééducatrice suivant des mauvais comportements récents. Elle peut
constituer l’opportunité d’accélérer l’évolution d’un esprit capable de
surmonter l’adversité.
Les
«punitions» douloureuses qui s’exercent sur l’ego fautif, passant par la «conscience
inaccessible», n’ont rien de vengeresses. Nul «courroux» n’anime la Conscience
Initiale. Ces souffrances permettent juste d’orienter le coupable vers un
comportement rendant plaisante la coexistence dans une société civilisée,
présente et future.
S’agissant
d’«élèves» peu formés, enseigner sans punir, c’est ne pas enseigner.
Si
l’individu reste réfractaire aux avertissements de son destin, d’autres
tourments l’affligeront, tôt ou tard. Jusqu’à ce que l’asocial cède. Le temps «illimité»
de la destinée fournit un grand nombre d’occasions «propices».
Un
«passif» karmique qui augmente rallonge le chemin de rédemption et multiplie
les malheurs durant la ou les réincarnation(s) suivante(s).
Bilan karmique
Dans
l’«au-delà», vient l’heure des bilans. L’individu à la conduite morale, par le
système karmique (justice divine), bénéficie automatiquement d’un grand nombre
de perspectives avantageuses pour sa prochaine réincarnation.
Dans
l’«au-delà», vient l’heure des bilans. L’individu à la conduite immorale, par
le système karmique (justice divine), récolte automatiquement des perspectives
défavorables pour sa prochaine réincarnation.
Dans
l’«au-delà», vient l’heure des bilans. L’individu à la conduite très morale,
par le système karmique (justice divine), obtient automatiquement sa
«libération».
L’être
«libérable» n’est plus obligé de se réincarner.
Dans
l’«au-delà», les sanctions «automatiques» du système karmique (justice divine)
visant la prochaine réincarnation de l’individu immoral sont toujours maximums.
Dans
l’«au-delà», les êtres «libérés» ont le pouvoir d’échelonner la férocité des
sanctions automatiques du système karmique (justice divine), si l’individu,
avant sa prochaine réincarnation, fait preuve d’une sincère volonté de
progresser moralement.
L’échelonnement
des sanctions du système karmique (justice divine) ne retire pas la moindre
peine que doit subir l’individu immoral.
D’une
façon imperceptible, prenant parfois l’aspect d’un «hasard» étonnant, le
système karmique (justice divine) modifie l’histoire des hommes, individuelle
et collective. Rien que la science ne puisse démontrer.
Comme
toute cause physique produit un effet physique, chaque décision morale entraîne
une conséquence «positive» ou «négative», souvent très décalée dans le temps,
qui touche l’existence des hommes.
Le
système karmique (justice divine) peut prendre beaucoup de temps pour
s’exercer, mais la sanction juste arrive obligatoirement un jour ou l’autre.
Le
système karmique (justice divine) rend (automatiquement) chacune de ses
sanctions aussi «éducative» que possible.
Jugement
Qu’un
coupable subisse ou non les sanctions de la justice des hommes importe peu. Le «châtiment
du ciel» tient compte des peines exécutées sur terre. Elles sont défalquées de
sa «dette» globale.
Les
sanctions judiciaires des humains n’effacent pas forcément le châtiment ajusté
du système karmique (justice divine).
Dans
le cas d’une condamnation insuffisante, un châtiment supplémentaire du système
karmique (justice divine) s’ajoute à la sanction judiciaire des hommes.
Les
bienfaits karmiques compensent l’iniquité d’un procès des hommes.
L’injuste
sanction judiciaire des hommes peut s’inscrire dans le règlement du passif
karmique de l’individu.
Certains
êtres très mauvais pourraient trouver malins de s’incruster au fond du «précipice»
où stagne un mal insondable. Sauf que personne n’y peut rester durablement. La
Conscience Initiale n’abandonne aucune créature. Lucifer, laissant la bride sur
le cou à ses larbins sulfureux, se charge d’éjecter l’infect énergumène du
cloaque mental qui l’attise. Poussé, traîné, roulé, boxé, tiré par la tignasse,
les oreilles, les trous de nez, même un furoncle, à coups de pieds au c…
Imaginez le pire, et c’est pire encore. Lucifer est patient. Il ne compte pas
les incarnations. Les coups portés sur la peau épaisse du rhinocéros n’ont pas
d’effet, par contre, sur celle de la gazelle… Vie de m… après vie de m…, le
coupable en ch… comme un damné. Impossible de se planquer. Impossible de
souffler. Ce traitement inhumain rend les hommes déshumanisés plus humains.
Alors, un jour, l’être immonde cède. Il change, peu à peu. Il s’améliore, à
petites doses. Il évolue. Il comprend certaines choses qui autrefois lui
étaient impénétrables. Il accède à la spiritualité. Il aide les autres. Il
répand la bonté. Ses peines s’atténuent. Vient enfin l’«ultime étape» sur
terre, sans privilèges. Tous les hommes «libérés» passèrent par là. Dieu l’a
prévu ainsi dès l’origine.
Le
«jugement dernier» n’existe pas et n’existera jamais.
Pardon
Le
système karmique (justice divine) ne «pardonne» rien.
Puisque
le système karmique (justice divine) fonctionne, Dieu ne pardonne rien.
Lucifer
ne pardonne rien.
Le
fautif n’obtient aucun pardon de la Conscience Initiale pour ses crimes. Refus
de pardonner sans juger. Nul reproche divin.
Avec
amour, la Conscience Initiale suit son plan. En refusant son pardon, la
Conscience Initiale fait au coupable, à l’homme, le plus beau des cadeaux: sa
liberté.
L’existence
du mal conditionne la liberté de l’homme envers la Conscience Initiale. Son
souvenir aussi.
Si
la Conscience Initiale, étourdiment, «effaçait» les péchés de l’homme, cela
transformerait ce dernier en innocent au cerveau lessivé. Un tel imbécile ne
serait même plus comment fonctionne le mal. Il aurait perdu son immunité
naturelle. A sa prochaine rencontre avec l’utile «serpent», il retournerait
vite au fond du «précipice».
Etre
bon ne signifie pas être bête. Les grands salauds font d’excellents «saints»,
une fois leur cruauté, leur perversité, leur animalité, vidangées,
neutralisées.
Après
avoir inconséquemment effacé les péchés de l’homme, la Conscience Initiale
devrait tout le temps le préserver des tentations. L’être amputé de sa mémoire
du mal ne serait alors rien d’autre qu’un malade hospitalisé, incapable
d’exister hors d’une bulle protectrice. Un prisonnier de la Conscience Initiale.
Un béni-oui-oui toujours d’accord avec son maître. Une chiffe molle dénuée
d’opinion personnelle.
La
Conscience Initiale n’a pas besoin de captifs, de robots préprogrammés, de
clones soumis, tels les sujets d’un tyran.
La
Conscience Initiale a créé les hommes libres afin qu’ils soient libres.
La
liberté devient effective quand on n’outrepasse pas ses potentialités
raisonnables.
L’homme
mature assume ses responsabilités.
L’homme
mature ne nie pas les faits.
L’homme
mature ne se réfugie pas dans l’imaginaire chimérique du monde magique des
fabulateurs.
