81
Enseignement
Dieu
n’est pas un professeur déniaiseur. Il n’a aucune raison de s’imposer cette
tâche subalterne.
Le
«Porteur de lumière» se charge de la diffuser. Autre mission que lui confie
Dieu.
Dieu s’intéresse au sujet enseigné sans enseigner
lui-même, il se contente de parier avec Lucifer, dans un
célèbre film.
Eliza
Doolittle n’épousera pas monsieur Higgins. En
clôture de la séquence finale, elle comprend qu’il lui faut apporter les pantoufles au professeur.
82
Filmographie
«My Fair Lady»
«Mary Poppins»
«The Sound of Music»
«Singin' in the Rain» (Quand est soulevé le rideau.)
83
Imagination
La
lecture allégorique d’une œuvre destinée au grand public, même si elle s’y
prête, est toujours lacunaire.
Identifier
certains personnages de l’écran aux forces spirituelles stimule néanmoins
l’esprit. Cela permet de mieux appréhender ces abstractions grâce aux émotions
qu’engendrent les acteurs renommés. Exercices aussi didactiques que ludiques.
Il
suffit d’admettre que les récits choisis comptent des péripéties guère
transposables. Toutefois, peu importe, dès lors que l’essentiel du propos est
respecté.
Ce
procédé fonctionne un peu comme le font certaines chansons populaires,
d’apparence anodine, qui pourtant nous touchent en communicant quelque chose de
plus ou moins indéfinissable. Magie de la poésie.
84
Islam
L’islam
doit muer. A la faveur d’un aggiornamento, seront
retirés du Coran les préceptes abjects demandant de tuer des hommes au nom de
Dieu.
Chaque
musulman suspect devra dire quel camp il choisit. Par exemple, en prêtant
serment sur son livre saint, il sera invité à exprimer publiquement ses
convictions au sujet de la violence religieuse. Il devra désavouer les
préceptes du Coran demandant de tuer des hommes au nom de Dieu. Il exigera leur
retrait.
La
communauté des musulmans honnêtes et non violents excommuniera les religieux
criminels (qui ne désavouent pas les discours violents, qui les soutiennent,
qui les propagent, qui commettent des crimes).
Les
excommuniés sont interdits de mosquée.
Les
religieux criminels édictent des fatwas de mise à mort. Leur excommunication
sera la réponse adaptée des musulmans honnêtes et non violents.
La
terreur religieuse ne se combat pas avec de douces admonestations.
Les
préceptes criminels du Coran sont le carburant qui alimente la machine à tuer
sans frein de l’islam. Tant que cette énergie noire gavera du feu satanique ses
chaudières confessionnelles, celles-ci justifieront, encourageront,
l’extermination, sur sa route, de tous les humains jugés «impurs».
85
Perfection
Nul
écrit, que certains disent venant directement de Dieu, n’est parfait, ne contient
aucune erreur, car Ses mots passent toujours
par la médiation d’un homme. Et nul homme n’est parfait.
Vouloir
faire croire à un livre intégralement dicté par Dieu, dénué de la moindre
imperfection, c’est prendre les gens pour des buses.
A
l’impossibilité d’une telle fable, nulle exception. Y compris pour le présent
texte.
86
Penser
Chacun,
tout le temps, doit faire fonctionner son jugement.
S’abandonner
aux affirmations idolâtrées, impossibles à discuter, évitant ainsi
l’incommodité de penser par soi-même, c’est mourir psychiquement.
87
Jésus
Jésus
ne sauve pas les hommes de telle sorte que ceux-ci exploitent son abnégation
sans n’avoir rien à faire. Chaque humain doit fournir sa part. Personne, à part
vous, ne peut racheter vos fautes. Toutefois, le christ est, par son
exemplarité, une figure inspirante qui incarne une clé cardinale permettant de
sortir du précipice.
Des
hommes d’autres traditions religieuses ne le connaissent pas. Grâce à la
culture religieuse de leur communauté, ils trouvent aussi le moyen d’émerger du
précipice.
Personne,
où que ce soit, à quelque époque que ce soit, n’est abandonné par Dieu. On peut
Lui donner un nom différent, Le présenter sous un aspect étrange, cela ne
change rien à l’affaire.
88
Election
Aucun
groupe humain n’est habilité à se prétendre choisi par Dieu. Pas plus un peuple
que les membres d’une religion ou d’une secte.
Si
Dieu estimait supérieures certaines tribus, que faudrait-il penser des autres
humains? Serait-ce une bande d’individus sans valeur? Ou ayant moins de valeurs
que les préférés. Dans ce cas, appelons cela de son vrai nom:
racisme.
Pour
les imprudents qui osent s’attribuer cette supériorité divine, compte tenu de
l’ancestrale psychologie humaine: il s’agit d’une imbécilité fatale.
89
Retentissement
Les
humains intelligents, négligés par Dieu,
prennent cette ségrégation divine pour une baliverne,
à juste titre. Ils se contentent de hausser les épaules.
Mais
les esprits primitifs sont moins compréhensifs. Le supposé favoritisme
divin provoque des massacres réitérés. L’histoire en témoigne.
Que
serait Dieu s’Il avait des chouchous?
90
Castes
Le
système des castes, encore gravé dans de nombreuses cervelles orientales, dès
l’origine prévu pour asseoir définitivement l’ascendant des dominants,
perversion politique, s’oppose à la venue du temps nouveau. Ses tenants
invétérés seront châtiés. De l’ouvrage pour le diable.
Lucifer
laisse folâtrer cette infecte bête, dans les limites qu’il lui dicte. A des
moments: champ libre. A d’autres: muselière.
Ces
catégorisations d’arriérés ne font pas la valeur de l’homme. Dieu n’en tient
aucun compte.
Il
réserve même un sort inattendu et fâcheux aux orgueilleux qui se croient à
jamais placés dans une position avantageuse.
91
Infériorité
Aucune
grande religion n’est inférieure à une autre. Sauf quand les chefs de l’une
d’elles prônent la violence et deviennent des assassins.
92
Révélateur
Leur
folie meurtrière les pousse même à exterminer des croyants dans un bâtiment
religieux, durant le culte.
Seuls
les domestiques humains du diable, affublés d’un costume sacerdotal ou
badigeonnés de religiosité dépravée, recourent à ces abominations
contre-nature.
93
IVG
On
ne tue pas un homme formé pour préserver la vie en gestation.
Ces
fanatiques exécutant des médecins sont autant criminels que les assassins vomis
par le Vieux c… de la Montagne. Ils auront à répondre de leurs meurtres devant
le tribunal divin.
La
décision d’une IVG relève de la seule responsabilité du couple concerné.
Toute
personne extérieure, soutenant l’interdiction officielle de l’IVG, puisque que
cela ne la regarde pas, endosse les conséquences des interventions rendues
impossibles. Multipliées par la totalité des cas, l’addition
devient vite salée.
Il
arrive que l’IVG soit hautement nécessaire, compte tenu de certains facteurs.
L’empêchement ne fait alors qu’augmenter le prix à payer.
94
Blasphème
Impossible
de «blasphémer» Dieu, qui se trouve hors d’atteinte des gamineries.
En
réalité, celui qui s’estime offensé pense à lui avant Lui. De l’orgueil mal
placé. Orgueil démesuré, toujours méprisable.
Que
serait Dieu s’Il se souciait de telles peccadilles? Il n’y a que les
fétichistes et les idolâtres pour réagir de la sorte.
Rien
ni personne ne peut salir Dieu, excepté le religieux assassin qui prend,
s’arroge plutôt, Sa «défense» en tuant.
95
Fourmi
Imaginons
une fourmi capable de parler. Un homme passe près d’elle. L’insecte l’injurie.
Que devrait faire le promeneur? Trépigner de rage? Demander réparation devant
un juge? Assener des coups de marteau sur le sol, comme un hystérique? De tels
débordements seraient aussi puérils que risibles.
L’invective
de la fourmi ne mérite même pas un haussement d’épaule. Vétille. D’autant plus
si l’on songe que l’écart hiérarchique des consciences entre l’insecte et
l’humain est dérisoire comparé à celui séparant l’homme de Dieu.
Il
faut beaucoup douter de la grandeur divine pour penser qu’elle puisse être
entamée par une facétie d’amuseur ou un dénigrement d’invectiveur.
Dieu
n’a pas la susceptibilité morbide d’un tyran sanguinaire.
96
Abomination
Abomination
est de tuer en Son nom pour «blasphème».
Abomination
est de tuer en Son nom pour apostasie.
Abomination
est de tuer en Son nom à cause d’une religion différente.
Abomination
est de tuer en Son nom parce qu’un coreligionnaire reconnaît une filiation
différente.
Abomination
est de tuer en Son nom parce qu’on ne pratique pas la charia, prétendument
dictée telle quelle par Dieu.
Abomination
est de tuer en Son nom parce qu’on ne respecte pas une conviction définie par
l’autorité religieuse.
Abomination
est de tuer en Son nom pour une quelconque raison religieuse.
97
Changement
Jusqu’ici,
le diable pouvait mystifier les croyants niais avec sa cour de féaux revêtus
d’habits religieux.
L’heure
est venue d’un changement d’époque. Naissance d’une ère nouvelle.
Désormais, ça va barder pour les zélateurs de la
violence en Son nom. Les fatwas de mise à mort et l’exhortation au petit jihad
vont leur rentrer dans la gorge.
Quand Lucifer dit de pareilles
choses, il ne plaisante pas. Cela n’a
rien de promesses en l’air.
98
Coulisse
Lucifer
tient du régisseur, en coulisse, qui organise le spectacle conçu par un autre.
Son nom n’est pas destiné à figurer en gros sur les affiches.
Il
porte et apporte la lumière, mais ne se met pas en lumière.
99
Mater
Ayant
bénéficié de l’entière liberté d’agir, Lucifer se comporta comme toutes les
créatures auxquelles est accordé ce privilège, il en abusa. Dieu dut le mater.
100
Retenue
Aucun
temple pour Lucifer.
Aucun
culte ne doit le célébrer.
Aucun
chant de louanges pour lui.
Aucune
prière adressée à lui (sans effet).
Aucun
prêtre n’officie pour lui.
Aucun
apôtre ne prêche pour lui.
Aucun
prédicateur n’endoctrine pour lui.
Ne
pas prononcer son nom en public lui convient.
Tout
temple, culte, thuriféraire, existant ne dispose aucunement de son soutien.
101
Œuvre
S’ils
le veulent, les artistes peuvent faire figurer Lucifer, d’une manière allusive
ou non, dans leurs œuvres. Et même, autant qu’ils le veulent. L’air sympathique
aussi bien que terrifiant. Peu importe. Pour lui, cela revient au même. Sa
réputation l’indiffère.
Pas
moins que Dieu, Lucifer apprécie les productions artistiques créées par
l’humanité.
102
Art
Dieu
n’entrave aucune expression artistique, laïque comme religieuse, élitiste ou
populaire: musique, chant, danse, cinéma, théâtre, peinture, sculpture,
architecture, graphisme, design, poésie, littérature, bande dessinée…
103
Représentation
Dieu
n’interdit pas qu’on fasse Son image. D’autant moins qu’il s’agit d’une totale
impossibilité.
Comment
représenter matériellement la conscience, qu’elle soit d’ailleurs divine ou
humaine, laquelle se caractérise par une absence de poids, taille, couleur,
composition chimique, structure nucléaire, densité, masse, etc.?
Le
«Rien du tout», par conséquent, n’autorise aucune représentation fidèle à l’originale. Ce n’est cependant pas une raison pour interdire
un tel dessein.
Partant
d’une observation juste, les musulmans poussent le raisonnement jusqu’à
l’absurde.
Quand
un artiste montre Dieu, ce n’est pas Dieu que l’on voit, c’est le Dieu, par
exemple, de Michel-Ange ou le Dieu de Raphael. Selon leur imagination. Aucun
mal à cela.
104
Humour
Avec
la bonté, la disposition à l’entraide, la compréhension.., Dieu apprécie chez
l’homme: l’humour.
Il
goûte le rire, lorsqu’il s’accompagne d’une présence d’esprit.
Dieu
n’est pas un pisse-froid.
105
Sexe
Dieu
souscrit à l’évolution des mœurs que toutes les populations, en état de
progresser, expérimentent. Quitte à ce qu’elles endiguent ultérieurement
certains fourvoiements. Les erreurs font partie du processus didactique.
Aucune
«autorité morale» n’est habilitée à imposer une seule pratique sexuelle, celle
permettant de perpétuer l’espèce.
Aucune
«autorité morale» n’est habilitée à interdire l’homosexualité.
Les
enfants doivent être impérativement préservés.
Ne
rien imposer que l’autre refuse.
Ici
comme ailleurs: éviter les excès.
Femme
et homme sont égaux en droits.
Dieu
n’est pas un rigoriste pathologique.
106
Amour
Ne
pas confondre amour romantique et pulsions sexuelles.
Le
prince et la princesse charmants ont élu domicile dans les contes de fées, d’où
ils ne sortent jamais.
107
Attente
Des
hommes, Lucifer n’attend rien, sinon qu’ils n’outrepassent pas les règles de
Dieu et apprennent l’enseignement divin.
108
Initiation
En
Occident, l’enseignement ésotérique se fait, pour la majorité des chercheurs,
par l’entremise de différentes sociétés initiatiques. Leurs spécificités
répondent aux diverses mentalités. Chaque novice commence par mener son
investigation afin d’arrêter son choix.