L’homme
mature ne demande pas au religieux de penser pour lui.
L’homme
mature ne demande pas au politique de penser pour lui.
L’homme
mature ne demande pas au philosophe de penser pour lui.
L’homme
mature pense par lui-même.
Une
sincère détermination à se comporter moralement permet d’adoucir l’application
des sanctions du système karmique (justice divine).
Si
la Conscience Initiale ne pardonne rien, les victimes, elles, ont intérêt à
pardonner aux bourreaux. Un tel pardon «condamne» ces derniers «à mort», d’une
certaine façon, car mourir, c’est ne plus exister. En pardonnant, la victime
dit au bourreau: «jusqu’à présent, la réalité de ton crime était pour moi un
fardeau insupportable qui me broyait. Cette charge, maintenant, me quitte et
tombe à mes pieds. Me voici soulagée tandis que ta responsabilité demeure. Face
à la monstruosité irréparable de ton acte, si ce n’est déjà fait, ton heure
d’en prendre conscience adviendra, tôt ou tard. Accompagnée de remords qui
hanteront tes nuits et tes jours, sans fin. Désormais, à mes yeux, tu n’existes
plus. Te voici rayé de ma liste des vivants. Ton nom, tout ce que tu es,
sombrent dans l’anéantissement. Je vais en paix».
Prières
La
Conscience Initiale permet, par les êtres «libérés», d’adoucir l’application
des sanctions du système karmique (justice divine).
Dieu
recueille toutes les prières.
Pour
adoucir l’application des sanctions du système karmique (justice divine), il ne
sert à rien de prier les êtres «libérés».
Sa
vie durant, chaque homme bénéficie d’une «provision» renouvelable
d’opportunités susceptibles d’améliorer son sort ou celui d’êtres chers. Ces
coups de pouce du destin proviennent des prières. Cette «somme» personnelle
d’aides providentielles dépend du comportement de la personne qui prie. Une
conduite correcte accroît sa «solvabilité». L’auteur de dégueulasseries vide
son «compte» en un clin d’œil. Le retour de l’«actif» prend ensuite un temps
important.
Les
prières ne bouleversent pas l’ordre d’un monde que la Conscience Initiale veut
le plus indépendant possible d’Elle. Pour l’homme, les événements découlent de
causes psychiques et physiques (cerveau, main ou nature). Les contingences sont
comme des feuilles sensibles au moindre souffle de vent, sans que l’arbre ne se
déplace. Les oiseaux tiennent compte du mouvement des branches. Si l’action a
une causalité modifiée par un mental éloigné importe peu. Dès lors que les
prières s’harmonisent avec le canevas divin, parfaitement malléable.
A chaque
prière pour adoucir l’application des sanctions du système karmique (justice
divine), Dieu accorde la «réponse adaptée».
Pour
adoucir l’application des sanctions du système karmique (justice divine), les
êtres «libérés» comprennent ce qu’ils doivent faire.
Le
système karmique (justice divine) doit pouvoir s’insinuer au niveau quantique
de la matière. A l’instar des chercheurs qui tranchent l’indécision
expérimentale quand un «chat de Schrödinger»
est à la fois mort et vivant, le système karmique influence insensiblement
l’avenir du félin.
Conseil
Vouloir
répéter sans cesse les états d’épanouissement psychiques des mystiques ne peut
se faire qu’en sacrifiant son activité humaine. Un destin fructueux implique de
rendre service à l’humanité, d’une façon ou d’une autre. Il y a un temps pour
tout.
Les
ravissements psychiques qui ne débouchent pas sur un service à l’humanité n’ont
guère plus d’utilité que l’usage obsessionnel de stupéfiants par une larve
humaine.
Une
aide réelle, concrète, sans parader, à son prochain plongé dans le malheur,
vaut 1.000 prières au Créateur, 10.000 chants à Ses louanges, 100.000 paroles
en Son honneur.
Une
relation sincère, cordiale, avec Elle, suffit à la Conscience Initiale. L’homme
libre la cultive dans le secret de son cœur.
La
Conscience Initiale recherche, chez l’homme, sa liberté intellectuelle.
La
Conscience Initiale approuve le progrès scientifique, la recherche dans tous
les domaines: pas un retour piteux à une existence de rétrogrades incultes.
Sans
curiosité ni inventivité, l’homme n’est qu’un animal rabâcheur. Pour la
Conscience Initiale, une créature dénuée d’intérêt.
La
soumission religieuse à des injonctions irrationnelles, répétées comme un
perroquet, doit être remplacée par une réflexion personnelle où règnent la
logique et le bons sens.
Chacun,
tout le temps, doit faire fonctionner son jugement.
S’abandonner
aux affirmations idolâtrées, impossibles à discuter, évitant ainsi
l’incommodité de penser par soi-même, c’est mourir psychiquement.
Le
mensonge tue la confiance, sans laquelle on ne construit rien de durable.
Se
mentir à soi-même, c’est mentir.
Des
petits saints repus, exempts de crimes durant leur vie entière, s’estiment sans
doute non concernés par les violations morales. En revendiquant une auréole
proprette, ils se bercent d’illusions. Si au cours des temps, la conscience
accumule une longue succession d’egos différents, il serait douteux que toutes
ces incarnations furent irréprochables. Tant d’époques connaissent le cauchemar
d’une violence déchainée où prospèrent d’innombrables tueurs. S’imaginer
dispensé, sans relâche, de l’abrutissement des hordes assassines est faire
preuve d’un angélisme puéril. Comme idéaliser la nature en déniant
l’agressivité mortelle des animaux entre eux pour assurer leur survie. La
notion de «péché originel» symbolise cette responsabilité «ancestrale», dont
les souvenirs causaux sont inaccessibles au vivant. La culpabilité
pathologique, sans «fondement avéré», que traite la médecine, procède, selon
toutes vraisemblances, du même phénomène. Expliquant nombre de cas.
Aucun
tribunal terrestre, aucune autorité spirituelle ne peut transformer le coupable
de crimes immémoriaux en homme «libérable». Pas même la Conscience Initiale.
Cette mutation dépend de la décision de l’individu. Quand l’heure est venue, ce
dernier cherche et trouve les moyens d’y parvenir. Il change de vie. Ensuite,
c’est une affaire de temps. Temps très très très long. N’importe qui peut faire
l’intéressant, corriger son apparence: cela reste sans effet sur la
transformation en question. La frime n’ébranle que les gogos. Seuls les actes
comptent.
Pensées
orientées sans trêve dans le bon sens.
Inutile
de crier sur les toits sa mutation intérieure.
L’antique
recommandation demeure toujours vraie: «s’abstenir de faire aux autres ce que
vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent».
S’efforcer
de ne pas causer de peine aux autres.
S’efforcer
d’aider les autres, dans la mesure de ses possibilités.
S’efforcer
d’améliorer la vie en société afin qu’elle devienne agréable à tous.
Abominer
la cruauté.
Au
moyen de l’action collective, empêcher que se propage la malignité des
individus incivilisés, la bestialité des brutes, la perversité des barbares.
Chasser
la tyrannie, y compris religieuse.
Possibilité
de croire à tout ce que l’on veut, ou son contraire, pour autant que ses
convictions ne nuisent pas au vivre ensemble.
Se
comporter proprement.