109
Danger
Certains
groupes, inculquant des notions ésotériques, sont carrément dangereux. Avec
ceux-ci, au mieux, vous perdrez votre temps, votre argent. Au pire, votre
liberté, votre santé mentale, votre vie.
Si
le groupe, censé vous fournir un enseignement ésotérique, traîne une réputation
calamiteuse, fuyez.
Si
l’on vous demande une cotisation exorbitante, fuyez.
Si
l’on vous demande, pour une raison quelconque, beaucoup d’argent, fuyez.
Si
l’on vous demande de faire des confidences concernant votre vie privée, fuyez.
Si
l’entrée dans le groupe exige votre humiliation, fuyez.
Si
le chef est idolâtré, fuyez.
Si
le chef exige une obéissance aveugle, fuyez.
Si
le chef exige que l’on exauce tous ses souhaits, fuyez.
Si
le chef réclame des faveurs sexuelles, fuyez.
Si
l’enseignement proscrit l’art, la distraction, fuyez.
Si
l’enseignement interdit les plaisirs simples de la vie, fuyez.
S’il
est obligatoire de quitter la religion que vous pratiquez, fuyez.
Si
le groupe vous coupe de vos proches, de la collectivité des hommes, fuyez
Si
l’on vous promet des pouvoirs surnaturels,
fuyez.
Si
l’on vous propose de devenir un maître appelé à
dominer le monde et d’en tirer des profits, fuyez.
Si
l’on vous promet un enseignement terminé en quelques mois ou très peu d’années,
fuyez.
Si
le groupe se présente comme surpassant tous les autres, fuyez.
Si
l’enseignement est interdit aux personnes de sexe féminin, fuyez.
Si
l’enseignement contredit les faits historiques, la science, fuyez.
Si
l’on dit que votre entrée dans le groupe fait de vous un «élu», au-dessus des
simples mortels, fuyez.
Si
l’on associe la drogue à une pratique hermétique, afin d’accéder au royaume divin, fuyez.
Si
l’enseignement implique de semer la violence, fuyez.
Si
l’enseignement vous astreint au suicide, fuyez.
Si
l’on vous demande de rester cloîtré avec les membres du groupe, fuyez.
Si
le groupe s’appesantit sur une «fin du monde» imminente, nécessitant
d’abandonner ses possessions au chef et de participer à un suicide collectif,
fuyez.
110
Extraterrestres
Tant
que les extraterrestres demeurent invisibles, sans preuves indiscutables,
explicables par la science, leur existence, sur terre, s’identifie à celle du père
Noël.
111
Fantômes
Tant
que les fantômes demeurent invisibles au grand public, sans preuves
indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle
du père Noël.
112
Vampires
Tant
que les vampires demeurent invisibles au grand public, sans preuves
indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle
du père Noël.
113
Zombis
Tant
que les zombis demeurent invisibles au grand public, sans preuves
indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie à celle
du père Noël.
114
Génies
Tant
que les lutins, farfadets, kobolds, trolls, etc., demeurent invisibles au grand
public, sans preuves indiscutables, explicables par la science, leur existence s’identifie
à celle du père Noël.
115
Superstition
Tant
que les effets des superstitions demeurent improuvables par la science, leur
existence s’identifie à celle du père Noël.
Au
lieu d’exécuter des momeries propitiatoires, mieux vaut avoir un comportement
correct dans la vie. C’est plus efficace.
Les
combines irrationnelles ne favorisent ni n’entravent le destin.
116
Ancêtres
Tant
que les ancêtres décédés, munis de pouvoirs physiques
s’exerçant sur le monde des vivants, demeurent sans preuves indiscutables, explicables
par la science, leur existence s’identifie à celle du père Noël.
117
Animisme
Des
consciences collectives peuvent exister:
animales, végétales… Leur invocation est devenue inutile, aujourd’hui, où la
technique scientifique surpasse les antiques sources de savoir des primitifs.
Toutefois, certaines trouvailles des anciens méritent une investigation de nos
savants.
La
fréquentation respectueuse de ces consciences collectives, sans
intention d’en tirer un profit matériel, permet toutefois d’expérimenter
l’harmonie des différentes formes vitales qu’offre notre environnement naturel.
Libre
à chacun d’en faire l’étude superficielle, non dangereuse (sans stupéfiant ni
cérémonie sauvage), lors d’une pause dans un milieu bucolique: par la pensée.
118
Sorcellerie
Recourir
aux ressources ancestrales et pernicieuses du psychisme, avec des visées
malveillantes, intéressées, se paye toujours d’un choc en retour, tôt ou tard:
imparable. Ce contrechoc frappe autant le jeteur de sort que son client. Du
malheur ajouté aux malheurs pour ceux qui se risquent à puiser de la fange dans
le puits interdit.
119
Ame
Ni
le diable, ni personne d’autre, ne peut acheter l’âme d’un être humain. Pas
plus qu’on ne peut acheter la gravitation.
Lucifer
n’a pas besoin de s’emparer des âmes pour les instruire. L’homme reste toujours
libre d’acquérir ou non la connaissance. Liberté cautionnée
par Dieu.
120
Toujours
Certains
religieux affirment que Dieu peut tout. C’est faux. Dieu ne peut pas ne pas
être Dieu.
La
conscience, consciente d’elle-même, ne peut cesser d’être consciente
d’elle-même. Eternellement.
121
Patrimoine
Dès
la conscience de l’homme formée, celle-ci ne peut cesser d’exister.
Dieu
a introduit dans la conscience humaine une partie de son patrimoine génétique:
l’éternité.
Ce
n’est pas parce qu’une conscience, lors de la mort, devient indécelable aux
appareils scientifiques qu’elle disparaît.
Ne
pas confondre absence et néant.
122
Néant
Si
le néant existait, dans la signification ultime du concept, sa désignation
serait impossible. Nul ne pourrait même y penser. Introuvable. Même le vide
extrême des confins sidéraux est déjà quelque chose: de l’énergie.
Faire
figurer le néant dans une application informatique nécessiterait d’ajouter, au
moins, une ligne de code.
Dieu
n’a jamais écrit une ligne de code pour substantifier
la chose qui n’existe pas. Au demeurant, une contradiction insoutenable.
Le
néant ne se trouve nulle part. Il n’existe que la conscience et l’énergie. Rien
d’autre.
Alors
l’athée qui compte se réfugier dans le néant après sa mort, où ira-t-il
s’enterrer?
123
Preuve
Il
n’existe pas de preuve matérielle que Dieu existe. Il existe des preuves
matérielles que notre monde existe. Sans cause explicative,
notre monde n’existerait pas. Qu’en déduire?
Preuve
par l’absence de preuve. Il ne peut pas ne pas y avoir une cause sans cause
expliquant la formation de l’univers.
124
Maître
Un
maître est censé tout savoir sur tout.
Personne,
sur terre, à toutes les époques, ne sait tout sur tout.
Gardez-vous
des gens qui ont une bonne réponse à tout. Groupes religieux
et politiques y compris. Ou, gobe-mouches, vous allez y perdre des plumes.
125
Interprétation
Toutes
les religions devront présenter, d’une façon renouvelée, certains points de
doctrine d’apparence puérile, au moyen d’interprétations judicieuses.
Ces
fabulations émanaient d’autorités confessionnelles qui jugeaient les
populations d’autrefois incapables de comprendre, sans narrations inouïs, les
profondes vérités spirituelles.
Les
religions qui négligeraient ce dépoussiérage intellectuel verront leurs temples
désertés par les prochaines générations bien instruites.
126
Adamique
Exemple.
Dans la Genèse, on trouve le mythe réunissant: Adam, Eve, un serpent et une
pomme. Tout y est faux et tout y est vrai. Vrai à ceci près: Adam n’est pas le
premier homme, Eve n’est pas une femme, le serpent n’est pas un serpent et la
pomme n’est pas une pomme.
Pourtant,
aucune raison de changer le moindre mot biblique.
Chaque
homme doit commencer par expérimenter le mal («pomme»).
Dans
cette affaire, on ne peut rien reprocher à Dieu, Il savait que l’homme
tomberait dans le piège du «serpent».
Au
fil des incarnations, l’homme doit s’orienter vers le bien. Le mal qu’il a
commis personnellement au cours de ses incarnations prend la forme d’un «dette»
qu’il faut «rembourser» en «peines». Le nouveau-né, quand il vient au monde,
«oublie ses» crimes passés, mais la dette n’est pas effacée. Nos religions
appellent cela le «péché originel» (sans forcément comprendre sa véritable
signification).
Chacun
a sa «dette». Personne ne «paye» pour quelqu’un d’autre.
Le
mal est la clé fournissant leur liberté aux hommes.
L’homme
ne doit plus faire le mal, c’est le jeu divin.
127
Réponse
Autre
passage religieux à ne surtout pas croire tel quel.
Dieu
exige qu’Abraham tue son fils. Un être sensé Lui répondrait: Plutôt crever! Vade retro satanas! Et il aurait réagi
sainement. Celui qui se soumettrait à une telle ignominie serait un monstre. Et
Dieu aussi.
Essayons
maintenant de comprendre le sens profond du récit. Dans cette affaire, Dieu est
censé demander le sacrifice d’une chose à laquelle l’homme tient le plus.
S’adressant aux esprits frustes de l’époque, les mythographes imaginèrent une
fable atroce: tuer son propre fils. Notons qu’il n’est pas réclamé la mort
d’une fille (trop «peu» de valeur, inférieure à quelques chamelles pleines).
En
réalité, Dieu demande à l’homme de sacrifier son ego. Ego égoïste, égotiste et
violent.
Dans
ce cas, l’homme désirant progresser doit répondre: j’accepte!
Moralité:
à l’issue du sacrifice de son ego, l’homme ne perd pas sa personnalité. Au
contraire, son esprit acquiert des ressources insoupçonnées.
D’autres
lectures peuvent être faites de cette parabole. Concernant des personnes
avancées sur la voie initiatique, celles-ci sont capables d’effectuer seules le
déchiffrement.
128
Comptabilité
La
conscience humaine, inaccessible, enregistre, d’une façon
automatique, chacune des actions, accomplie, ou non, par l’ego. Certains comportements
sont estimés bons et valent des points positifs
à l’ego. Les mauvais lui valent des points négatifs.
Relativement
à leur évaluation en temps réel, la conscience inaccessible oriente l’individu, selon les possibilités du
moment, dans une direction donnée.
Parfois,
pour de bonnes raisons, elle le pousse à commettre des
actes répréhensibles (auquel l’ego peut toujours résister). Si l’ego cède, il
devra en subir les séquelles longtemps.
Il
s’agit d’une affaire entre la conscience inaccessible de l’individu
et son ego.
129
Avantages
Certains
humains paraissent avantagés par le destin. Ils ne sont pas parfaits pour
autant. Nul ne détient le pompon de la perfection sur terre. Ils reçoivent,
d’une manière ou d’une autre, tôt ou tard, des leçons amères inculquées par le fatum.
La
richesse, le succès, recèlent toujours des chausse-trapes dans lesquelles tous
tombent, plus ou moins lourdement.
130
Porte
Que
la conscience inaccessible pousse délibérément l’ego
à l’erreur ne transforme pas celle-ci en démon pour autant.
Elle se borne à ouvrir certaines portes aux démons. De telles issues se ferment
quand l’ego a compris la leçon.
Une
fois ces frontières psychiques ouvertes, l’individu
subit les conséquences de dépravations criminelles qui causent sa perte. Ce
défaut de protection du mental rend aussi vulnérable aux égarements
psychiatriques.
A
tout moment, l’ego peut se reprendre, corriger son comportement. Sa conscience inaccessible est alors autorisée à refermer les portes de l’enfer.
131
Accélération
L’incitation
de la conscience inaccessible à faire passer l’ego par
une expérience traumatisante, longtemps préjudiciable pour lui, ne découle pas
toujours d’une intention rééducatrice suivant des mauvais comportements
récents. Elle peut constituer l’opportunité d’accélérer l’évolution d’un esprit
capable de surmonter l’adversité.
132
Prière
Sa
vie durant, chaque homme bénéficie d’une provision
renouvelable d’opportunités susceptibles d’améliorer son sort ou celui d’êtres
chers. Ces coups de pouce du destin proviennent des prières.
Cette
somme personnelle d’aides providentielles
dépend du comportement de la personne qui prie. Une conduite correcte accroît
sa solvabilité.
L’auteur
de dégueulasseries vide son compte en un clin
d’œil. Le retour de l’actif prend ensuite
un temps important.
Dieu
reçoit toutes les prières.
133
Naturel
Les
prières ne bouleversent pas l’ordre d’un monde que Dieu veut le plus
indépendant possible de Lui.
Pour
l’homme, les événements découlent de causes psychiques et physiques (cerveau,
main ou nature).
Les
contingences sont comme des feuilles sensibles au moindre souffle de vent, sans
que l’arbre ne se déplace. Les oiseaux tiennent compte du mouvement des
branches.
Si
l’action a une causalité modifiée par un mental éloigné importe peu. Dès lors
que les prières s’harmonisent avec le canevas divin, parfaitement malléable.
134
Mariage
Nous
le savons, le «mariage» de l’humain fervent est impossible avec Dieu. A
supposer qu’une telle union puisse L’intéresser. Le Un cessant aussitôt de
l’être.
Les
«rayons solaires» et «lunaires» émettent des radiations
non conciliables. Le rayonnement de Dieu a
une puissance illimitée qui consumerait en un
instant la conscience humaine.
«Mariage»
tout autant irréalisable avec Lucifer. Pas d’avantage intéressé. Son rayonnement, similaire à celui de Dieu, d’une puissance
démesurée, consumerait aussi vite la conscience humaine.