En
tout, éviter les excès.
Cultiver
la modestie, la courtoisie, le désintéressement.
Quand
le tentateur, l’air mielleux, ouvre son catalogue d’«amusements», l’individu
averti lui décoche la seule formule appropriée: «va te faire f… et reviens
jamais m’emm…!». Il a déjà donné. L’homme «libérable» connaît les pires
saloperies des temps révolus. Dans ce domaine, on ne peut rien lui apprendre.
C’est son acquis.
Derrière
une porte occulte se cachent des armées de cadavres dont l’homme «libérable» ou
«libéré» est responsable. C’est fait, et nul ne peut plus rien y changer. La
Conscience Initiale n’y fera jamais allusion. L’homme sincèrement repenti
accepte la chose avec philosophie. Les carnages passés, «remboursés» par
d’interminables pérégrinations au cours desquelles chaque degré ascensionnel
exigea des efforts surhumains, sont à présent assumés. Sans intention de recommencer.
Toutes les gouttes de sang de toutes les victimes furent lavées avec les larmes
du bourreau. Le «parchemin» consignant l’interminable liste de crimes expiés se
métamorphose en brevet d’honorabilité.
Enseignement
Dans
le dessein divin, l’être n’a pas pour vocation de persécuter d’autres êtres.
Savoir
vivre définitivement en bonne entente avec tous les autres êtres nécessite un
minimum de savoir. Autrement dit: la connaissance des souhaits de la Conscience
Initiale.
La
Conscience Initiale n’est pas un professeur déniaiseur. Elle n’a aucune raison
de s’imposer cette tâche subalterne. Le «Porteur de lumière» se charge de la
diffuser. Autre mission que lui confie la Conscience Initiale.
«Dieu»
s’intéresse au sujet enseigné sans enseigner lui-même, il se contente de parier
avec «Lucifer», dans un célèbre film. Eliza Doolittle n’épousera pas «monsieur»
Higgins. En clôture de la séquence finale, elle comprend qu’il lui faut «apporter
les pantoufles» au professeur.
Filmographie: «My Fair Lady»,
«Mary Poppins», «The Sound of Music», «Singin' in the Rain» (quand est soulevé
le rideau).
La
lecture allégorique d’une œuvre destinée au grand public, même si elle s’y
prête, est toujours lacunaire. Identifier certains personnages de l’écran aux
forces spirituelles stimule néanmoins l’esprit. Cela permet de mieux
appréhender ces abstractions grâce aux émotions qu’engendrent les acteurs
renommés. Exercices aussi didactiques que ludiques. Il suffit d’admettre que
les récits choisis comptent des péripéties guère transposables. Toutefois, peu
importe, dès lors que l’essentiel du propos est respecté. Ce procédé fonctionne
un peu comme le font certaines chansons populaires, d’apparence anodine, qui
pourtant nous touchent en communicant quelque chose de plus ou moins indéfinissable.
Magie de la poésie.
En
Occident, l’enseignement ésotérique se fait, pour la majorité des chercheurs,
par l’entremise de différentes sociétés initiatiques. Leurs spécificités
répondent aux diverses mentalités. Chaque novice commence par mener son
investigation afin d’arrêter son choix.
Certains
groupes, inculquant des notions ésotériques, sont carrément dangereux. Avec
ceux-ci, au mieux, vous perdrez votre temps, votre argent. Au pire, votre
liberté, votre santé mentale, votre vie.
Si
le groupe, censé vous fournir un enseignement ésotérique, traîne une réputation
calamiteuse, fuyez.
Si
l’on vous demande une cotisation exorbitante, fuyez.
Si
l’on vous demande, pour une raison quelconque, beaucoup d’argent, fuyez.
Si
l’on vous demande de faire des confidences concernant votre vie privée, fuyez.
Si
l’entrée dans le groupe exige votre humiliation, fuyez.
Si
le chef est idolâtré, fuyez.
Si
le chef exige une obéissance aveugle, fuyez.
Si
le chef exige que l’on exauce tous ses souhaits, fuyez.
Si
le chef réclame des faveurs sexuelles, fuyez.
Si
l’enseignement proscrit l’art, la distraction, fuyez.
Si
l’enseignement interdit les plaisirs simples de la vie, fuyez.
S’il
est obligatoire de quitter la religion que vous pratiquez, fuyez.
Si
le groupe vous coupe de vos proches, de la collectivité des hommes, fuyez
Si
l’on vous promet des «pouvoirs» surnaturels, fuyez.
Si
l’on vous propose de devenir un «maître» appelé à dominer le monde et d’en
tirer des profits, fuyez.
Si
l’on vous promet un enseignement terminé en quelques mois ou très peu d’années,
fuyez.
Si
le groupe se présente comme surpassant tous les autres, fuyez.
Si
l’enseignement est interdit aux personnes de sexe féminin, fuyez.
Si
l’enseignement contredit les faits historiques, la science, fuyez.
Si
l’on dit que votre entrée dans le groupe fait de vous un «élu», au-dessus des
simples mortels, fuyez.
Si
l’on associe la drogue à une pratique hermétique, afin d’accéder au «royaume
divin», fuyez.
Si
l’enseignement implique de semer la violence, fuyez.
Si
l’enseignement vous astreint au suicide, fuyez.
Si
l’on vous demande de rester cloîtré avec les membres du groupe, fuyez.
Si
le groupe s’appesantit sur une «fin du monde» imminente, nécessitant
d’abandonner ses possessions au chef et de participer à un suicide collectif,
fuyez.
L’enseignement
des mystères du monde aux hommes est transmis par Lucifer, qui le tient de
Dieu.
Dieu
n’enseigne jamais continuellement les mystères du monde aux hommes. Le
professorat n’est pas Son boulot.
Comme
l’indique son nom, le «porteur de lumière» se charge d’enseigner la
métaphysique.
Des
hommes, Lucifer n’attend rien, sinon qu’ils n’outrepassent pas les règles de la
Conscience Initiale et apprennent l’enseignement divin.
Existence du mal
Anges, démons
et hommes
Sont décrits, dans différentes religions: les anges
et les démons. Apparemment, l’ange se situe «au-dessus» de l’homme, et l’homme
se situe «au-dessus» du démon. Ces anges et démons ne ressemblent pas forcément
à l’imagerie des bandes dessinées. Quoi qu’il en soit, au moyen de la pensée,
imaginons une rencontre avec un ange.
– Bonjour monsieur l’ange. Auriez-vous l’amabilité
de collaborer à une expérience scientifique?
– Bien entendu! Nous autres, les anges, adorons
rendre service.
– Il s’agit d’une simple vérification. Pour cette
expérience, vous pouvez faire le strict minimum, rien de plus.
– Aucune raison de se limiter. On fera les choses
bien.
– C’est vous qui voyez. Alors voilà. Il s’agirait,
pour vous, de faire, mais vraiment à peine: le mal. Un tout petit peu. Une
microscopique peccadille.
– J’aurais adoré vous aider, mais là, impossible!
Désolé! Je suis physiologiquement incapable de faire le moindre mal. Ce n’est
pas inscrit dans ma nature.
Toujours au moyen de la pensée, maintenant, rendons
visite à un démon.
– Bonjour monsieur le démon.