135
Accouplement
Laissons
à part l’accouplement avec le diable, appartenant à la zoophilie mentale, qui
relève du traitement psychiatrique.
136
Fiançailles
Tout
humain a un (une) fiancé qui l’attend au-delà de la mort. Cet être non
terrestre, unique, a une affinité indissoluble avec son
cavalier (sa cavalière). Elle lui fut prédestiné(e) dès l’origine.
Le
séducteur (la séductrice), qui collectionne ses conquêtes, sur terre, ne fait
que la (le) rechercher à travers sa quête perpétuelle, jamais satisfaite.
De
cette personne réservée à une seule autre, et réciproquement, on peut dire
ceci. Celle, celui qui la trouve ne voit plus que lui (elle), Tout lui plait en
lui (elle). Les autres hommes (femmes) ne peuvent désormais rivaliser. En
comparaison, ils sont sans éclat. Ils ne suscitent même plus aucune attirance
physique.
Entre
les membres de ce couple béni par les forces divines, l’attraction jamais ne
décroît, l’éternité durant.
137
Escroquerie
Pour
meubler l’éternité, la personne chassant assidûment d’innombrables partenaires
sexuels, aurait besoin, non pas d’une septantaine d’houris (promesse d’escrocs
religieux pingres), mais de galaxies entières peuplées d’êtres en rut, serrés
comme des sardines.
138
Tricherie
«Brûler
les étapes» pour rejoindre l’être prédestiné dans l’au-delà, en mettant fin à
ses jours, est un mauvais calcul. Le suicidé ne la (le) verra même pas. Il ne
fera que prolonger son chemin de souffrance.
139
Demi-dieu
D’une
certaine manière, on pourrait appeler chacun des êtres éternels situés dans
l’au-delà, fiancé(e) de chaque humain: demi-dieu.
De
telles consciences sont plus proches de Dieu que les humains. Cependant, comme
ces derniers, leur rayonnement ne
peuvent regagner l’émanation divine.
Nulle
créature de Dieu n’est privée d’une entière liberté à Son égard. Tout demi-dieu peut commettre des fautes, lesquelles nécessitent
ensuite une interminable expiation.
140
Rencontre
Ces
demi-dieux n’ont pas forcément des points
communs avec les personnages de la mythologie grecque. Pires ou meilleurs,
allez savoir!
Des
demi-dieux viennent-ils s’incarner sur terre?
Certains humains rencontrent-ils, sur terre, leur fiancé(e) de l’au-delà? De
tels cas seraient-ils nombreux?
A
chacun d’entreprendre ses propres recherches.
Dieu
ne promeut pas la connaissance mâchée de toutes les destinées.
141
Adoubement
Comme
pour un adoubement, l’humain ne rejoint sa princesse, son prince,
de l’au-delà qu’après être libéré. Cette personne devient
chevalier ou chevalière.
Les
2 promis doivent avoir dépassé le point de non-retour sur la voie qui va du mal
au bien. Leur chemin respectif, semé d’afflictions, afin de racheter les fautes
passées, doit être intégralement achevé.
142
Union
Chaque
demi-dieu compose un tout
avec son partenaire humain. Une fois réunis, les amants célestes
forment un couple de danseurs éternels. Aucun geste discordant ne perturbe le
mouvement d’ensemble.
Union
ne signifie pas fusion. Laquelle causerait la dissolution de chaque conscience
singulière en un magma psychique ayant peu d’intérêt. Outre que cet assemblage jouirait d’une trop grande puissance. D’antiques récits
mythiques parlent d’êtres féroces et destructeurs, à la force démesurée,
causant d’effroyables catastrophes, qu’il fallut sectionner.
Toujours,
partout, une puissance excessive se transforme vite en ennemie de la sagesse.
Dans
un couple, l’altérité autorise une infinité de situations inattendues et
captivantes. Les dieux en sont friands.
143
Libération
Cet
envoûtement indéfectible n’a rien d’une prison sentimentale. Il est au
contraire l’expression de la plus grande liberté que puisse connaître l’âme
comblée, à jamais préservée d’externes convoitises: puériles.
Difficile
à comprendre pour la personne qui accumule, d’une façon compulsive, les
conquêtes d’êtres différents. Elle devrait savoir que les membres du couple céleste, par plaisir, interprètent un nombre inimaginable de
personnages amusants, à la perfection.
L’immaturité
charnelle, sentimentale, cesse un jour.
144
Imparfait
L’alliance
amoureuse, sur terre, unit, sans exception, une personne imparfaite avec une
autre personne imparfaite. Celle qui attend de son amour personnifié, tout le
temps, des dispositions idéales est invariablement déçue. Elle fait preuve
d’enfantillage.
Se
séparer d’un(e) partenaire de longue date, c’est bazarder le disque dur rassemblant d’innombrables souvenirs communs.
Quelques passagers attraits juvéniles ne remplacent pas une mémoire amputée.
Une
conscience terrestre en bonne forme est fondée sur sa profusion de souvenirs
qu’on peut évoquer ensemble. Les retranchements la racornissent.
Epater
la galerie coûte cher au psychisme.
145
Famille
Au-delà
de la mort, les personnes qui ont eu une relation amoureuse ou amicale
éprouvent un immense plaisir à se retrouver. Rien ne s’y oppose. Elles forment
une sorte de famille d’esprits. Tels des aimants,
les êtres ayant beaucoup de points communs s’attirent automatiquement.
146
Dérèglements
Arrivant
dans l’au-delà, appelé à tort «paradis», l’individu qui présente un ou
plusieurs «bugs» ne change pas. L’égoïste continue à ne se soucier que de lui.
L’hypocrite continue à feindre. L’ignorant continue à refuser d’apprendre. Le
menteur continue à mentir. Le tricheur continue à tricher. L’arriviste continue
à rabaisser les autres. Le voleur continue à voler. L’avare continue à
entasser. Le criminel continue à tuer. Le pervers
continue à faire souffrir les autres. Etc.
147
Niveaux
Entre
deux incarnations, les esprits, suivant leur degré d’évolution, se répartissent
sur des aires de différents niveaux.
Les hommes libérés participent à l’orientation
des êtres en devenir. De concert avec l’humain astreint au retour, quand
celui-ci a suffisamment progressé.
148
Animaux
Une
certaine parenté rapproche les animaux des hommes. Comme ces derniers, ils
évoluent, à leur rythme. De même qu’eux, ils peuplent le paradis,
entre deux retours sur terre.
149
Education
Les
punitions douloureuses qui s’exercent sur
l’ego fautif, passant par la conscience inaccessible, n’ont
rien de vengeresses. Nul courroux
n’anime Dieu. Ces souffrances permettent juste d’orienter le coupable vers un
comportement rendant plaisante la coexistence dans une société civilisée,
présente et future.