– Va te faire f…
– Avant, accepteriez-vous de participer à une
expérience scientifique?
– Même pas en cauchemar!
– Attention, cette expérience est perverse.
– Ah! fallait le dire tout de suite. Quand est-ce
qu’on commence?
– Pour cette expérience, vous pouvez faire le strict
minimum, rien de plus.
– Quand il s’agit de perversité, pas question de se
gêner. On mettra le paquet.
– Il suffirait, pour vous, de faire, mais vraiment à
peine: le bien. Un tout petit peu. Une infime bonne action.
– B… de m… de p… de c…, ça, c’est pervers! Y a pas
plus dégueulasse. Rien que d’y penser, je balise. Heureusement, impossible pour
moi de commettre le moindre bien. Ce n’est pas inscrit dans ma nature.
A présent, plus besoin de faire un effort
d’imagination, puisqu’on passe aux hommes. Certains s’efforcent de faire le
bien autour d’eux. D’autres se complaisent à persécuter leur entourage. A
chaque seconde de sa vie, l’homme peut ainsi choisir. C’est sa supériorité sur
l’ange, il est imprévisible. Les hommes sont par conséquent bien plus
passionnants, pour Dieu, qu’anges et démons. L’histoire humaine n’est jamais
inscrite à l’avance.
La liberté personnelle est sans doute le cadeau le
plus précieux accordé à l’homme, mais cette liberté se paie le prix fort.
Le
mal permet de rendre l’homme libre envers la Conscience Initiale.
Le
mal est un point capital de la création divine: indispensable.
L’existence
du mal conditionne la liberté de l’être.
Le
mal est nécessaire car il rend possible l’exercice de la liberté accordé par la
Conscience Initiale à Son endroit. Il s’agit d’une contrepartie. L’obscurité
qui met en valeur la lumière.
Sans
l’existence du mal, l’homme ne pourrait être libre vis-à-vis de la Conscience
Initiale.
La
Conscience Initiale sait que l’existence du mal est nécessaire.
La
Conscience Initiale sait que sans l’existence du mal, l’homme ne serait pas
«libre».
Séparer
irréversiblement la Conscience Initiale de la conscience humaine permet
d’octroyer à l’homme le plus grand des cadeaux que puisse lui faire Dieu, sa
liberté. Une liberté totale. Ce cadeau ne se refuse pas. Il se paye au prix
fort. Il se reçoit avec gratitude.
Avant
l’arrivée des hommes, la Conscience Initiale savait qu’ils s’adonneraient au
mal.
La
Conscience Initiale n’a aucune raison de reprocher aux hommes de tomber dans le
piège prévu pour eux.
Sans
passer par l’étape du mal, l’homme n’accède pas à la «liberté».
Fort
de sa liberté, l’homme a le droit d’ignorer la Conscience Initiale. Rien ne
l’empêche de commettre les pires abjections.
En
ignorant la Conscience Initiale, en s’adonnant aux pires abjections, l’homme
subit, tôt ou tard, les conséquences de son ignorance, de ses manquements.
La
méconnaissance de la Conscience Initiale entraîne une frustration mentale chez
l’homme livré à l’incompréhension d’un monde où se perd son destin.
Le
mal commence par un jeu. Très vite, celui-ci devient addictif.
Les
manquements aux lois du bien entraînent, un jour ou l’autre, diverses
catastrophes, facilitées par l’«inconscient», destinées à broyer l’ego «buggé».
L’homme
peut devenir «libre» à condition de ne pas faire le mal.
Bien
que le mal soit nécessaire, l’homme doit tout faire pour l’empêcher d’opérer.
C’est le jeu divin.
La
liberté de l’homme envers la Conscience Initiale, d’ordre métaphysique, quand
elle est bafouée, se transforme, d’une manière ou d’une autre, tôt ou tard, en «régime
pénitentiaire», d’ordre physique, sur terre. D’autant plus implacable que le
coupable s’adonne davantage au mal.
Même
quand son destin le gâte, chaque homme, dès la naissance, est condamné à mort,
à perdre les êtres chers, à tout perdre.
La
mort de chaque homme est un châtiment.
Croire
que certains hommes ne connaissent pas la moindre contrariété durant toute leur
existence sur terre (à commencer par la perte inéluctable de leur vie ou celle
des proches) relève de l’aberration.
Le
«régime pénitentiaire» sur terre, peu à peu, s’adoucit, avant de s’effacer, au
fur et à mesure qu’avance l’amendement du coupable. Il lui faut, pour cela,
lutter contre le mal. Le sien propre comme le mal collectif.
Le
séjour terrestre forme un terrain d’exercice idéal pour se confronter aux
différentes manifestations du mal.
L’homme
devient «libre» quand il renonce au mal.
Renoncer
au mal, c’est respecter les règles de la moralité.
Le
bien consiste à priver le mal de ses pouvoirs.
Personne
ne peut annihiler le mal. Il est un élément constituant de la conscience
humaine.
Le
mal ne se supprime pas, il se paralyse.
Après
de nombreuses réincarnations, l’homme quelque peu évolué oublie ses
inclinations de la période où il sombrait dans le mal extrême.
Une
fois «vaincu», le mal doit être scellé au moyen d’innombrables chaînes et placé
derrière une porte imaginaire sur laquelle on inscrit: «ne jamais détacher la
chose immonde enfermée là».
Dès
que le mal est enchaîné, l’homme devient libre.
Le
ténébreux caveau où pourrit le mal s’avère être, pour l’homme sage, son «assurance
tous risques». Au moindre prodrome de faiblesse, chez lui, il entrouvre la
porte du lieu maudit et la referme aussitôt. Juste le temps qu’empeste un
infime miasme démoniaque. C’est suffisant pour lui rappeler les efforts
surhumains qui furent nécessaires à l’enfermement de l’abomination.
Une
seule bribe de souvenir du parcourt semé d’épines menant au «sommet», après la
chute, qui exige tant d’efforts, si souvent aux limites du supportable, surtout
lors de l’ultime étape, quand pour chaque pas, le pied semble retenu par une
boue collante, enserré dans un brodequin en plomb, s’identifiant à une agonie
douloureuse jamais interrompue, le pas suivant pesant plus encore, et le
suivant encore davantage.., suffit à ôter l’envie de recommencer un cycle
infernal.
Pour
l’homme sorti du «précipice», céder au mal implique un «retour à la case départ».
La pire des situations, où l’ego retrouve la misère extrême, sous toutes ses
formes. Dès lors, pas le moindre bout de l’ascension désespérante, titanesque,
ne lui sera épargné. Avis aux élèves qui apprennent les règles divines. C’est
le jeu.
Rien
n’oblige l’innocent ou l’imbécile à sauter dans le «précipice», sinon leur
stupidité commune. Innocence ou défaut mental ne constituent pas des
passe-droits.
L’individu
bien loti, estimant que le sort de l’affligé provient du ciel et ne mérite donc
aucun allègement, matériel ou autre, devient candidat prioritaire pour un jour
tenir ce rôle à son tour. Comme au théâtre. Mais en pareil cas, aucun acteur
sain d’esprit ne sollicite l’interprétation «réelle» d’un tel personnage.
Le
jeu divin n’est pas un jeu de dilettante.
Seul
l’inconscient pactise avec les suppôts des «forces du mal». Ceux-ci n’ont
qu’une idée en tête: démolir l’imprudent qui sollicite leur collaboration,
après une période avantageuse, évidemment. On attire le gogo avec quelques
succès immédiats. La suite n’a rien de drôle. Dès que les événements se gâtent,
la situation empire vite. Le naïf est dépouillé de tout, salement. Nul n’évite
les avatars infamants. Sans exception. Aucune parade ne pourrait déjouer le
châtiment. A ce jeu, qui gagne perd. Toujours. Eternel manège: allécher
l’innocent ou l’imbécile, pour ensuite les détruire, en se f… de leur g...
Le
jeu divin n’est pas une sinécure pour les tricheurs.
La
Conscience Initiale n’a pas créé un monde gentillet pour des créatures
insipides, moutonnières, pusillanimes, à mentalité d’esclave.
La
Conscience Initiale a créé un monde pour des hommes responsables et moraux.
La
Conscience Initiale veut des hommes «libres», pas une masse servile de
créatures décervelées.
Tous
les univers s’ouvrent aux êtres moraux.
Pour
ne pas endurer les conséquences terribles du mal dont on est responsable, il
suffit de se conformer aux règles morales.
L’existence
du mal avec le système karmique (justice divine) est une œuvre parfaite.
La
Conscience Initiale ne se «salit jamais les mains», les «démons» sont ravis de
châtier à Sa place. Encore que rendre service à quiconque ne soit pas, chez
eux, intentionnel. Ne sachant rien faire d’autre que le mal, personne ne peut
les dompter. Rien ne peut les contenir, sauf l’amour qui les pétrifie: barrière
infranchissable.
Quand
l’ego cesse d’exercer la scélératesse, motivant leur présence, les «démons», dans
l’incapacité d’interrompre leur malfaisance, retournent ce pouvoir destructeur
contre eux-mêmes, et s’anéantissent. Toutefois, au moindre recommencement
d’ambition malveillante par l’ego, ils resurgissent de la vacuité.
Les
«démons» ne ressemblent pas forcément aux créatures de l’iconographie
artistique. Il s’agit de forces qui doivent rééquilibrer la disharmonie du monde.
L’entendement de leur présence peut varier. Prenons une analogie. Un homme
moderne met les doigts dans une prise électrique. Il se dit: «je n’ai pas coupé
le courant». Maintenant, un primitif, n’ayant jamais entendu parler
d’électricité, touche cette prise. Il se dit: «se tient là un méchant génie».
Pourtant, dans les deux cas, c’est la même chose. Chacun prend une forte
secousse.
Le
mal n’est pas extérieur à l’homme. Le «diable» ou les «démons», en vue de
tourmenter l’humanité, ne le fabriquent pas de leur propre chef dans quelque
chaudron fumant d’un enfer torride. Pour que le mal existe, il faut une
contribution des ego «buggés», lesquels ont forcément «amorcés la pompe», à un
moment ou à un autre. Ensuite, l’implacable processus suit son cours. On pourrait
comparer ce mécanisme à une maladie. Tant que l’organisme se conforme aux
règles de la bonne santé, les agents pathogènes demeurent à l’état potentiel.
Si l’individu transgresse les contraintes sanitaires, la maladie se déclare.
Dans un tel cas, la conduite inadaptée provoque le mal, pas l’organisme. Ne
voyons donc pas en les «démons» une cause mais un facteur annexe qui permet de
matérialiser la scélératesse du mental malsain.
Dès
que l’ego est sur le point de céder à des pulsions mauvaises, les «démons»
s’activent. Cela peut prendre différentes formes: tentations, suggestions,
incitations, hallucinations, «inventivité», endoctrinement… Les mauvais
conseilleurs, les embobelineurs, les fielleux sont légion. Ils ont pour
religion la sophistique. Leur dieu est la cruauté qu’ils adorent associer à Son
nom en qualifiant, d’une façon détournée, cette salope du terme «bien».
L’être
qui se livre au mal ensuite le subit, décuplé.
Parvenu
au «sommet», le fautif n’obtient néanmoins aucun pardon de Dieu pour ses
crimes. Refus de pardonner sans juger. Nul reproche divin. Avec amour, la
Conscience Initiale suit son plan. En refusant son pardon, la Conscience
Initiale fait au coupable, à l’homme, une fois encore, le plus beau des
cadeaux: sa liberté.
L’existence
du mal conditionne la liberté de l’homme envers la Conscience Initiale. Son
souvenir aussi.
Lucifer
Le
mal exercé par chaque homme interagit avec celui des autres hommes. Cela donne
lieu, plus ou moins fréquemment, à des conflits armés. Afin que la porte
ouverte aux meurtres «légalisés» des soldats, foisonnants, ne perturbe
gravement l’équilibre du monde, la Conscience Initiale intervient. A
l’ordinaire, la Conscience Initiale S’en abstient car Son «scénario» originel
est prévu pour se dérouler d’une façon autonome.
Puisque
les forces du bien et du mal s’affrontent, la Conscience Initiale a besoin d’un
adversaire. Comme aux échecs, dont les règles, d’ailleurs, peuvent inspirer des
réflexions profondes. Cet adversaire est Lucifer. En réalité, pas un adversaire,
mais Son partenaire.
Pas
plus que le pire des criminels humains, Lucifer n’est damné pour l’éternité.
L’«ange
déchu» n’a pas davantage une nature d’ange que le meilleur des hommes sans
défaut sur terre (en admettant son existence possible). Mythe inconcevable.
Exposé au mal, tout ange se comporterait comme une poule devant un couteau.
Laissons par conséquent cette figure de vitrail aux ingénus.
La
Conscience Initiale S’est façonnée une altérité à partir d’un de Ses aspects.
Telle la face cachée d’une étoile. Brillance «obscure». La Conscience Initiale
peut dès lors «jouer» avec Elle-même. Avec un stratège à Sa mesure.
Lucifer
sert la Conscience Initiale. C’est sa mission.
Lucifer
tient du régisseur, en coulisse, qui organise le spectacle conçu par un autre.
Son nom n’est pas destiné à figurer en gros sur les affiches. Il porte et
apporte la lumière, mais ne se met pas en lumière.
Ayant
bénéficié de l’entière liberté d’agir, Lucifer se comporta comme toutes les
créatures auxquelles est accordé ce privilège, il en abusa. La Conscience
Initiale dut le mater.
Aucun
temple pour Lucifer.
Aucun
culte ne doit le célébrer.
Aucun
chant de louanges pour lui.
Aucune
prière adressée à lui (sans effet).
Aucun
prêtre n’officie pour lui.
Aucun
apôtre ne prêche pour lui.
Aucun
prédicateur n’endoctrine pour lui.
Ne
pas prononcer son nom en public lui convient.
Tout
temple, culte, thuriféraire, existant ne dispose aucunement de son soutien.
S’ils
le veulent, les artistes peuvent faire figurer Lucifer, d’une manière allusive
ou non, dans leurs œuvres. Et même, autant qu’ils le veulent. L’air sympathique
aussi bien que terrifiant. Peu importe. Pour lui, cela revient au même. Sa
réputation l’indiffère.