S’agissant
d’élèves peu formés, enseigner sans punir, c’est
ne pas enseigner.
Si
l’individu reste réfractaire aux avertissements de son destin, d’autres
tourments l’affligeront, tôt ou tard. Jusqu’à ce que l’asocial cède. Le temps illimité de la destinée fournit un grand nombre d’occasions propices.
Dans
le dessein divin, l’être n’a pas pour vocation de persécuter d’autres êtres.
150
Heureux
Très
tôt, l’individu sur la voie du salut libérateur doit comprendre qu’une des
missions prioritaires de l’homme consiste à découvrir, par lui-même, comment
être heureux, le plus souvent possible. Quoi qu’il arrive.
En
vue d’éprouver de la joie, tous les moyens sont bons, hormis martyriser
d’autres êtres.
Le
bonheur d’un individu environné de gens malheureux repose sur du sable.
L’égoïste se berce d’illusions.
Le
bonheur n’exige pas une surabondance de biens matériels.
151
Richesse
Les
soucis d’argent gâchent le bonheur.
Celui
qui dispose de moyens suffisants pour vivre n’a pas de «soucis d’argent». Il
peut accéder au bonheur.
Le
riche, obnubilé par ses spéculations risquées, a des «soucis d’argent». Le
bonheur lui échappe.
152
Excès
La
répétition excessive des choses appréciées rendent celles-ci de moins en moins
attrayantes.
153
Savoir
Ici-bas,
celui qui ne sait pas être heureux malgré l’adversité, dans l’au-delà, sortira
vite du «paradis», forcé de revenir sur terre.
L’obligation
de découvrir le moyen d’être, ici-bas, autant heureux que possible, s’applique
aussi aux riches.
154
Estompage
Vivre
l’éternité avec le poids sur sa conscience de crimes impardonnés ne transforme
cependant pas l’existence en enfer. Le temps estompe les noirs souvenirs.
Ceux-ci restent enfouis dans un coin discret de la mémoire, presque
imperceptibles.
155
Acceptation
Après
une période paraissant interminable, grâce au voisinage divin, l’homme libéré parvient même à se pardonner ses propres fautes, ou
peu s’en faut, alors que cette éventualité paraissait tellement hors de portée
qu’elle n’était jamais sollicitée.
156
Bonheur
Durant
l’éternité, l’homme libéré ne connaîtra
jamais un bonheur absolu puisque le souvenir, infime, de ses crimes passés
persiste à jamais. Il ne pourra être heureux, en permanence, qu’à 99,99 %.
Toutefois,
être heureux, sans discontinuer, à 99,99 % surpasse, et de loin, tous les
états extatiques des béats.
157
Besoin
Certains
abrutis ont besoin d’exceptionnel pour être heureux: jardin édénique tiré au
cordeau, rivière de miel (quelle drôle idée!), plusieurs dizaines d’habitantes
du gynécée pourvues d’un remplacement des rustines automatique, etc. Pour eux,
c’est perdu d’avance. Avant même un million d’années, la folie les aurait
terrassé.
158
Accroissement
En
dépit d’un train de vie modeste, celui qui sut être heureux ici-bas, sans
cesse, obtient, dans l’au-delà, par-dessus le marché, d’innombrables cadeaux
divins. Des offres inimaginables. L’inattendu est toujours favorisé, toujours
renouvelé.
Dieu
ne mégote jamais.
159
Junkie
Etre
heureux en permanence n’implique pas de se shooter à l’extase spirituelle, sans
dégriser. Dieu souhaite qu’on ait les yeux en face des trous.
Entre
les longs moments de délassement, il faut parfois boulonner
dans l’au-delà. Chaque travail y est cependant
toujours passionnant.
L’espace paradisiaque n’accueille pas les
feignants.
160
Drogue
Etre
heureux par soi-même, le plus souvent possible, n’a rien d’aisé. On doit éviter
d’agir n’importe comment. Est exclue l’aide des drogues. Dieu n’admet pas la triche,
en outre délétère. L’usage des substances toxiques ouvre les portes de l’enfer. L’enfer personnel parfois déborde, se communiquant à d’autres
personnes.
La
consommation des stupéfiants altère les capacités mentales. Elle mène souvent à
la délinquance, la prostitution, le crime, le suicide.
161
Impasse
Si
les portes de l’enfer ne sont pas refermées avant
la mort, elles restent ouvertes dans l’au-delà. La sanction
mentale s’y exerce alors avec autant de sévérité. Suicide déconseillé. Il ne
fait qu’empirer les choses.
162
Idiot
Affirmation
la plus idiote au monde: j’arrête quand je veux!
163
Toxicomanie
Depuis
des lustres d’action stérile, les pouvoirs publics ne parviennent même pas à
enrayer la progression toxicomaniaque.
Attendre
un renoncement de la part des drogués, seulement parce qu’on augmente toujours
plus les moyens judiciaires, est faire preuve d’une candeur d’impubère.
Partout, les échecs se succèdent. Les membres de l’élite
se droguent autant que le peuple, sinon davantage. Si la chasse aux trafiquants
était efficace, cela se serait.
164
Pire
La
quantité astronomique d’argent résultant du trafic a des conséquences pires que
les ravages sanitaires. Ce fric maléfique entraîne une corruption qui pourrit
la tête, puis le corps entier de l’Etat.
165
Stupéfiant
Ceux
qui soutiennent la pérennisation de l’interdit s’engraissent grâce à cette
aberration politique. Les nigauds répètent doctement l’absurdité.
Et
n’oublions pas les innombrables emplois assurés dans divers secteurs: douane, police,
justice, administration carcérale, etc.
Un
homme d’église a dit: ils bouffent dans la gamelle.
Mais, chut! Les responsables ne le diront jamais.
166
Prohibition
Abolir
la prohibition des drogues ruine les trafiquants et assainit l’Etat. Les Occidentaux
autorisent déjà l’alcool (drogue aujourd’hui légale). Permission plus
intelligente qu’une prohibition impossible à faire appliquer.
Parallèlement,
il faut lutter avec efficacité contre l’usage des drogues en recourant aux
mesures innovantes du SYADE.
Dieu
n’est pas un puritain psychorigide. Il sait que les hommes, au cours de leur
évolution sur terre, ne peuvent tous se conduire immédiatement comme des
ascètes. Encore que l’outrance comportementale de ces derniers ne soit pas un
modèle.
167
Fabulation
Le
paradis, décrit par maintes religions, se résume à une satisfaction égoïste de
ses moindres caprices. Un club de vacances gratos. Durant l’éternité. Tout ça
pour ça?
Aucun
psychisme ne résisterait longtemps à l’écoulement inexorable d’un temps infini,
sans rien foutre. Même avec sa petite pelle et son joli seau, sur la plage.
Même en priant Dieu à chaque instant, bien qu’Il ne demande rien de tel. Même
en besognant à tout moment son cheptel de femelles, le «malheureux» deviendrait
vite cinoque.
Considérons
donc ces paradis de carte postale comme des idées saugrenues, destinés à un
public infantilisé.
168
Succédané
Certains
zozos pas très catholiques utilisent la drogue pour abuser des égarés. Ils
persuadent ces andouilles d’aller exploser au milieu d’innocents afin de faire
plaisir à Dieu. Quelle arnaque de m…! C’est prendre Dieu pour un c… et Le
transformer en vicelard éhonté.
Apogée
de la truanderie. Ces escrocs criminels à plumage religieux accompagnent les
shoots d’une mise en scène, censée préfigurer l’éden, agrémentée de putes
expérimentées. Leurs roueries.
Dieu
n’honore pas le suicide intéressé des martyres. Que dalle! Et des
revendications du niquedouille venant réclamer son dû, Lucifer s’en torche le c… La rétribution qu’il lui
réserve est fort déplaisante.
169
Paradis
L’au-delà
qui attend les hommes libérés est bien
préférable aux sornettes des fabulateurs. Qu’est-il, au juste?
Détailler
un domaine inconnaissable, sur terre, par l’ensemble des gens revient à blouser
les gogos. Si vous n’avez aucun moyen de vérifier l’exactitude des discours
d’un mythomane, il est hasardeux d’en tenir compte.
Les
suppositions touchant un tel sujet appartiennent au romancier, à l’auteur de
scénarios, attendu que personne ne se sent obligé d’y croire.
170
Pouvoir
Dans
l’au-delà, l’homme libéré détient un
pouvoir modeste.
Les
pouvoirs de sa (son) fiancé(e) céleste, au contraire, sont gigantesques. Ils
n’agissent toutefois que dans le royaume du demi-dieu ou de la demi-déesse.
Au
dehors, la plupart de ces pouvoirs prodigieux perdent leur efficacité. Ils
restent néanmoins supérieurs à celui de l’humain.
En
bridant la puissance des êtres de l’au-delà, Dieu les protège d’eux-mêmes.
171
Créateur
Soutenir
l’inexistence d’une volonté créatrice du
monde rend cette création incompréhensible. Remplacer Dieu par un néant créateur est aussi absurde qu’accepter la thèse des
générations spontanées.
Même
le plus ignare en informatique sait que les logiciels nécessitent, bien qu’invisibles, d’innombrables lignes de code pour fonctionner.
Cette programmation requiert une intention et de l’intelligence. Rien ne naît
de rien.
172
Enfer
Le
paradis sirupeux destiné aux croyants crédules
n’a pas plus de réalité matérielle que l’antre du diable dépeint par des
cerveaux enfiévrés. Ce lieu de supplices spectaculaires pour films gore siège
dans la tête des hommes. Nulle part ailleurs.
En
revanche, un enfer concret existe. Il se trouve sur terre. Quelques exemples:
misère extrême, déshumanisation guerrière, torture, crimes de pervers,
harcèlements incessants, brutalités domestiques, dépression grave, manque du
drogué, hallucinations abrutissantes, douleurs impossibles à supprimer…
Face
à de pareils enfers, celui du descripteur religieux n’impressionne guère les
victimes énumérées.
173
Peine
L’ensemble
des tourments touchant le passage du trépas,
mentionnés d’une façon métaphorique par d’antiques croyances, ne concernent que
l’homme ayant les portes de l’enfer largement
ouvertes avant sa mort.
174
Prolongation
Après
son passage d’angoisse, celle-ci continue dans
l’au-delà pour l’homme ayant les portes
de l’enfer largement ouvertes.
175
Justice
Qu’un
coupable subisse ou non les sanctions de la justice des hommes importe peu. Le châtiment du ciel tient compte des peines exécutées sur
terre. Elles sont défalquées de sa dette globale.
176
Repris
Certains
êtres très mauvais pourraient trouver malins de s’incruster au fond du précipice où stagne un mal insondable. Sauf que personne n’y
peut rester durablement. Dieu n’abandonne aucune créature.
Lucifer,
laissant la bride sur le cou à ses larbins sulfureux, se charge d’éjecter
l’infect énergumène du cloaque mental qui l’attise. Poussé, traîné, roulé,
boxé, tiré par la tignasse, les oreilles, les trous de nez, même un furoncle, à
coups de pieds au c… Imaginez le pire, et c’est pire encore.
Lucifer
est patient. Il ne compte pas les incarnations. Les coups portés sur la peau
épaisse du rhinocéros n’ont pas d’effet, par contre, sur celle de la gazelle…
Vie de m… après vie de m…, le coupable en ch… comme un damné. Impossible de se
planquer. Impossible de souffler. Ce traitement inhumain rend les hommes
déshumanisés plus humains.
Alors,
un jour, l’être immonde cède. Il change, peu à peu. Il s’améliore, à petites
doses. Il évolue. Il comprend certaines choses qui autrefois lui étaient
impénétrables. Il accède à la spiritualité. Il aide les autres. Il répand la
bonté. Ses peines s’atténuent. Vient enfin l’ultime étape
sur terre, sans privilèges.
Tous
les hommes libérés passèrent par là.
Dieu
l’a prévu ainsi dès l’origine.
177
Avenir
Même
Dieu ne connaît pas l’avenir des hommes. Pour comprendre cette question,
prenons l’exemple d’un romancier. Cet auteur établit le plan de son histoire.
Il envisage, en gros, une succession de péripéties, avec différents
personnages.
Supposons
qu’en cours d’écriture, par magie, il puisse lire les chapitres pas encore
rédigés. Si l’écrivain se contentait alors de placer la vaticination
dans son manuscrit, il commettrait une grossière erreur. Car ce futur prédit
serait conforme, d’une façon logique, au temps «t» de l’écriture inachevée.
Sans tenir compte des corrections ultérieures qui surviennent toujours durant
l’élaboration créative. Ici, un personnage, prévu pour rester jusqu’au bout,
disparaît le paragraphe suivant. Là, un autre, inattendu, change le cours du
récit…
Dieu
n’examine pas l’excipit avant d’avoir lu toutes les pages du roman.
Présager
le futur, c’est arrêter une réalité qui n’aura pas forcément lieu.
Dieu
sait cela, sans être le seul.
178
Délivrance
Un
homme libéré est un homme qui ne fait plus le mal.
Ne plus faire le mal, c’est savoir vivre en bonne entente, définitivement, avec
les autres. Tous les êtres.
Face
aux êtres dangereux, l’homme libéré s’arrange pour
entraver leur dangerosité de la meilleure façon possible.
179
Bienveillance
Savoir
vivre définitivement en bonne entente avec tous les autres êtres nécessite un
minimum de savoir. Autrement dit: la connaissance des souhaits de Dieu.
180
Absolu
Dieu
est «complet»: ni masculin, ni féminin. Ou à la fois masculin et féminin.