Depuis
le début de l’humanité, l’enchaînement des événements, que les hommes nomment
histoire, est ouvert. Concernant l’essentiel, les hommes déterminent leur
destin librement, au niveau individuel ou collectif. La Conscience Initiale,
avec le concours de Lucifer, veille seulement à éviter des errements
irréversibles, sur une grande échelle, qui compromettraient l’évolution
d’innombrables personnes. Jamais plus de mal déchaîné que l’humanité en
progression ne pourrait résorber. Pas plus, mais pas moins: à l’heure du «solde
de bilan» d’une époque. Les proportions justes doivent être respectées. Ainsi
le veut la règle divine.
Peu
ou prou, nul humain n’est en état d’échapper aux effets désastreux des causes
perverses. Règle à jamais inchangée. Ni la Conscience Initiale ni Lucifer ne
s’autorisent une dérogation.
L’assistance
céleste ne consiste pas à tenir le glaive de chaque combattant. Il s’agit, pour
la Conscience Initiale (comme pour Son partenaire), de rendre propices certains
moments déterminants au moyen d’incidents subtils, indécelables. Les «miracles»
tels que «mer qui s’ouvre en deux», «marcher sur l’eau» ou «chevauchée dans le
ciel» sont imaginés par des fabulateurs voulant subjuguer les gogos assoiffés
de merveilleux, faciles à berner.
Ce
duel entre démiurges appelle des stratégies raffinées. Les meilleurs «coups»
sont imprévisibles, ceux nécessitant le moins d’intervention possible. Cela
pourrait se comparer à l’expression artistique. L’économie de moyens qui
produit le maximum d’effet. Bravo les Artistes!
Lucifer
«pousse à la faute» les ordures par des tentations malignes: sa technique.
Quand
Lucifer «pousse à la faute» les ordures, le résultat épouvante l’humanité.
Lucifer
n’est pas un tendre.
Immanquablement,
les ordures tombent dans le panneau de Lucifer, et perdent tout.
Quoi
qu’il arrive, la Conscience Initiale ne perd jamais. Comme aux échecs, une
partie s’arrête toujours un coup avant la «prise du roi».
Diable et démons
Le
diable est une bête répugnante que seul Lucifer sait manœuvrer.
Comme
la Conscience Initiale, Sa face cachée ne se «salit jamais les mains». En chef
de meute, à la tête d’une foule d’innombrables «démons», le diable fait le «sale
boulot». Là où on lui dit, comme on lui dit. Pas ailleurs. Pas plus.
Comme
les «démons», le diable est une sorte de virus, pas «vivant» au sens des
créatures organiques. Son existence dépend du «terrain». Si l’ensemble des gens
parvenaient à ne plus outrepasser les règles divines qu’inspire la sagesse, il
disparaîtrait aussitôt, automatiquement. Mais à la moindre rechute, le voici de
retour.
La
soumission du diable a une raison. En présence de Lucifer, le Malin ch… dans
son froc. Pas pour se parfumer, par trouille. Comme un asticot près de
l’hameçon. Devant cette puissance incommensurable, tout homme ferait de même.
Autant, si la chose était possible, se tenir à proximité du soleil en éruption.
L’armée
des forces du bien recrutent les hommes «libérables» et «libérés». Ceux-ci
œuvrent, avec la coopération des simples mortels estimables, consciente ou non,
afin que s’appliquent les directives de la Conscience Initiale.
L’armée
des forces du mal est composée d’une foule de «démons». S’enrôlent dans ses
rangs, les individus, consciemment ou pas, qui cèdent à leurs mauvaises
pulsions.
Lors
des conflits entre terriens, la Conscience Initiale et Son partenaire ne prennent
parti pour aucun groupe en particulier, comme le croient stupidement les
esprits simplistes, religieux. Selon les besoins, chaque camp bénéficie de
l’intervention adaptée de la Conscience Initiale et de Lucifer. Le moins
possible. Ici une «tour», là un «cavalier»… Dans chaque clan, certaines
personnes font preuve d’humanité tandis que d’autres se comportent comme des
êtres indignes. La Conscience Initiale et Lucifer le savent.
Art
La
Conscience Initiale n’entrave aucune expression artistique, laïque comme
religieuse, élitiste ou populaire: musique, chant, danse, cinéma, théâtre,
peinture, sculpture, architecture, graphisme, design, poésie, littérature,
bande dessinée…
Pas
moins que la Conscience Initiale, Lucifer apprécie les productions artistiques
créées par l’humanité.
La
Conscience Initiale n’interdit pas qu’on fasse Son image. D’autant moins qu’il
s’agit d’une totale impossibilité. Comment représenter matériellement la
conscience, qu’elle soit d’ailleurs divine ou humaine, laquelle se caractérise
par une absence de poids, taille, couleur, composition chimique, structure
nucléaire, densité, masse, etc.? Le «Rien du tout», par conséquent, n’autorise
aucune représentation «fidèle à l’original». Ce n’est cependant pas une raison
pour interdire un tel dessein. Partant d’une observation juste, les musulmans
poussent le raisonnement jusqu’à l’absurde. Quand un artiste montre Dieu, ce
n’est pas Dieu que l’on voit, c’est le Dieu, par exemple, de Michel-Ange ou le
Dieu de Raphael. Selon leur imagination. Aucun mal à cela.
Avec
la bonté, la disposition à l’entraide, la compréhension.., la Conscience
Initiale apprécie chez l’homme: l’humour. Elle goûte le rire, lorsqu’il
s’accompagne d’une présence d’esprit.
Dieu
n’est pas un pisse-froid.
La
Conscience Initiale souscrit à l’évolution des mœurs que toutes les
populations, en état de progresser, expérimentent. Quitte à ce qu’elles
endiguent ultérieurement certains fourvoiements. Les erreurs font partie du
processus didactique. Aucune «autorité morale» n’est habilitée à imposer une
seule pratique sexuelle, celle permettant de perpétuer l’espèce. Aucune
«autorité morale» n’est habilitée à interdire l’homosexualité. Les enfants
doivent être impérativement préservés. Ne rien imposer que l’autre refuse. Ici
comme ailleurs: éviter les excès.
Femme
et homme sont égaux en droits.
Dieu
n’est pas un rigoriste pathologique.
Bonheur
Très
tôt, l’individu sur la voie du salut libérateur doit comprendre qu’une des
missions prioritaires de l’homme consiste à découvrir, par lui-même, comment
être heureux, le plus souvent possible. Quoi qu’il arrive. En vue d’éprouver de
la joie, tous les moyens sont bons, hormis martyriser d’autres êtres. Le
bonheur d’un individu environné de gens malheureux repose sur du sable.
L’égoïste se berce d’illusions. Le bonheur n’exige pas une surabondance de
biens matériels.
Les
soucis d’argent gâchent le bonheur. Celui qui dispose de moyens suffisants pour
vivre n’a pas de «soucis d’argent». Il peut accéder au bonheur. Le riche,
obnubilé par ses spéculations risquées, a des «soucis d’argent». Le bonheur lui
échappe.
La
répétition excessive des choses appréciées rendent celles-ci de moins en moins
attrayantes.
Ici-bas,
celui qui ne sait pas être heureux malgré l’adversité, dans l’au-delà, sortira
vite du «paradis», forcé de revenir sur terre. L’obligation de découvrir le
moyen d’être, ici-bas, autant heureux que possible, s’applique aussi aux
riches.
Vivre
l’éternité avec le poids sur sa conscience de crimes impardonnés ne transforme
cependant pas l’existence en enfer. Le temps estompe les noirs souvenirs.
Ceux-ci restent enfouis dans un coin discret de la mémoire, presque
imperceptibles.
Après
une période paraissant interminable, grâce au voisinage divin, l’homme «libéré»
parvient même à se pardonner ses propres fautes, ou peu s’en faut, alors que
cette éventualité paraissait tellement hors de portée qu’elle n’était jamais
sollicitée.
Durant
l’éternité, l’homme «libéré» ne connaîtra jamais un bonheur absolu puisque le
souvenir, infime, de ses crimes passés persiste à jamais. Il ne pourra être
heureux, en permanence, qu’à 99,99 %.
Toutefois,
être heureux, sans discontinuer, à 99,99 % surpasse, et de loin, tous les
états extatiques des béats.
Certains
abrutis ont besoin d’exceptionnel pour être heureux dans l’au-delà: jardin
édénique tiré au cordeau, rivière de miel (quelle drôle idée!), plusieurs
dizaines d’habitantes du gynécée personnel pourvues d’un remplacement des
rustines automatique, etc. Pour eux, c’est perdu d’avance. Avant même un million
d’années, la folie les aurait terrassé.
En
dépit d’un train de vie modeste, celui qui sut être heureux ici-bas, sans
cesse, obtient, dans l’au-delà, par-dessus le marché, d’innombrables cadeaux
divins. Des offres inimaginables. L’inattendu est toujours favorisé, toujours
renouvelé. La Conscience Initiale ne mégote jamais.
Etre
heureux en permanence n’implique pas de se shooter à l’extase spirituelle, sans
dégriser. La Conscience Initiale souhaite qu’on ait les yeux en face des trous.
Entre les longs moments de délassement, il faut parfois «boulonner» dans
l’au-delà. Chaque «travail» y est cependant toujours passionnant. L’«espace
paradisiaque» n’accueille pas les feignants.
Etre
heureux par soi-même, le plus souvent possible, n’a rien d’aisé. On doit éviter
d’agir n’importe comment. Est exclue l’aide des drogues. La Conscience Initiale
n’admet pas la triche, en outre délétère. L’usage des substances toxiques ouvre
les «portes de l’enfer». L’enfer personnel parfois déborde, se communiquant à
d’autres personnes. La consommation des stupéfiants altère les capacités
mentales. Elle mène souvent à la délinquance, la prostitution, le crime, le
suicide.
Portes de l’enfer
Si
les «portes de l’enfer» ne sont pas refermées avant la mort, dans l’au-delà, elles
restent ouvertes. La «sanction» mentale s’y exerce alors avec autant de
sévérité. Suicide déconseillé. Il ne fait qu’empirer les choses.
Affirmation
la plus idiote au monde: «j’arrête quand je veux!».
Depuis
des lustres d’action stérile, les pouvoirs publics ne parviennent même pas à
enrayer la progression toxicomaniaque. Attendre un renoncement de la part des
drogués, seulement parce qu’on augmente toujours plus les moyens judiciaires,
est faire preuve d’une candeur d’impubère. Partout, les échecs se succèdent.
Les membres de l’«élite» se droguent autant que le peuple, sinon davantage. Si
la chasse aux trafiquants était efficace, cela se serait.
La
quantité astronomique d’argent résultant du trafic de drogue a des conséquences
pires que les ravages sanitaires. Ce fric maléfique entraîne une corruption qui
pourrit la tête, puis le corps entier de l’Etat.
Ceux
qui soutiennent la pérennisation de l’interdit des drogues s’engraissent grâce
à cette aberration politique. Les nigauds répètent doctement l’absurdité. Et
n’oublions pas les innombrables emplois assurés dans divers secteurs: douane,
police, justice, administration carcérale, etc. Un homme d’église a dit: «ils
bouffent dans la gamelle». Mais, chut! Les responsables ne le diront jamais.
Abolir
la prohibition des drogues ruine les trafiquants et assainit l’Etat. Les
Occidentaux autorisent déjà l’alcool (drogue aujourd’hui légale). Permission
plus intelligente qu’une prohibition impossible à faire appliquer.
Parallèlement, il faut lutter avec efficacité contre l’usage des drogues en
recourant aux mesures innovantes du SYADE. La Conscience Initiale n’est pas une
puritaine psychorigide. Elle sait que les hommes, au cours de leur évolution
sur terre, ne peuvent tous se conduire immédiatement comme des ascètes. Encore
que l’outrance comportementale de ces derniers ne soit pas un modèle.
Certains
zozos pas très catholiques utilisent la drogue pour abuser des égarés. Ils
persuadent ces andouilles d’aller exploser au milieu d’innocents afin de faire
plaisir à Dieu. Quelle arnaque de m…! C’est prendre Dieu pour un c… et Le
transformer en vicelard éhonté. Apogée de la truanderie. Ces escrocs criminels
à plumage religieux accompagnent les shoots d’une mise en scène, censée
préfigurer l’éden, agrémentée de putes expérimentées. Leurs roueries. La
Conscience Initiale n’honore pas le suicide intéressé des martyres. Que dalle!
Et des revendications du niquedouille venant réclamer son dû, Lucifer s’en «torche
le c…» La «rétribution» qu’il lui réserve est fort déplaisante.
L’au-delà
qui attend les hommes «libérés» est bien préférable aux sornettes des
fabulateurs. Qu’est-il, au juste? Détailler un domaine inconnaissable, sur
terre, par l’ensemble des gens revient à blouser les gogos. Si vous n’avez
aucun moyen de vérifier l’exactitude des discours d’un mythomane, il est
hasardeux d’en tenir compte. Les suppositions touchant un tel sujet
appartiennent au romancier, à l’auteur de scénarios, attendu que personne ne se
sent obligé d’y croire.
Mort
La
mort de chaque homme est un châtiment.
L’absence
de certitude absolue que l’existence continue après la mort fait partie du
châtiment.
L’espace-temps
de l’«au-delà» reste matériellement inaccessible aux hommes pour laisser
ceux-ci dans le doute: leur châtiment.
Au-delà
Dans
l’«au-delà», personne ne voit Dieu car la Conscience Initiale, comme toute
conscience, est un système perceptif totalement invisible.
Le
«contact» avec Dieu est identique dans l’«au-delà» et sur terre.
Entre
deux réincarnations, l’être humain peut éventuellement rencontrer sa «divinité»
attitrée (déesse ou demi-dieu) sans le savoir. Et réciproquement. Ainsi procède
le «destin», afin que les parties de chaque «un» sectionné conservent des liens
ténus. Pour rechercher quelqu’un, il faut savoir qu’il existe.
L’endroit
où vont les hommes, entre deux réincarnations, est un espace-temps
matériellement impénétrable aux vivants. Même le plus puissant des télescopes
ne pourrait détecter sa présence. Il s’agit d’une «école complémentaire» qui
permet de préparer chaque individu à sa prochaine réincarnation.
Se
réincarner dans notre espace-temps puis retourner dans l’«école
complémentaire», cycliquement, n’est plus obligatoire pour l’homme «libérable».