Certaines
créatures furent créées comme Lui. D’antiques récits mythiques parlent d’êtres
féroces et destructeurs, à la force démesurée, causant d’effroyables
catastrophes, qu’il fallut sectionner.
De
ces créatures sortirent chaque humain avec son «complément» demi-dieu ou demi-déesse. Tous
sexués.
181
Deux
Le
Un ne peut qu’être un.
Quand
plusieurs uns coexistent, ils ne savent que s’affronter.
Les
uns ne sont pas faits pour vivre à plusieurs.
Le
Un le compris, c’est pourquoi Il transforma les uns en deux.
182
Partage
L’humain
détiendra toujours une énergie quasi-animale qui l’incite à toujours agir.
Le
demi-dieu ou la demi-déesse,
détenant d’immenses pouvoirs (sur un périmètre donné), est peu enclin à l’action.
Ils
se complètent parfaitement.
183
Entente
L’entente parfaite de l’humain avec sa «partie» demi-dieu
ou demi-déesse ne s’établit pas d’emblée. Elle
nécessite que chaque «partie» atteigne le niveau d’évolution conforme au bien.
Pour mieux saisir le caractère indispensable d’une
telle concordance, imaginons un individu qui accumula durant sa jeunesse
beaucoup de «bêtises», puis, l’âge venu, s’assagi. Maintenant, supposons
qu’aujourd’hui l’homme en question puisse rencontrer physiquement sa propre
personne du temps passé. Sans doute, ne supporterait-il pas longtemps la
compagnie de cette personnalité immature d’hier.
184
Asymétrie
Les
2 parties de chaque «un» (humain avec demi-dieu ou déesse), que l’Un détermina, doivent être asymétriques. Sans
cela, ces parties auraient une puissance égale qui se contrarieraient.
Repoussement comparable à celui des mêmes pôles d’un aimant coupé.
Chaque
«partie» renferme quelque chose que l’autre n’a pas, provoquant une
fascination, une attraction mutuelle. La «partie» qui possède d’immenses
pouvoirs protège l’autre du moindre danger, elle engendre des prodiges… Celle dépourvue de tels pouvoirs accepte la
situation avec humilité, pareille à une statue de terre animée, éduquée, par un
sculpteur, une sculptrice divine. Sa vulnérabilité, sa plasticité, ses
engouements, ses émerveillements, sa recherche de nouveautés.., forment des
atouts qui charment à jamais son thaumaturge attitré.
185
Jonction
Dans
l’au-delà, les jonctions amoureuses (sexuelles) entre humain et demi-dieu ou déesse, bien sûr
possibles, tout à fait autorisées, autant désirées par l’homme désinhibé que
par son thaumaturge complémentaire, produisent des embrasements sensuels
incomparables, enchanteurs, prodigieux, débordant d’infinis… Ces embrasements,
pénétrés d’exultations extrêmes grâce à des facultés divines sui generis éternellement
renouvelables, ne se produisent jamais entre un demi-dieu, déesse et un
humain non attitré. Pas davantage entre les demi-dieux ou déesses. Ils couronnent un sentiment d’amour réciproque,
incoercible, inaltérable, pour l’éternité, que partagent les 2 parties du «un»
désormais retrouvées.
186
Temporalité
Il
n’existe pas un temps commun à tous, partout. Le temps dans un gratte-ciel
diffère en haut et en bas. Chaque satellite a son temps propre, raison pour
laquelle il faut continuellement les synchroniser.
L’image
du miroir montre toujours le passé puisque la lumière doit parcourir l’espace
entre le sujet et l’œil. Distance non nulle.
Ces
différences de temps sont infinitésimales, mais pas toujours. Une seconde pour
voir la lune. Huit minutes pour voir le soleil. Sans parler de l’aberration
temporelle d’une nuit étoilée, sachant que certains astres, pourtant visibles
aujourd’hui, n’existent plus depuis longtemps et d’autres, à présent lumineux,
apparaîtront au cours d’un avenir lointain.
Toute
durée vécue par les humains est formée d’une succession de temps «figés», «incomplets»,
minuscules. Ce phénomène ressemble aux images photographiques d’une pellicule
cinématographique. «Faux temps» devenant effectif seulement si un laps de temps
nouveau remplace le précédant. Puisé dans un futur aléatoire, chaque présent
devient aussitôt passé, impossible à changer. Temps trompeur, à l’image d’une
matière dure essentiellement faite du vide des atomes.
L’ensemble
des temps fractionnés donne une «compression» temporelle spécifique à
l’intérieure de laquelle rien ne dépasse la vitesse du photon.
Le
temps segmenté des humains provient du temps véritable et divin, non morcelé.
187
Temps
Chez
Dieu, le temps est «unique». Supposons qu’Il observe Sa «nuit étoilée». Auquel
cas, tous les astres sont synchrones grâce à l’«immédiateté des phénomènes
lumineux». Sa «vitesse de la lumière» n’a aucune limite. Immédiats aussi sont
Ses déplacements, telle la pensée.
Durant
ce «temps unique», pas une chose ne préexiste à une autre. Si une chose
apparaît: elle a toujours existé. Si une chose disparaît: elle n’a jamais
existé. Alors, rien en «mémoire»? Rien! Dieu n’a aucune raison de conserver le
souvenir d’une chose sans intérêt pour Lui.
Il
n’y a pas d’avant et il n’y a pas d’après. C’est maintenant, toujours
maintenant.
Ses
actions «consécutives» se déroulent sans se «suivre».
188
Temporel
Seul
la Conscience Initiale connait le temps «suprême», où tout est instantané, avec
une vitesse de la lumière illimitée.
Dans
l’au-delà, les êtres très évolués connaissent un temps plus «rapide» que le
nôtre, où cependant la vitesse de la lumière reste limitée, bien que «presque
instantanée» sur des distances démesurées. A titre d’exemple: traverser une
galaxie d’un bord à l’autre nécessitera une courte durée.
Le
temps «suprême» est propre à la C.I. Rien ni personne ne peut troubler le «pré
carré» de Son «espace».
Les
contacts spirituels, épisodiques, avec Elle n’impliquent aucune «immixtion
tangible», laquelle serait impossible à cause de la puissance dissemblable des
êtres créés.
189
Infini
L’espace
est infini. Le nombre des mondes est infini. Le nombre des civilisations est
infini…
190
Eternel
La
vie est une aventure sans fin.
N’ayant
pas vraiment la fibre «religieuse», je considère mes «révélations» pareilles à
l’inspiration d’un écrivain. Inspiration sans laquelle l’artiste se croise les
bras. La «nature de Dieu», qui depuis longtemps m’intéresse, doit être
vraisemblable, logique, empreinte de bon sens et d’humanité.
Mes
propositions ne sont pas des dogmes. Il s’agit d’explications métaphysiques qui
permettent d’éclairer les grandes questions que se posent les mortels. A chacun
d’en tirer ses propres conclusions.