L’espace-temps
qui correspondrait à l’«enfer» qu’évoquent différentes croyances religieuses
n’existe pas. Concept inutile. Les souffrances sur terre (pour raison
éducative, rédemptrice ou afin de fortifier l’âme), égalent largement celles
infligées par diverses puissances infernales qu’imaginent des cerveaux
déstabilisés.
Les
natifs d’un espace-temps «inférieur» ne peuvent pas accéder aux univers
«supérieurs». Impossibilité physiologique: un bas niveau moral cause la
formation d’une impalpable barrière infranchissable. Ce barrage fonctionne
automatiquement, suivant les règles karmiques. On pourrait illustrer un tel
phénomène à l’aide d’une image extravagante. Des êtres de haut niveau moral foulent
sans problème le sol d’une planète bizarre. En revanche, des créatures à la
moralité déficiente s’y enfoncent. En disparaissant sous la surface planétaire,
elles se retrouvent dans leur monde non évolué.
Comme
notre univers, l’«au-delà», où se rendent les humains entre deux réincarnations
(école complémentaire), est un espace-temps «inférieur».
Chaque
espace-temps «supérieur» est peuplé d’habitants très évolués, qui respectent
toujours les lois morales. Univers où n’existent ni police ni services
judiciaires ni armées. Le vol n’y existe pas. Personne n’y manifeste de
l’agressivité.
Les
habitants des univers «supérieurs», parfois, «descendent» dans un espace-temps
«inférieur», pour diverses raisons. L’humain «libéré» est forcément accompagné
de sa divinité attitrée, qui assure sa protection. Le couple ne se sépare
jamais.
Si
un individu peu évolué se montre agressif, grâce à sa prescience, la divinité
anticipe l’attaque. Avec une grande économie de moyens, elle modifie, dans
l’environnement, quelques détails apparemment insignifiants. Comme sous l’effet
du hasard, une bourrasque emporte un élément du décor qui s’écrase sur
l’agresseur, son arme s’enraye, des appareils explosent en recevant la foudre,
les véhicules cessent d’obéir à leur conducteur, d’ahurissants phénomènes
contrecarrent l’incursion d’autres assaillants, etc. Le couple peut aussi
disparaître d’une façon inexplicable. Superstitieuses, les créatures primaires
s’enfuient épouvantées…
Pour
passer inaperçu, les visiteurs des mondes «supérieurs» prennent l’apparence de
dignitaires du régime ou d’anodins promeneurs. La divinité peut aussi, par
télépathie, rectifier les ordres des soldats…
La
divinité cache aux créatures primaires qu’elle a des pouvoirs prodigieux. Il ne
faut pas modifier le rythme d’évolution des populations arriérées.
Comment
un infime détail peut-il changer le cours de l’histoire? Par exemple: une
brindille allumée par un tesson de bouteille met le feu au bois tout proche.
Les pompiers détournent la circulation. Le détenteur d’un secret décisif ne
peut rejoindre l’état-major à temps. L’issue d’une guerre bascule…
La
«descente» dans un espace-temps «inférieur» peut être motivée par le goût de
l’exploration à but élevé (scientifique, culturel…).
La
«descente» dans un espace-temps «inférieur» peut aussi avoir pour but
l’assistance aux êtres en formation. Exemple: quand, sur une grande échelle,
l’absence de progrès moraux s’éternise. Il suffit alors de modifier des
événements bien choisis. Quelques «incidents mineurs», d’apparence fortuite,
débloquent la situation. Cela se fait en toute discrétion. Les êtres très
évolués ne se transforment jamais en prophète ou messie. Ils ne s’expriment
jamais publiquement.
Aucun
être très évolué ne se rend dans un espace-temps «inférieur» afin de se
divertir.
Il
n’existe pas de religion spécifique au «lieu» du séjour entre deux
réincarnations.
Sur
le «lieu» du séjour entre deux réincarnations, les fidèles d’une religion
terrestre peuvent continuer à la pratiquer.
Dans
l’«au-delà», les êtres que cela intéresse peuvent suivre des cours permettant
d’approfondir la «législation divine» et le système karmique. Contrairement à
l’enseignement religieux, cette connaissance ne comporte aucun dogme. Il s’agit
d’une science susceptible d’évoluer.
Dans
des sortes d’universités de l’«au-delà», on enseigne la «législation divine».
Nul n’impose de suivre des cours. Pour s’inscrire à une telle université, il
suffit d’être volontaire.
Dans
diverses universités de l’«au-delà» où l’on enseigne la «législation divine»,
certains professeurs sont des êtres «libéré» (humains et «divinités»). Ils
œuvrent sans révéler leur niveau d’évolution.
Père Noël
Tant
que les extraterrestres demeurent invisibles, sans preuves indiscutables,
explicables par la science, leur existence, sur terre, s’identifie à celle du
père Noël.
Tant
que les fantômes demeurent invisibles au grand public, sans preuves
indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle
du père Noël.
Tant
que les vampires demeurent invisibles au grand public, sans preuves
indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle
du père Noël.
Tant
que les zombis demeurent invisibles au grand public, sans preuves
indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle
du père Noël.
Tant
que les lutins, farfadets, kobolds, trolls, etc., demeurent invisibles au grand
public, sans preuves indiscutables, explicables par la science, leur existence
s’identifie à celle du père Noël.
Tant
que les effets des superstitions demeurent improuvables par la science, leur
existence s’identifie à celle du père Noël. Au lieu d’exécuter des momeries propitiatoires,
mieux vaut avoir un comportement correct dans la vie. C’est plus efficace. Les
combines irrationnelles ne favorisent ni n’entravent le destin.
Tant
que les «ancêtres» décédés, munis de pouvoirs physiques s’exerçant sur le monde
des vivants, demeurent sans preuves indiscutables, explicables par la science,
leur existence s’identifie à celle du père Noël.
Des
«consciences collectives» peuvent exister: animales, végétales… Leur invocation
est devenue inutile, aujourd’hui, où la technique scientifique surpasse les
antiques sources de savoir des primitifs. Toutefois, certaines trouvailles des
anciens méritent une investigation de nos savants. La fréquentation
respectueuse de ces «consciences collectives», sans intention d’en tirer un
profit matériel, permet toutefois d’expérimenter l’harmonie des différentes
formes vitales qu’offre notre environnement naturel. Libre à chacun d’en faire
l’étude superficielle, non dangereuse (sans stupéfiant ni cérémonie sauvage),
lors d’une pause dans un milieu bucolique: par la pensée.
Recourir
aux ressources ancestrales et pernicieuses du psychisme, avec des visées
malveillantes, intéressées, se paye toujours d’un choc en retour, tôt ou tard:
imparable. Ce contrechoc frappe autant le jeteur de sort que son client. Du
malheur ajouté aux malheurs pour ceux qui se risquent à puiser de la fange dans
le puits interdit.
Ni
le diable, ni personne d’autre, ne peut acheter l’âme d’un être humain. Pas
plus qu’on ne peut acheter la gravitation. Lucifer n’a pas besoin de s’emparer
des âmes pour les instruire. L’homme reste toujours libre d’acquérir ou non la
connaissance. Liberté «cautionnée» par la Conscience Initiale.
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